publié le 08 octobre 2015

UNE NOUVELLE EUROPE...

La constitution de l’Europe est dans son principe une bonne initiative. Sa mise en œuvre par les dirigeants politique peut faire l’objet de critiques majeures. Les citoyens pourraient légitimement penser qu’un certain laxisme, ou l’absence d’un comportement prudentiel, a prévalu lors des différents traités et conventions. Parmi les plus forts, le traité originel de Maastricht signé en 1992, constitue la fondation de l'UE qui repose sur trois piliers : les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité commune et la coopération policière et judiciaire en matière pénale. Les Européens fixent des critères de convergence conditionnant pour chaque État membre la possibilité d’intégrer l’union monétaire et notamment un déficit budgétaire doit être inférieur à 3 % du PIB, un endettement public inférieur à 60 % du PIB. La convention de Schengen signée en 1985 par cinq pays, a été suivie du traité d’Amsterdam en 1997 puis du traité de Lisbonne signé en 2007. Ce dernier modifie les règles juridiques concernant l'espace Schengen, en renforçant la notion d'un « espace de liberté, de sécurité et de justice ». Celui-ci fait intervenir davantage de coopération policière et judiciaire, et vise à une mise en commun des politiques de visas, d'asile et d'immigration, notamment par le remplacement de la méthode intergouvernementale par la méthode communautaire. L’espace Européen a été ouvert à la libre circulation des biens et des personnes, organisé sans aucune garantie d’harmonisation des politiques sociales, fiscales et économiques. Il était prévisible que cette organisation laissait le champ libre à toutes les situations empiriques que nous rencontrons. En effet, il s’avère plus facile de distribuer du pouvoir d’achat en laissant circuler d’une part des biens aux coûts très bas, chaque baisse profitant immédiatement aux consommateurs, mais se révèle à terme destructeur d’emploi notamment en France où le coût du travail n’est pas maîtrisé. L’harmonisation sociales, fiscale et économique s’avère aujourd’hui une priorité, les bonnes intentions ne suffisent plus à apaiser les craintes, des actions fortes doivent être enclenchées pour mettre enfin en œuvre des réformes permettant aux pays de l’UE d’être en situation de concurrence loyale. Que dire actuellement de l’existence de paradis fiscaux au sein de cette UE ? Comment admettre des pays aux politiques sociales abondantes mais non maîtrisées comme le France ? Peut-on se permettre de faire croire au peuple que dogme Keynésien aurait encore son efficacité sans dénoncer l’inutilité d’une relance de l’économie par la consommation avec une création de monnaie par des déficits structurels importants ? Qui peut raisonnablement croire que la France ne remboursera jamais ses dettes, l’expérience de l’ex URSS n’est-elle pas suffisante ? Il serait très utile, voire indispensable, de tenir le discours de la vérité sans arrière pensée des conséquences sur les prochaines élections, afin de prendre enfin le peuple pour un acteur susceptible de comprendre des explications simples et honnêtes. Que reste-t-il actuellement des engagements formels et librement acceptés par les politiciens de l’époque ?

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