publié le 13 novembre 2015

RECONSTRUCTION DU MODELE France

LA FRANCE EN FAILLITE On peut affirmer que toute entreprise qui présenterait bilan comparable à celui de la France ne serait pas viable, elle perdrait ses clients et serait mise en faillite. Le présent modèle français doit être entièrement reconstruit, tant au niveau des finances de l’état que de la protection sociale. Il faut renverser la table, une reconstruction complète est à mener: • sur les plans organisation des services publics et • sur les modes de financement et des services publics et de la protection sociale. Ce thème a été la conclusion de mon ouvrage « COMPETITIVITE », dans la collection Efficiencia, publiée sur Amazon. On y on montre que pour RENDRE SA COMPÉTITIVITÉ A LA France, il faut agir pour arriver à • construire une « Administration du Futur » et à • reconstruire le système de protection sociale. Des mesures qui vont relancer la compétitivité, l’attractivité, la croissance et l’emploi. Pour quel résultat ? Plus d’exportation, plus de consommation, plus de travail, moins de licenciements et plus d’emploi pour les français, grâce à ces 4 facteurs clés : • 10% de baisse des prix pour le « Made in France », • 27% de baisse des prix à l’export • 25% de pouvoir d’achat en plus, • 35% de baisse sur le coût du travail, qui passe à 21 €, contre 36 € actuels Un point rapide pour situer les failles du modèle actuel Les Prélèvements Obligatoires avoisineront les 1.000 milliards en 2016, et sont toujours en augmentation, pour des raisons idéologiques. Les chiffres de 2014 étaient: • 510 Mds de fiscalité • 470 Mds de protection sociale Le PIB 2015 de la France sera en dessous de 2.200 milliards, en baisse par rapport à 2014, alors que la croissance aux USA dépasse 4%. Le taux des PO en 2015 va atteindre 47%, le troisième plus élevé des pays européens, derrière la Danemark et la Belgique, ce taux augmente depuis 2012, avec une projection 2018 vers plus de 50%. Effet ciseaux, le PIB stagne voire diminue en euros constants, et les PO augmentent. La dette - Parallèlement, fin du 2e trimestre 2015, la dette française s'établit à 2 105,4 milliards d'euros, soit 97,6% du PIB et devrait atteindre 98% fin 2015, avec une projection à 125% en 2018. Rappelons que le Pacte de stabilité et de croissance exige une limitation du déficit à 3%, et de la dette à 60% du PIB. Bien que soutenue par la politique monétaire de la banque européenne, la croissance n’est pas suffisante pour réduire le chômage. Ce chômage qui atteindra 7 millions de personnes en 2017, soit 33% des salariés du secteur privé, 1 sur 3. Ce chômage qui gangrène le climat et qui menace de perdurer quand on entend les annonces du secteur bancaire, du transport aérien, de l’industrie … Le déficit du Commerce extérieur en 2015 sera de l’ordre de 50 Milliards, et devrait se creuser, puisque les produits « Made in France » ne sont pas compétitifs et que la consommation de produits importés dépasse les 600 Milliards! 600 Milliards c’est à rapprocher des 900 Milliards de l’Industrie française. Deux autres risques de dérapage : la parité euro/dollar et le cours du pétrole. Quant au déficit public, on n’imagine pas par quel miracle il pourrait retomber à 3% dans cet environnement, quand nos entreprises ne parviennent pas à être compétitives dans ce monde ouvert, si ce n’est à externaliser ou à automatiser leur outil de production, c’est-à-dire à réduire le plus possible le nombre de salariés en France. UN NOUVEAU MODÈLE POUR LA FRANCE Ce n’est pas une utopie, voici un aperçu de la démarche, démarche qui vise en priorité à réduire l’impact des prélèvements sociaux sur le coût du travail, et redonner des vrais points de compétitivité à nos entreprises tant au plan national qu’à l’export. En effet, dans le modèle actuel, la protection sociale est financée pour l’essentiel par le travail et sur l’impôt: Les ressources de la Sécurité sociale se répartissent en six catégories : • cotisations sociales (64 %) ; • CSG (16,2 %) ; • impôts et taxes et autres contributions sociales (12,5 %) ; • transfert (4,6 %), contributions de l’Etat (1,7 %) et divers (1%). Les cotisations sociales – environ 370 Mds - sont à la charge des entreprises pour plus de 70%, soit 250 milliards … bien loin des 40 milliards du plan CICE … Ce sont les fameuses charges sociales que l’entreprise doit payer contre vents et marées, grèves, accidents industriels, demande insuffisante, faible niveau de production … En admettant qu’il n’est pas possible de diminuer les besoins en financement de la protection sociale (sauf les 40 milliards pour le chômage), on peut inverser la logique du modèle actuel - qui date de 1940 – pour imputer ces 250 milliards de charges patronales à la consommation : la CSVA, Cotisation Sociale sur la Valeur Ajoutée. L’option que je privilégie est de basculer également les charges salariales sur la consommation (cette option qui aurait l’avantage de la simplification et d’éliminer le circuit de collecte des URSSAF, dont le coût annuel avoisine 1 milliard). Cette transformation éliminerait aussi nombreux risques et défauts du système actuel : plus de fraudes, plus de travail masqué … 40 milliards chaque année selon la Cour des comptes. Cela serait une CSVA intégrale, qui donnerait lieu à une recette de 370 milliards, à imputer sur les 1.800 à 2.000 milliards de la consommation, quelle que soit l’origine des produits . Soit une CSVA de 20% en moyenne, sachant que le prix du « Made in France » baisserait de 10%, et que le pouvoir d’achat augmenterait de 25% : ce serait un nouvel équilibre, très favorable aux exportations. Cette mesure serait complétée par une reconstruction du système de retraite actuel, dont la complexité et la pérennité créent des problèmes récurrents. Un système de retraite unifié, avec un seul régime à base de points, financé en partie par les recettes de la CSVA et en partie par les bénéficiaires eux même. Les points seraient acquis de manière individuelle à partir d’une CSV, Cotisation Sociale Vieillesse, un peu comma la CSG et la CRDS actuelle. Un tel système – comme en Suède – permettrait de choisir librement l’âge de départ, et la pension serait calculée chaque année en fonction du nombre de points acquis et de 3 paramètres : • Valeur du point • Espérance de vie • Croissance du PIB Un tel système serait résiliant, insensible aux fluctuations économiques et à l’âge de la population, sa transparence éliminerait les risques de conflits sociaux. Le mécanisme détaillé de ce nouveau système de retraite est exposé dans mon ouvrage.

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