publié le 15 octobre 2015

Refonder la relation entre l’Etat et les individus-citoyens. (2)

La subordination de l’individu à l’Etat est très solidement établie par les prélèvements obligatoires : de l’ordre de 50% du super salaire (somme du salaire net, de la cotisation employé et de la cotisation employeur). C’est un revenu qu’il a acquis par son travail mais dont il ne peut pas disposer dans sa totalité. Ce que je conteste c’est la philosophie sous-jacente : égalisation des revenus par la redistribution, application du mantra communiste : "de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", la pire utopie que la terre ait jamais connue, appropriation par l’Etat de la solidarité sociale et diversion des fonds à des fins électoralistes. La seule égalisation souhaitable est celle des chances. Elle passe par une école d’excellence, gratuite, obligatoire et laïque. Pour le reste la privatisation ferait mieux que le système actuel. L’assurance maladie est en déficit entrainant de facto une privatisation larvée via les mutuelles. Pourquoi l’assurance chômage doit-elle être obligatoire et nationalisée ? Pourquoi les retraites doivent-elles être par répartition et non par souscription individuelle à des fonds où chacun cotise suivant ses besoins et sa philosophie de l’existence ? Les systèmes sociaux actuels, Sécurité sociale, retraites sont des systèmes de Ponzi. En sortir sans casse est très difficile en raison des engagements pris mais il n’y a pas d’alternative comme l’attestent ces réformes sans cesse remises sur le tapis. C’est à vous partis de gouvernement à proposer les moyens concrets de désengager l’Etat des fonctions non régaliennes : redistribution et solidarité nationale.

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