02 juin 2015

« Trois ans de promesses et trois ans que nous nous enfonçons toujours plus dans la nuit ». Député de Savoie, Dominique Dord a résumé, à l'occasion ce mardi des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, le sentiment des députés de notre famille Les Républicains au lendemain de l'annonce de la nouvelle hausse du chômage.

« 26 600 demandeurs de plus, en avril, pour la catégorie A. Plus de 54 400 demandeurs d'emploi toutes catégories. Depuis son élection, la politique de François Hollande a conduit 1,024million personnes à Pôle Emploi » pointe pour sa part Gérard Cherpion, député des Vosges. « Malgré ce record historique, il y avait quelque chose d'indécent et de pathétique à entendre vos ministres nous dire qu'il finirait bien par baisser », reproche Dominique Dord à Manuel Valls ne comprenant pas ces chiffres catastrophiques « malgré un contexte pourtant favorable comme jamais. La Banque centrale européenne nous sert un euro à un taux historiquement bas. Les marchés financiers offrent des taux d'intérêt jusque là jamais connus. C'est à cause de votre politique que les Français sont privés des fruits de cette croissance inespérée », accuse encore Dominique Dord, reprochant au pouvoir socialiste son inaction. « Vous avez matraqué les ménages, les entreprises, les collectivités et vous proposez de ne rien changer du tout ? Vous avez cassé en même temps la consommation et l'investissement et vous ne changez rien ? Le marché du travail est d'une rigidité inouïe et on ne change rien ? Les Français sont désespérés et ils ont compris que le jour ne reviendra sur la France que le jour où vous partirez »', juge celui qui est également maire d'Aix-les-Bains.

« Alors que le chômage atteint un record, vous êtes dans le déni », poursuit Gérard Cherpion. « Vous misez sur les TPE et les PME , pourtant vous les assommez avec des nouvelles règles administratives et financières. C'est de confiance dont ont besoin les chefs d'entreprise et les salariés », assure le député des Vosges critiquant la mise en place de 100 000 nouveaux emplois aidés. « Votre méthode est toujours la même : prendre l'argent de la poche des Français pour l'injecter massivement dans les contrats aidés. Les emplois aidés sont un sparadrap que vous imposez pour masquer une augmentation des chiffres catastrophiques du chômage ». Et d'inviter le Premier ministre Manuel Valls de « réinjecter l'argent dans les entreprises, seules capables à créer de l'emploi durable et de la croissance. Quand allez vous sortir de vos mesures pansements pour des mesures sérieuses », interroge-t-il.
La sécurité et plus précisément la lutte contre le terrorisme a été l'objet de plusieurs interventions de nos députés. D'Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes tout d'abord le jour de la remise d'un rapport de la commission d'enquête parlementaire sur le suivi des filières et des individus jihadistes qu'il préside. Un rapport adopté à l'unanimité des membres de cette commission et qui appelle à la vigilance et à la mobilisation des pouvoirs publics. « La France est une cible, peut être la plus exposée au monde, face au terrorisme. 1700 Français sont impliqués dans des filières jihadistes, 450 sont sur place en Syrie, 500 sont en partance. Ces chiffres ont été multipliés par trois depuis janvier 2014 », détaille celui qui est également président du conseil général des Alpes-Maritimes et qui plaide pour « la mise en place d'un véritable cadre d'action contre le terrorisme qui ne soit pas en permanence à la remorque des événements. Beaucoup de temps perdu a été perdu » estime Eric Ciotti. Une allusion directe aux socialistes qui ont refusé après la tureie de Toulouse en 2012 de voter la grande loi sur le terrorisme proposée par Nicolas Sarkozy en 2012 au prétexte que nous étions à quelques semaines de la Présidentielle.

« Au moment où le père de Mohamed Merah est revenu en France de façon scandaleuse, où la conférence sur Daesh se réunit nous appelons à cette grande loi cadre de programmation pluriannuelle contre le terrorisme qui fera que nous ne serons plus en permanence en retard contre les évènements pour ne plus être en retard et ainsi d'avoir cette capacité à apporter des réponses les plus efficaces et les plus pertinentes possibles ».
Trois ans et deux mois après la tueriede Toulouse, Alain Marsaud, députés des Françaisde l'étranger et magistrat , s'est justement indigné du retour en France du père de Mohamed Merah, celui-la même « qui avait porté plainte contre X, accusant la police nationale d'avoir assassiné son fils. Nous découvrons avec stupéfaction qu'il vient de bénéficier d'un visa temporaire de séjour et qu'il a demandé la régularisation de sa situation… pour y poursuivre ses procédures contre la police nationale. C'est une nouvelle insulte lancée à la face des familles », estime Alain Marsaud se demandant ce qu'avait fait notre pays pour subir et accepter de tells humiliations et de tels affronts de la part des familles des assassins. Ce n'est plus la République, ce n'est pas ma France », a-t-il lancé après avoir demandé au Premier ministre quand il comptait « procéder à l'expulsion de cette individu vers son pays d'origine ». Une question reprise par Marianne Dubois, députée du Loiret mais qui n'a pas, non plus, obtenu de réponse précise de la part du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Marianne Dubois. Conseillère départementale du canton de Pithiviers, Marianne Dubois a relevé un arrêté ministériel pris « dans le plus grand secret » et qui diminue de moitié le taux annuel de la bourse au mérite. « Est-ce cela l'égalité républicaine ? C'est un mauvis signal envoyé à notre jeunesse. Un choix arbitraire du Gouvernement », conteste-t-elle.

Enfin Charles-Ange Ginesy, député des Alpes-Maritimes, s'est attardé sur le rapport de la Cour des comptes qui a passé au crible le budget de l'Etat en 2014. « Elle fait un constat sévère », analyse le maire de Péone. « Le déficit augmente de 10,7 milliards d'euros avec une diminution des recettes nettes et une augmentation des dépenses du budget général. Ce déséquilibre budgétaire traduit l'échec total de votre politique », adresse-t-il au Premier ministre socialiste. « Trois ans que vous êtes au pouvoir, les chiffres sont toujours mauvais, pire ils n'ont cessé de se dégrader. Vous êtes les seuls responsables. Vous étouffez l'économie de notre pays. L'UMP hier, les Républicains aujourd'hui, les élus locaux, les Français vous demandent chaque jour de changer de politique », assure-t-il.

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