publié le 18 juin 2016

Protection sociale

La crise économique que subit notre pays n’a pas épargné les hauts diplômés. En effet, les professions libérales et cadres de multinationales eux même sont touchés par le chômage de longue durée et la précarité. Certains de nos hauts diplômés ont souffert de maladies longue durée et se trouvent maintenant en mesure d’exclusion car ont perdu leur appartement et sont logés en centre d’hébergements comme des sans abris. Le manque de responsabilités de certaines familles à ne pas mettre en œuvre des assurances privées de prévoyance bien que contractées font qu’aujourd’hui des travailleurs handicapés dépendent maintenant du régime général de prévoyance. Ce régime général de prévoyance ne remplie pas son rôle car il présente un frein au relogement comme à la réinsertion. Mes revenus perçus au titre de l’invalidité de 1ère catégorie depuis sa prononciation en 2014 ont fortement diminués. La pension Cramif s’élevait à 550 €, les AAH (allocations adultes handicapés) à 250 € et la Mairie de paris (action sociale) me versait 100 € (Paris solidarité) soit un total de revenus de 900 € par mois en 2014 et 2015. En 2016, la CAF de Paris se basant sur l’avis d’imposition des revenus 2014 où j’ai perçu durant seulement 4 mois des allocations de chômage de la part de pôle emploi a fait passé mes AAH de 250 € à 44 €. La Cramif a diminué à 527 €. Depuis cette année je ne perçois plus que 671 € alors que je suis expert comptable diplômé. Le CHRS (centre d’hébergement et de réinsertion sociale) ne me donne pas droit de la part de la CAF à la majoration pour vie autonome de 100 €. Car je ne perçois pas les ALS (allocation de logement sociale) or ceci ne me paraît pas normal. Le CHRS m’a orienté pour rompre la solitude que l’on rencontre dans ce genre de situation vers une association qui propose du Yoga gratuitement. Ceci m’a permis de sympathiser avec une femme de mon âge qui se trouve depuis 3 ans au chômage et ne perçoit que les ASS (allocation de solidarité spécifique) soit 480 €. Pour ma part je suis sans activité depuis 4 ans. Compte tenu du manque de solidarité et de liens sociaux auxquels nos citoyens sont confrontés avec leurs familles et ainsi d’absence de soutien financier de leur part je serais favorable à une revalorisation des revenus des travailleurs handicapés 1ère catégorie, des bénéficiaires des ASS et du RSA. Pour ces invalides en attente de relogement en HLM, il ne devrait pas y avoir de baisse de revenus comme je le vis. Les avis d’imposition N-2 sont seulement étudiés alors que l’avis d’imposition N-1 devrait être retenu. Il conviendrait que la Cramif, la CAF et la Mairie retiennent les revenus les plus bas des 2 dernières années. De même les hébergé en CHRS devrait bénéficier de la majoration pour vie autonome au même titre que les personnes logés à l’hôtel au mois. Rendre prioritaire un revenu universel minimum de 900 € pour les travailleurs handicapés et les bénéficiaires des ASS et du RSA à partir de la 2ème année de précarité inclus est une solution pour permettre leur réinsertion et leur maintien dans un logement stable. Paris solidarité pourra être proposé en complément. Ces personnes doivent pouvoir retrouver au bout de 2 ans toute leur autonomie. Elles doivent pouvoir se nourrir, se vêtir, maintenir le bon fonctionnement de leur matériel informatique pour rechercher de l’emploi… Ceci permettra d’éviter à ses personnes touchées un déclassement économique et social. Je suis persuadé que nos politiques doivent prêter une attention particulière à ces professions libérales, cadres et employés qui ont besoin d’être soutenu en matière de protection sociale tout au long de leur reconstruction professionnelle ce qui ramènera de la compétitivité dans notre économie.

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