Geneviève Lévy : « Les urgences ne doivent plus être la variable d'ajustement organisationnelle de l'hôpital »

Publié le 11/06/2019

Députée du Var, Geneviève Lévy a profité de la séance de questions au gouvernement de ce mardi pour interpeller la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation des urgences et des urgentistes, mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail.

« Les urgences sont à bout de souffle. » C'est par ce constat que la députée du Var débute son interpellation lors de la séance de questions au gouvernement de ce mardi. 

« Les personnels sont à nouveau dans la rue pour vous le redire. Ils souffrent et leur mobilisation ne faiblit pas tant ils sont découragés. Depuis mars, les personnels se mobilisent pour faire entendre leur désarroi et ils se désolent de ne pas être entendus » dénonce Geneviève Lévy.

Rappelant que « les urgentistes sont l'ultime chaînon d'un système de santé qui n'est plus adapté aux besoins et aux attentes de la population », la députée du Var détaille le malaise dont les personnels souffrent : « l'hyperspécialisation des lits d'aval et d'hôpital » et le « sentiment d'abandon, exacerbé par les incivilités et les violences quotidiennes ». Et pour Geneviève Lévy, ce malaise n'est pas uniquement un sentiment mais bien « une réalité objective ».

La députée du Var dénonce une aggravation de leur situation provoquée par deux phénomènes. Le premier, « le regroupement à marche forcée des établissements » que le gouvernement impose. Le second, des « réponses pas audibles voire vexatoires » de la part de l'exécutif. Et pour illustrer ce second point, Geneviève Lévy cite les mots d'une infirmière qui « disait très justement il y a quelques jours à un micro : « les soignants n’ont pas besoin de câlins, ils ont besoin de budget ». »

Pour la députée du Var, les solutions mises en avant par le gouvernement sont insuffisantes. « Vous proposez 5 mesures-pansement quand les soignants demandent un plan d'action global ». 

Et de plaider en conclusion pour « que les urgences ne soient plus la variable d'ajustement organisationnelle de l'hôpital. Allez-vous entendre les personnels des urgences et proposez des solutions visibles ? »

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