publié le 06 octobre 2015

SUPPRIMER LA RESERVE OPERATIONNELLE AU PROFIT D’UNE GARDE NATIONALE

La Réserve Opérationnelle ne permet d’alimenter en permanence que les effectifs d’une à deux compagnies d’Unités de Réserve (environ 200 personnels) ce qui est ridicule par rapport aux besoins, tels le plan "Vigipirate" renforcé. Il faudrait créer une véritable Garde Nationale par un service volontaire qui toucherait environ 8 à 10% d’une classe d’âge. Tous les recrutements d’agents publics, sauf dispense physique ou mentale répertoriée, impliqueraient la présentation du « Certificat de bonne conduite dans la Garde Nationale ». Les cadres de la Garde Nationale (officiers et sous-officiers) seront formés par des cadres issus de la Gendarmerie, des SDIS et de l’Armée de Terre. Les commandants d’unités seront toujours des cadres d’active. Les personnels non gradés seront formés par les cadres formés issus du volontariat Garde Nationale. L’incorporation se fera tous les deux mois. La durée de service dans la Garde Nationale est fixée à 6 mois pour les personnels du rang dont 2 mois de formation et à 8 mois pour l’encadrement dont 4 mois de formation. L’objectif est de pouvoir disposer en permanence de personnels formés pour les effectifs suivants : • Armée de Terre 10.000 • Gendarmerie 5.000 • Pompiers 3.000 • Protection Civile 1.000 • Armée de l’Air 1.000 • Marine 1.000 Total 21.000 Il faut donc pouvoir disposer d’un peu plus de 60.000 volontaires pour la Garde Nationale chaque année, soit moins de 10% d’une classe d’âge. La Garde Nationale obligerait à ponctionner les forces d’active d’environ 1.100 cadres en postes permanents. Il faudrait construire ou réaménager une trentaine de casernements, tous situés à moins de 5 kilomètres de la gare TGV la plus proche, pour loger quelques 35.000 personnels. Environ 3.000 véhicules 4x4 du commerce, transportant entre 8 et 10 PAX, seraient nécessaires. Le reste de l’équipement serait constitué du paquetage individuel standard comprenant une arme automatique pour 27.000 gardes nationaux à vocation militaire. En dessous des commandants d’unités, les transmissions peuvent reposer sur de simples téléphones portables. L'enveloppe budgétaire annuelle nécessaire, indemnisation des volontaires, équipement et amortissement des infrastructures serait comprise dans une fourchette de 600 à 650 millions €. Les implantations contribueraient à la restructuration du territoire en faveur d'une trentaine de villes moyennes. Le nombre des gardes nationaux correspondrait à autant d'emplois jeunes permanents. Evidemment, il faudrait maintenir une Réserve Opérationnelle Spécialisée, avec des ESR (Engagement à Servir dans la Réserve) de 20 à 30 jours par an minimum, pour des fonctions précises et nécessaires : Etat-major, cyber-défense, linguistes, renseignement, etc.

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