publié le 08 janvier 2016

Remplacer 1 fonctionnaire / 2 par 1 jeune senior venu du privé

Ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux, c'est bien. Mais on peut aller plus loin. Celui des deux fonctionnaires que l'on remplace, remplaçons-le par un jeune senior venu du privé. Il y a des hommes et des femmes de plus de 50 ans (seuil à affiner), qui peuvent apporter à la fois leur connaissance de l'entreprise, leur expertise, et leur expérience humaine (recul, maturité, connaissance des problèmes...). Offrons-leur des jobs de fonctionnaire, écoutons leurs conseils, préparons-les, formons-les à l'intérêt général, et admirons le résultat... J'y vois de nombreux d'avantages : - on ouvre la culture administrative publique à d'autres approches et expériences - on diversifie le recrutement - on offre une seconde carrière utile, passionnante et durable à des personnes qui voient avec inquiétude l'âge de la retraite reculer... - on embauche des fonctionnaires qui sur la durée de leur parcours coûteront moins cher au contribuable qu'un jeune dont la collectivité aurait à financer 40 ans de carrière et 30 de retraite - on envoie un message valorisant tant aux fonctionnaires qu'aux seniors : "la fonction publique, c'est quand on a de la bouteille, pas avant !" - et le sous-entendu est clair : quand on est jeune, on apprend la vie dans le privé... Il y a sûrement des vices cachés dans cette proposition (difficultés, effets pervers). Par exemple, les fonctionnaires au faite de leur carrière pourraient prendre peur. Je vous propose d'identifier les principales difficultés, et d'amender la proposition pour en tenir compte et la rendre plus solide.

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