04 juin 2015

Un soutien vidéo de Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, de Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, la présence du sénateur Roger Karoutchi, des députés Thierry Solère, Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret et de Jean-Jacques Guillet, maire de Chaville et président de la fédération des Hauts de Seine...

Mais aussi près de 1 500 personnes venues soutenir, avec Nicolas Sarkozy, président des Républicains, Nicolas Aeschlimann, le maire d'Asnières-sur-Seine et tous ses colistiers engagés dans l'élection municipale partielle qui se déroulera les 14 et 21 juin prochains dans cette commune de 85 000 habitants .

« Je n'imaginais pas être absent de ce combat, de votre combat. Ce département a été toute une partie de ma vie et tous les élus sont des membres de ma famille », confiait Nicolas Sarkozy pour qui cette élection partielle est l'occasion pour les Asniérois « particulièrement attachés à l'identité de leur ville » d'exprimer leur soutien à l'action efficace de Manuel Aeschlimann qui « aime sa ville » et dont la personnalité est intimement liée à l'identité d'Asnières.

Un rendez-vous électoral qui est également l'occasion « de dire ce que vous pensez aussi de François Hollande et de la politique qu'il mène. Vous avez droit de dire avec votre bulletin de vote que vous ne voulez pas du candidat de François Hollande », a souligné Nicolas Sarkozy devant 1500 personnes.

Deux jours après le Congrès fondateur lors duquel Nicolas Sarkozy avait noté que « la médiocrité de la politique du gouvernement avait quelque chose de consternant, François Hollande nous faisait le "cadeau" de dépasser le million de chômeurs depuis son élection à la présidence de la République alors qu'il avait promis de faire baisser le chômage. Mais le chômage baissera lorsqu'il partira », considère Nicolas Sarkozy.

Félicitant le maire d'Asnières de la liste d ‘union qu'il avait composée, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'on ne construisait « rien dans la division, la jalousie, la destruction mutuelle. Il y a trop d'inquiétudes en France, trop d'angoisses pour se permettre cette division Sur l'union tout devient possible ».

Cette élection d'Asnières est à ses yeux tout aussi importante que les élections régionales de décembre prochain. Parce que « toute cette conquête des territoires, centimètre par centimètre, va nous permettre de gagner et d'appliquer le projet politique pour lequel vous aurez voté ».

Le projet politique sera celui des Républicains « un mouvement politique d'un genre nouveau où la démocratie interne sera le fil conducteur. Vous donnerez votre avis sur le choix des personnes ainsi que sur les grandes orientations politiques. On ne prend jamais de risque en demandant l'avis du peuple », estime Nicolas Sarkozy qui se réfère aux récents votes en Suisse et en Irlande « qui ont démenti les pronostics des spécialistes ».

Évoquant la réunion de travail sur les religions et la République au siège des Républicains, Nicolas Sarkozy a ironisé sur les remarques formulées par le porte-parole du Gouvernement « inquiet que ce sujet soit abordé dans notre famille politique. Un ministre de François Hollande est inquiet parce que nous réfléchissons ? Il est inquiet d'une question que les Français se posent ? La pauvreté, cela ne l'inquiète pas ? L'insécurité, cela ne l'inquiète pas ? La crise de la civilisation européenne, cela ne l'inquiète pas ? « Daesh, le terrorisme, le père de Merah qui revient en France, cela ne l'inquiète pas ? Non, ce qui l'inquiète c'est qu'à quarante on réfléchisse ! Nous, Républicains, nous ne devons pas fuir les débats », estime Nicolas Sarkozy. « Ce n'est jamais un problème de parler, de travailler, de réfléchir. Par contre c'est un problème de dire qu'il n'y a pas de difficultés. Formuler des mots sur des réalités cela apaise, car vous formulez une peur, une douleur. Il en est d'un pays comme d'une famille : il faut parler, travailler, approfondir. Quand on s'exprime on peut apporter des réponses ».

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