Pascale Gruny : « Le gouvernement ne doit pas céder sur la PAC »

Publié le 12/03/2019

Sénatrice de l'Aisne, Pascale Gruny a profité de la séance de questions au gouvernement pour alerter l'opinion sur le nouveau modèle imaginé par la Commission européenne et la baisse drastique du budget alloué aux agriculteurs français.

Pascale Gruny, sénatrice de l'Aisne, est particulièrement inquiète pour l'agriculture française. Des inquiétudes qui trouvent leur origine dans l'annonce d'une baisse drastique du budget de la Politique agricole commune (PAC). « Cela se traduira par une perte de 8 milliards d'euros pour l'agriculture française », constate-t-elle. 

Mais les inquiétudes de Pascale Gruny proviennent également du « nouveau modèle imaginé par la Commission européenne » qui va permettre aux États de définir en grande partie les conditions à respecter pour bénéficier des aides agricoles. « C'est donc le risque d'une renationalisation de la PAC, c'est-à-dire un retour à 27 politiques agricoles nationales différentes », s'alarme celle qui est également en charge du Commerce et de l'Artisanat dans l'équipe thématique des Républicains. Pour elle, « un tel scénario signifierait toujours plus de concurrence avec nos voisins, toujours plus de contrôle de la Commission européenne, toujours plus de complexité ».

Alors que le 14 février dernier, les commissions européenne et économique du Sénat ont adopté à l'unanimité une nouvelle proposition de résolution européenne sur la PAC, Pascale Gruny a demandé au ministre de l'Agriculture de « saisir cette opportunité pour remettre à plat cette réforme de la PAC mal engagée ».

« Alors que l'Inde, la Chine et les États-Unis n'hésitent pas à mettre "un pognon de dingue" dans leur agriculture, ne laissez pas l'Histoire se souvenir de vous comme le ministre qui aura fait renoncer la France et l'Europe à leur ambition agricole », lance Pascale Gruny faisant remarquer à Didier Guillaume qu'« aucun président de la République, aucun des ministres qui vous ont précédé, n'ont cédé sur la PAC ».

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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