publié le 04 octobre 2015

Mettre fin au collège unique

Le collège unique dont l'existence est justifiée par la loi Haby de 1975 apparaît aujourd'hui comme un passé révolu. En 40 ans, notre pays a changé. Il a connu des événements qui ont modifié son existence. Face à cela, le collège ne peut plus être le même que celui de nos parents et grand-parents. Aujourd'hui, l'on constate que chacun doit s'adapter à une forme unifiée du collège. Et l'échec est cinglant. Le collège unique a certainement su tenir ses promesses pendant un temps, mais une faille s'est creusée au moment où est apparue vraiment l'éducation de masse et où le premier degré – le pré-collège – a un peu faibli dans ses exigences, dans les processus d'apprentissage. En l'état, il faut en finir avec le collège unique. En l'état, c'est-à-dire sans classe de niveaux même si cela existe plus ou moins sans être officialisé. Tous les élèves sont exposés à l'heure actuelle aux mêmes enseignements même s'ils n'ont pas le niveau pour et cela pose problème. Il faut effectivement aller vers des groupes de niveaux, ce qui suppose de se doter d'outils de repérage, d'identification de la difficulté des élèves. Evidemment ces outils restent à construire. L'objectif serait de pouvoir identifier les élèves qui ont besoin de plus de temps pour assimiler les connaissances, mais aussi pouvoir évaluer pleinement leurs connaissances, leurs compétences, et en fonction de cela voir quels sont ceux qui peinent à suivre et aussitôt les prendre en charge pour combler leurs lacunes. Ce collège pourrait être à filières à l'image de ce qui est fait au lycée. Une voie générale avec une plus grande ouverture sur le monde permettant aux élèves de se doter d'une culture générale. Grande absente de l'école actuelle qui demande d'avaler, de recracher et d'oublier. Et une voie technologique permettant aux élèves en lacunes d'effectuer des stages, d'en apprendre plus sur le monde de l'entreprise, tout en recevant des cours magistraux à dose limitée. Et puis, le collège professionnel devrait être réformé. En proposant l'apprentissage plus tôt. Tout cela permettrait à chacun de se retrouver au collège. Nous nous sommes habitués à laisser des élèves sur le bord de la route parce qu'ils n'avaient pas la même capacité que les autres. Et pour cela, il faut changer. La France est prête.

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