publié le 04 janvier 2016

la France, les immigrés et l'islam

Le rejet de l’immigration et la crainte du l’islam figure parmi les marqueurs reconnus des électeurs du Front National. Ils pensent, comme d’ailleurs des Français qui ne votent pas Front National, que l’arrivée des immigrés dans un pays frappé par un chômage de masse n’est pas une bonne chose et que certaines pratiques de l’islam, notamment vis-à-vis des femmes, sont détestables. En face, les responsables des autres partis politiques, notamment des partis de gauche, ne veulent même pas reconnaître qu’il y a un problème et font la morale aux électeurs du Front National, leur reprochant de n’accepter qu’une France renfermée sur elle-même, voire les qualifiant simplement de racistes, de xénophobes, ou d’islamophobes. Ce n’est pas cela qui va les faire changer d’avis et l’on trouvera en pièce jointe un exemple de réaction contre-productive de Jack Lang contre Marion Maréchal Le Pen. Pour convaincre les électeurs du Front National, il faut leur tenir un discours politique construit sur ces deux sujets, immigration et islam. En s’appuyant sur les nombreuses publications parues depuis une quinzaine d’années sur ces sujets, on peut aborder au fond les problèmes posés par l’immigration et l’islam en France et proposer des mesures qui permettraient d’améliorer la situation actuelle en engageant la société française, les musulmans et les pays d’origine des migrants. C’est l’objet de l’étude d’une trentaine de pages en pièce jointe, conçue comme une contribution à la réflexion des partis politiques. C’est nécessaire car l’étude montre que l’immigration ne va pas s’arrêter et que le nombre de musulmans en France va passer en 15 ans de 5 millions à 9 millions, avec probablement des demandes de modifications des règles de vie en société plus favorables aux musulmans. Cela crée des conditions favorables à toutes sortes de dérapages, contre les immigrés ou leurs campements, contre les musulmans ou leurs lieux de culte, voir des dérapages d’élus locaux favorisant les musulmans pour garder leur clientèle électorale et suscitant des réactions négatives d’autres Français. Il vaut mieux ne pas attendre les incidents ou les accidents pour agir. Il faut mener cette réflexion dès maintenant car l’immigration et l’islam risquent d’être des thèmes de débat importants de la prochaine élection présidentielle. Dans un contexte international caractérisé depuis 2015 par l’afflux des réfugiés et des migrants et la guerre avec Daech et un contexte national qui peut être marqué par de nouveaux attentats ou des incidents islamophobes, il est très possible que l’immigration et l’islam supplantent les thèmes économiques et le chômage qui devraient être au centre des débats. Il est même probable que les candidats ne mettront pas l’économie en avant, la gauche, parce qu’elle ne voudra pas faire face à son bilan économique, le Front National, parce que l’économie n’est pas son fort, et la droite, parce que l’importance de notre endettement et de notre déficit ne lui permette d’annoncer que des économies et des restrictions, voire de la sueur et des larmes. L’étude « La France, les immigrés et les musulmans », en pièce jointe, analyse les évolutions qui nous ont amené à la situation actuelle et propose des mesures pour l’avenir. Pour ceux qui n’auraient pas le temps de lire les 30 pages, une note de synthèse de cinq pages est également jointe.

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