publié le 10 novembre 2015

LIBERALISATION DES MEDECINS ET POUVOIR D ACHAT

>Une erreur s'étant glissée dans mon précédent texte, je vous le retourne quelque peu enrichi cette fois. Notre protection sociale n'a pas cessé d'augmenter ces dernières décennies mais pas la qualité de travail de nos médecins généralistes ou urgentistes. Le tout gratuit génère une consommation excessive de visite chez le médecin ou aux urgences, car tout devient un motif d'urgence. Pourquoi ne pas faire marche arrière en revenant à une sécurité sociale qui ne couvre plus les petits risques pour les personnes agées de 16 à 65 ans, un peu sur le modèle des indépendants ( libéraux, artisans ...) qui avant Mr MADELIN était moins couvert et en contrepartie, retirer la CSG-RDS sur les salaires et revenus du travail. Par petits risques, j'entends par exemple l'otite, la conjonctivite, le rhume , la grippe , la gastroentérite, la tendinite, les petites sutures etc... en excluant les maladies chroniques qu'il faut garder en gros risques. Le bon sens populaire devrait réapparaître ainsi que l'émergence de médecine douce . ( grog et camomille remis au goût du jour...) En parallèle, n'étant plus prise en charge par la "sécu" les consultations médicales pour petits risques pourraient être libéralisées de manière à ce que chaque médecin puisse fixer son tarif. Les conséquences d'une telle décision seraient il me semble: - un désengorgement des salles d'attente des médecins qui pratiqueraient des tarifs libres pour ces actes, mais resteraient conventionnés pour le suivi des pathologiques chroniques( diabète, sclérose ... ) par exemple et pour la prise en charge des enfants, personnes agées et/ou handicapées. La qualité des soins ne devrait en être que meilleure puisque le Docteur serait moins surchargé et le fait de faire payer les petits risques débarquant aux urgences, désengorgerait ces dernières! De plus on redonnerait un rôle au pharmacien dont les officines souffrent également. Cela permettrait aussi de creuser l'écart de revenu entre les bas salaires et les personnes assistées, auxquelles il faudrait aussi demander de participer aux paiements des petits risques quitte à leur octroyer le tarif conventionnés pris en charge à 50 %. Fini la CMU ! Les arrêts de travail de complaisance en seraient peut-être aussi minorés ! -L'installation de médecins seraient j'estime favoisée, ET le pouvoir d'achat des "travailleurs" s'en trouverait augmenté ( 8 % de charges salariales en moins) hormis lors des périodes de maladie, ce n'est pas rien. En période orageuse , il faut savoir réduire la voilure. On pourrait en dire encore plus, mais reste à voir qui aura le courage de faire comprendre à notre société qu'une médecine qui nous écrase de charge et endette nos enfants, c'est aussi moins de pouvoir d'achat, donc moins de repas de qualité, mais aussi de moins bonne conditions de logement, moins de détente, moins de confort et cela c'est aussi de la"médecine préventive"! Il faut trouver un équilibre!

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains