publié le 19 octobre 2015

REFORME DE LA FORMATION CONTINUE

Le budget actuel de la Formation Continue (Loi de 1971) représente un montant colossal de 32 milliards d'euros prélevés sur les cotisations des entreprises. Pour y avoir travaillé pendant près de 30 ans, je peux vous affirmer que la plus grosse part de cette dépense est improductive. Elle sert d'abord à financer une multitude d'organismes, soit disant de gestion, qui n'apportent aucune valeur ajoutée. - D'abord, une bonne part de ces soi-disants "formations" ne sont en fait que des séances d'informations (séminaires en tous genres, y compris séances anti-stress, ou relaxation, ou autres sujets exotiques pour récompenser les cadres méritants ou fatigués !). Ce type D'INFORMATION ou de ... DIVERTISSEMENT ne devrait pas être financé par la formation continue. Les Etats-Unis n'ont pas de cotisation obligatoire pour financer la formation, pourtant je ne sache pas que les séminaires y sont moins nombreux. - Une formation professionnelle doit être QUALIFIANTE, et pour qu'elle le soit, il faut que l'OFFRE DE FORMATION CONTINUE soit elle-même de qualité. - Le seul vrai critère de qualité d'une formation continue est celui de la MESURE DES ACQUIS (connaissances, savoir-faire, etc.). Une formation dont on ne mesure pas les acquis est une formation non qualifiante. C'est seulement en vérifiant les acquis que le formateur peut réellement savoir ce qu'il a vraiment transmis. - Les organismes de FORMATION CONTINUE devraient avoir une obligation de définir les acquis et de les mesurer pour justifier le caractère qualifiant de leur actions. Tous les autres organismers sont des organismes d'information, et non de formation. - Il existe des méthodes pour développer des formations qualifiantes, appliquées depuis longtemps par certains organismes comme l'AFPA. Aux Etats-Unis, depuis les années 60 avec le CRI (Criterion-Referenced Instruction) - Je ne crois pas beaucoup aux approches de certification du type ISO, appliquées aux organismes de formation, qui sont beaucoup trop générales, adaptées à des contextes industriels et inutilement procédurières, mais beaucoup plus aux méthodes de type CRI, qui garantissent les acquis. GERARD DE ANGELI - LR VOSGES

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