publié le 08 octobre 2015

OSER LES REFORMES !

Si la France n'a plus d'imagination pour initier les réformes indispensables, il lui faut alors le courage d'imiter les autres nations. Préalablement, les élus doivent ouvrir la voix des réformes et servir d'exemple à la Nation. Les actions éclairantes consisteraient à une forte diminution des institutions, des représentants, et des privilèges des élus (indemnités, frais forfaitaires, fiscalité, retraite...) Les verrous au développement de l'économie sont certainement connus de tous. Ils affectent plusieurs satellites majeurs de l'économie tels que les rapports sociaux, le coût du travail associé au chômage et à la formation, la reconnaissance de l'effort. L'organisation centrée autour des partenaires sociaux est aujourd'hui dénoncée par certain représentant de la gauche. Cela semble une évidence, les syndicats ne représentent plus qu'eux-mêmes, le peu de salariés adhérents démontrent leur désaffection à cette organisation digne du dix neuvième siècle tombée en désuétude. La représentativité directe serait un bon sujet de réflexion. A ce titre, les proches évènements inadmissibles subis par deux membres du personnel d'Air France son évocateurs. La peur n'est plus à écarter dans le monde du travail si un salarié ne partage pas l'idéologie syndicale... Le coût du travail revêt plusieurs pans entiers de réformes. Se montrer dispendieux avec les fonds publics se révèle d'une facilité déconcertante ! L'absence de maîtrise des coûts sociaux illustre cette vérité et corrobore l'absence de volonté d'imposer les efforts nécessaires. Le principe de l'Etat providence a ravagé notre économie, la diminution du temps de travail l'a parachevé. Nos proches voisins se révèlent plus solidaires pour partager le travail. En effet, n'est-il pas plus gratifiant de partager le travail, même avec un moindre salaire, que d'accepter plusieurs centaines de milliers de chômeurs sans indemnités ? Et que dire des décisions, jamais réformées, d'imposer des coûts reportés aux organismes locaux, sachant que leur maîtrise sera très aléatoire et la fiscalité locale de facto alourdie. La formation constitue aussi un facteur aggravant de notre situation. Avec plusieurs milliers d'organismes agréés, sans grand contrôle de leur efficacité, il est légitime de s'interroger sur ce qui motive l'absence de réformes d'un système paritaire qui semble convenir à ceux qui le dirigent, mais sans doute au détriment de ceux qui en auraient le plus besoin. Le passage aux 35 heures a toujours été un handicap pour notre économie, d'autant que nos dirigeants politiques peu hardis n'osent pas avouer cette faute. Peur de perdre une partie de leur électorat ? Ce n'est pas à exclure puisque l'on doit le mérite d'une claire dénonciation de cette vérité à un homme de gauche. Mais il faut choyer les électeurs qui travaillent, encore une fois au détriment des chômeurs qui sont moins nombreux. Dire qu'il faut remettre en exergue ceux qui travaillent le plus constitue les prémices d'une action volontariste. Les salariés du secteur privé forment le PIB de la France, il n'est pas impossible qu'il se dégage une majorité se montre solidaire pour partager le travail avec un effort consenti, à savoir une hausse du temps de travail sans compensation, mais il faudrait un effort collectif de tous les acteurs, et plus particulièrement des dirigeants politiques pour tendre vers une certaine exemplarité...

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