publié le 08 décembre 2015

RESTRUCTURER LES MODES D'ATTRIBUTION DES AIDES

Actuellement, le mode d'attribution des aides est défini sur des bases de nombre : nombre d'enfants en priorité. Se voient exclus ceux qui n'ont pas d'enfants ou ceux qui ont un seul enfant à charge . Ce qui pose un véritable problème d'équité en France et une insatisfaction, un sentiment latent d'injustice. La disproportion se résume au fait que la famille ayant un revenu et de nombreux enfants perçoit des aides, tandis que la famille soit monoparentale, soit sans enfant, avec ou sans revenu n'en perçoit aucune. Aucune réforme réelle du systeme allocataire n'a jamais été mis en place, comme si en France , il était un domaine proche de "l'intouchable". La logique de l'aide et de l'équité serait de constater la totalité du revenu familial, et non le nombre d'enfants qui tend à favoriser certains types de population et revient à un format discriminatoire de certains types de population. Une personne seule sans charges, loyer etc va toucher 470 euros au rsa, tandis qu'une autre seule avec un seul enfant va toucher 600 euros maximum, en devant se justifier, tandis qu'un adulte handicapé va percevoir 800 euros sans pou autant avoir des charges, et que par ailleurs un minimum vieillesse se trouve a 798 euros. La valeur morale du minimum à vivre est donc tronquée , de fait. Par ailleurs, les suivis et accompagnements sont disproportionnés selon les seuls critères de jugement de commissions qui sont là dans le but d'effectuer un contrôle et non d'un véritable suivi avec des objectifs et résultats économiques. La traçabilité se fait en terme de nombre d'entretiens où les services sociaux en charge font de la récolte d'information davantage que de l'action.Et cela, pour certains types de population en ayant des bases d'objectifs non lissées pour chacun . ceci remet donc en cause la valeur fondamentale de la constitution française qui est l'égalité. Restructurer les modes d'attribution, de suivi des aides devient par là même une réforme clé pour contrer l'insatisfaction grandissante de la population, son exaspération, tant pour les citoyens actifs que non actifs. Le système mis en place tend à alimenter le marché de clients des services sociaux qui constitue son marché de l'emploi, et à renoncer à l'économie et la création de richesses. Ainsi le point de levier d'une société qui tend à l'abondance ne se vérifie que par le principe d'équité et de justice sociale qui est aujourd'hui en décadence par ses incohérences. Lisser une base d'aide décente du type revenu universel, et équivalent à tous construite sur le revenu de la famille et non la distinction au nombre d'enfant devient par la même une urgence en matière d'égalité, et un format pouvant privilégier la création d'entreprise. Aujourd'hui, le créateur d'entreprise joue d'une prise de risque considérable et vital pour lui-même et pour sa famille dès lors qu'il va créer, tandis que l'inactif sans projets bénéficie d'une garantie de sécurité. Inverser une courbe, c'est aussi retrancher un procédé décadent qui renverse tous les leviers économiques. Catherine ADIDA-ROSENBERG

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