publié le 06 octobre 2015

Mise en place de nos politiques et projets

Bonjour Je ne vais pas parler du contenu programmatique. Je pense que vous avez tout ce qui faut sous la main !... Par contre je voudrais parler du « comment » qui souvent est oublié, sinon un peu méprisé. Et faire deux propositions : 1/ La mise en place des projets de Loi et grandes mesures - et donc son anticipation – les anglo-saxons parlent « d’implementation process » - me parait une chose au moins aussi importante que les mesures elles–même. Et notamment le processus pédagogique – avant, pendant le vote au Parlement et encore plus immédiatement après – qui est un facteur essentiel de succès ou au contraire d’échec total. Je pense que tout le monde aura en mémoire ses propres exemples à gauche bien sûr, mais aussi à droite… Généralement les décideurs politiques considèrent la chose acquise, a fortiori après le vote. Quant aux services de l’état, ils ont le plus souvent au mieux une immense commisération pour ces « sujets » qui de toutes façons ne peuvent pas comprendre, donc inutile de leur expliquer ! Bref je voudrais proposer que dans le processus de tout projet de Loi – et tout particulièrement pour les dossiers sensibles (mais sait toujours à l’avance quel dossier est vraiment sensible et lequel non ?...), soit systématiquement exigé des Ministres un chapitre très détaillée sur le processus de mise en place, son calendrie , comment va se faire l’information du public et plus particulièrement des secteurs les plus concernés avant, pendant et après l’adoption du projet. De ce processus devrait être responsable un membre du cabinet du Ministre en charge, respônsable seulemtn devant celui-çi et à un niveau suffisant pour pouvoir réellement « peser ». Idéalement ce responsable devrait « tourner » pour les projets suivants du même Ministère, de façon à «diffuser la pratique ». Ce processus et le responsable en charge devrait soumis à l’approbation du Conseil des Ministres en même temps que le projet lui-même. Au fil du temps, les échanges entre ces responsables des différents Ministères devraient permettre d’identifier et d’étendre les « meilleures pratiques ». 2/ Parallèlement je propose que soit également inclus dans chaque Projet – ou plus exactement « à côté » , un inventaire détaillé des trois facteurs clés qui pourraient faire dérailler le projet et surtout de la façon dont il est envisagé d’y remédier. Là encore il est essentiel que ce chapitre soit élaboré très sérieusement et non pas de façon complaisante. Pour cela il est important qu’en soit personnellement en charge les porteurs du projet (et non pas des « experts » externes, possiblement portés au classique « not invented here » et donc décriés par avance par les porteurs du projet. Ce chapitre devrait faire partie du Projet et être donc également approuvé par le Conseil. Faut-il qu’il soit totalement public ? Peut-on , doit-on l’éviter ? A voir… 3/ Il n’échappera sans doute au lecteur que ces deux processus sont assez courants dans la grands groupes industriels. Ce n’est nécessairement pour cela qu’ils sont inutiles… Bien cordialement

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