publié le 15 novembre 2015

Francophonie

Les critères d'intégration de citoyens dans des pays comme le Canada, la suisse, les Etats-Unis,...sont drastiques et se basent tous sur la maîtrise totale de la langue maternelle. En France, nous agissons comme si nous avions honte de ce patrimoine et cela va jusqu'à voir notre hymne national conspué par des supporters imbéciles et non portés par des sportifs de haut niveau. Force est de constater que des communautés francophones, par adhésion politique ou par sympathie parlent un meilleur français que nombre de nos propres citoyens. Une nation n'existe pas sans une langue maternelle défendue, enseignée et aimée; elle n'est que l'ombre et l'illusion d'une unité. Je propose que notre nation se dote des mêmes moyens d'intégration que la plupart des autres et que l'usage et la maîtrise du français soit une condition "sine qua non" à une demande de vivre sur notre territoire. Par ailleurs, le rejet systématique de certains aspects de notre culture, de notre histoire, de notre langue par des minorités qui font acte de résistance et d'opposition (même passive) à l'intégration et ce, quelquefois et malheureusement, de puis plusieurs générations, devrait donner lieu à des inflexions majeures en matière d'enseignement. Ainsi, je propose que des cours d'alphabétisation et d'enseignement de notre langue, obligatoires, soient mis en place à destination des anciens comme des nouveaux venus; sachant que les décliner ou refuser d'y participer reviendrait à vouloir vivre chez nous tout en conservant les règles, les lois et les coutumes d'un autre pays. Je propose aussi, au-delà d'un devoir de mémoire raisonné et raisonnable, que nous sortions de ce "méa culpa" incessant par rapport à des agissements auxquels la plupart d'entre nous n'ont jamais participé. Nous pourrions penser à l'instauration d'une journée dans l'année "contre le colonialisme, l'esclavage et pour la liberté" mais il n'est pas juste que cela prenne davantage de place, symboliquement parlant et dans tous les cénacles politiquement corrects que le 14 juillet, le 08 juin ou le 1er décembre...

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