publié le 02 janvier 2016

Fusionner et privatiser l’audiovisuel public

Dans le contexte ou la France est durement frappée par la crise économique, le nouveau gouvernement de droite, issu des urnes, devra être porteur d’une nouvelle vision pour les médias et la production audiovisuelle française, considérés comme un secteur porteur de croissance. La télévision et la radio sont en train de changer. La façon dont nous regardons la vidéo est en train de changer. C’est le genre de diffusion qui est en pleine expansion. Sans une offre globale qui reste critique et indispensable dans une stratégie à long terme, l’audiovisuel public serait relégué au statut de sous-traitant : cette nouvelle donne consiste à promettre que tout contenu sera livré rapidement et économiquement à tout appareil (Télévision, Radio, Tablettes, Smartphones, SmartTV, Objets connectés…) de la façon la plus naturelle. L’Audiovisuel Public français doit pouvoir anticiper l'avenir avec, aussi, l'acquisition de sociétés et de technologies qui seront très demandées et devraient lui donner un avantage au niveau de son cœur de marché. Nouveau audiovisuel public français: Rassembler les contenus audiovisuels publics dans une seule et même plateforme numérique, et de recommandation algorithmique ; mutualiser de l’hébergement à la monétisation en valorisant les contenus sur les moteurs de recherche ; concourir à l'échelle mondiale pour être vue comme un standard francophone en matière d'information et de programme de qualité. Elle sera active dans le domaine de la télévision, de la radio, des médias numériques, de la production, la vente et l'exportation de contenus. A l'étranger (et à condition qu’il soit préservé des querelles politiques internes françaises), le nouveau audiovisuel public français aura en ambition de devenir une marque mondiale et une référence en matière de qualité d'information et de programmes en français. Il bénéficiera aussi de la large diffusion du français à travers le monde, où il pourra dicter le bon usage. Ses principales cibles commerciales (ventes de programmes, implantations de chaines...) se situeront a la fois dans le monde développé francophone, mais la croissance de pays émergents francophones et de leurs secteurs des médias pourrait lui offrir des perspectives inédites. Réformer : 1) Obligés de nous engager dans un vaste plan d'austérité, il nous faudra faire passer une mesure (nos électeurs ne comprendront pas que seul ce secteur soit préservé de l’austérité et continue de bénéficier d’un niveau de vie élevé) : la baisse de la redevance de 30%( passer de 136€ à 95€ par an) 2) Création d’une nouvelle redevance numérique (3€ par mois ou 30 € par An) sera étendue a toutes les box Internet, Smartphones, Tablettes et tout objet connecté pouvant bénéficier des flux audiovisuels et permettant d’effectuer des transactions financières par exemple : SmartTV( 1% prélevé sur toute transaction reversée à la réduction des déficits de la sécurité sociale comme la nouvelle redevance numérique 3) En revanche il faut rétablir la Publicité sur l’ensemble des chaînes et radios du public. 4) Supprimer la Loi Tasca : La nouveau audiovisuel public doit pouvoir produire en interne et posséder donc tous les droits d’exploitation de ses productions. 5) A cause des déficits et du gaspillage de l’argent public dans l’audiovisuel public, cette mesure pourra être complétée par le gel des salaires*** et la suspension des bonus, des primes et avantages pour l’ensemble du management (leurs avantages, le niveau et la qualité de travail et les niveaux de salaires sont très critiqués...), une réduction drastique du nombre de managers et de leur « staff ». ***Les bas salaires ainsi que les salaires des femmes seules avec enfants, seront en revanche régulièrement revalorisés et protégés pendant toute la durée de cette réforme. 6) Le secteur devra consentir encore des sacrifices à définir après un audit effectué par une équipe internationale et indépendante car on devra compter aussi sur cette lourde machine pour faire jouer à plein la résistance passive et ses innombrables réseaux. Objectifs : réduction du personnel, du budget, des activités et la nomination d’un seul « Patron » muni d’une « feuille de route précise de réduction de coûts » et des déficits. Engager un vaste plan d'économie, dont les fruits pourraient être réaffectés 50/50% à la production de programmes français de "haute qualité" à destination d’un public mondialisé et à la mise en place de nouvelles plateformes digitales mondialisées. 7) Vendre la Maison de la Radio actuelle à des investisseurs immobiliers et construire un nouveau bâtiment regroupant l’ensembles des activités de l’audiovisuel public en banlieue (moins cher). Ce bâtiment intelligent, doté des dernières avancées digitales regroupera l’ensemble des moyens technologiques, l’ensemble des services numériques de l’audiovisuel public (Télévisions, Radios, Monde, l’INA ) en s’appuyant sur la conception d’une infrastructure commune pour l’hébergement et la publication des contenus et services. 8) Réformer le CSA, l'organisme de contrôle trop conciliant avec le management ( nommer 10 Administrateurs « non professionnels de l’Audiovisuel » : Universitaires, chefs de PME, Grands patrons, Hauts Fonctionnaires, Magistrats, Architectes, Boulangers…) capables de contrôler l’usage intelligent et responsable de l’argent public par un audiovisuel public de taille réduite mais modernisée pour mettre à la disposition des citoyens, une gerbe d’offres thématiques, transversales et complémentaires, sous un étendard unique et une plateforme technique commune avec accès simplifié à l’ensemble de l’offre et conçue pour affronter les nouveaux géants du monde digital (Amazon, Google, Apple, Netflix, Microsoft, Orange,… 9) Privatiser des chaînes actuelles de Radio et de Télévision Garder dans le l’audiovisuel public et fusionner : une chaîne de Télévision généraliste, une chaîne de Télévision francophone Monde, une Radio généraliste et une Radio francophone Monde et l’INA. Toutes les autres chaînes de Radio et de Télévision seront privatisées – les stations locales de FR3 pourront être acquises à 50/50% par les Régions, et par le privé et pourront avoir accès à la publicité. L’ensemble des moyens technologiques, l’ensemble des nouveaux services numériques de l’audiovisuel public continueront à être utilisés en mutualisation par les nouvelles chaines privatisées de radio et de télévision***. En cas d'achat d’actions de TF1 par Orange*** et éventuellement la montée de Bouygues dans le capital d’Orange : a) vendre les actions détenues par l’Etat dans Orange afin de passer sous la barre des 5% (utiliser les 8 milliards de € récoltés pour engager la modernisation des matériels de l’Armée française) ; b) séparer la société Orange en deux parties indépendantes : les réseaux et la distribution. Ce vaste plan d'austérité et de développement d’une stratégie digitale gagnante, devra être mis en œuvre par ordonnances, donc rapidement et avec détermination dans les 100 premiers jours de la nouvelle majorité de droite.

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