publié le 24 novembre 2015

Réforme du Sénat pour y représenter les jeunes en sus des territoires

Dans une France qui vieillit, du fait de l’allongement de la vie, la loi de la démocratie « un homme, une voix » réduit au silence les jeunes qui sont l’avenir du pays et comprennent mieux l’évolution rapide du monde. En effet une moitié n’a pas l’âge de voter et l’autre est de moins en moins nombreuse vis-à-vis des hommes d’’âge mûr et des personnes âgées. On en a vu la conséquence funeste car les hommes politiques, par manque de courage et pour des calculs électoraux misérables n’ont pas cessé depuis 1975 d’augmenter la dette de la France qui est léguée à nos jeunes. Il est donc juste de rechercher comment donner plus de poids démocratique aux jeunes de notre pays qui ont entre 18 et 35 ans et ne représentent qu’un tiers du corps électoral. Nous avons deux chambres élues : - L’Assemblée Nationale où la règle « un homme, une voix » serait conservée mais dont l’effectif serait réduit au niveau de celui du Sénat ; - Le Sénat qui est élu par les grands électeurs pour représenter les territoires de la France et dont l’effectif serait porté de 348 à 370. La proposition consiste à réserver 40% des sièges (148) à des jeunes Sénateurs élus par les jeunes selon un mode d’élection à deux tours avec choix des candidats au premier tour (Voir « mode d’élection » au bas de cette note). Ce mode d’élection a pour but d’interdire le choix des candidats par les partis politiques, les syndicats ou des associations, choix qui fausse tout le jeu démocratique en permettant à ce système de verrouiller les postes éligibles. Par ailleurs, il faudrait généraliser la limite des mandats des élus à 2 ou 3 et obliger les fonctionnaires à démissionner de leur poste s’ils sont élus afin que tous les élus aient les mêmes risques. Aujourd’hui le Sénat peut modifier et amender les lois de l’Assemblée nationale, mais ensuite il y a une commission paritaire des 2 assemblées et en cas de désaccord subsistant c’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot. Dans le système proposé, si le Sénat rejette une loi ou la modifie complètement à plus de 66% des voix, c’est le Sénat qui aurait le dernier mot, l’Assemblée nationale conservant la possibilité de modifications à la marge en deuxième lecture. Les 148 jeunes Sénateurs auraient la possibilité de peser pour infléchir la politique gouvernementale lorsque leurs intérêts majeurs ne seraient pas pris en compte. Les députés le sachant seraient donc amenés à beaucoup mieux en tenir compte. Note : Mode d’élection des représentants des jeunes au Sénat : L’élection se ferait sur Internet, un lieu bien connu des jeunes, sans besoins d’inscription sur une liste électorale afin de simplifier la participation. Pour inciter les jeunes à voter, chaque jeune votant participeraient à un tirage au sort parmi chaque groupe de 1000 inscrits qui lui donnerait la possibilité de recevoir 1000 € + en bonus les frais de participation au vote de ces 1000 personnes, frais de 1 € pour chaque votant. Plus le nombre de votants serait important, plus ce bonus le serait également. A 100% de votants chaque jeune aurait une chance sur 1000 de gagner 2000 € ! La liste électorale serait établie à partir de la liste des assurés sociaux, réduite aux classes d’âge définis et classée selon les lieux d’habitat pour former un ensemble de collèges électoraux de 20 000 personnes. Ces listes seraient affichées sur des lieux publics appropriés. Pour voter, il faudrait donner nom, prénom, date de naissance, adresses postale et internet, et certifier être de nationalité française. Puis on inscrirait son numéro de carte Vitale, numéro qui donne l’année et le mois de naissance, faisant la preuve d’être dans la tranche d’âge des votants. Enfin il donnerait les renseignements de sa carte bancaire afin d’être prélevé de 1 € et s’il est tiré au sort parmi les votants, de recevoir la somme gagnée. La campagne électorale se ferait selon les modes imaginés par les jeunes, soit par internet soit par des réunions autorisées par les préfets. Les candidats au premier tour se feraient connaitre eux-mêmes par binômes Homme-Femme afin d’avoir autant de femmes que d’hommes élus Des groupes de travail se réuniraient préalablement pour proposer un mode d’action et le faire valider par la Commission électorale. Ce processus électoral nouveau a pour but de permettre de faire sortir des candidats de tous les milieux sociaux et de favoriser l’émergence d’une nouvelle élite représentant mieux la diversité sociale. Il favoriserait aussi l’ascenseur social en permettant à tous d’être élus Sénateurs et d’avoir ensuite la chance de travailler avec les autres Sénateurs qui sont des personnes d’expérience.

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