publié le 04 janvier 2016

Une Europe plus efficace

Pour ma part, je ne suis ni eurosceptique ni fédéraliste européen. Sans l'Europe, nous serions au fond du gouffre. Elle assure la paix en Europe mais aussi une certaine stabilité économique. Alors, évidemment, la construction européenne n'est pas parfaite et est source de certaines inégalités et difficultés mais la situation serait bien pire sans elle.Mais malgré mon attachement à l'Europe, je ne veux pas que les pays membres perdent leur identité, leur culture, leurs traditions ou qu'ils soient tous soumis aux mêmes exigences ou restrictions. Cela serait de l'égalitarisme à l'échelle européenne. Je suis donc, selon mes propres termes, un euro-réformiste, c'est à dire un défenseur de l'Europe qui veut conserver ce qui doit être conservé, améliorer ce qui doit être amélioré et supprimer ce qui doit être supprimé. En ce qui concerne la gouvernance européenne j'ai plusieurs idées de réforme : la première serait l'organisation d'une élection présidentielle européenne où tout les citoyens européens éliraient un président européen, issu d'un parti européen, qui composerait un gouvernement européen. Cependant, je trouve que cela se rapproche trop du fédéralisme européen et que cela empêcherait de comprendre les particularités pour chaque pays. La deuxième, et donc celle que je préfère, est la suivante : à la suite des élections européennes, les députés européens de chaque pays élisent parmi eux un représentant qui siégera avec le président du Parlement Européen, le président de la Commission Européenne et les dirigeants des grandes institutions européennes au sein d'un Grand Conseil Européen. Ainsi chaque État sera représenté et entendu. On dit que l'Europe est trop grande. Et bien je ne suis pas d'accord : je suis favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne : avantages économiques, géostratégiques et surtout, barrage contre la montée de la menace terroriste. Avoir un pays en première ligne de mir des attaques terroristes est un atout indéniable. Évidemment, il faudra que la Turquie accepte la réglementation européenne. Je suis démocrate et je comprend et respecte les arguments contre son entrée ( sauf les arguments racistes, xénophobes basés sur la différence de religion). Ainsi, je suis favorable à un grand référendum à l'échelle européenne où tout les citoyens européens voteraient pour l'entrée ou non de la Turquie.

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