publié le 16 octobre 2015

Diplomatie économique et francophonie réelle

La France intervient régulièrement pour faire la publicité de ses valeurs et de ses principes démocratiques vis à vis d'autres pays. Je pars du principe que la démocratie occidentale n'est pas adaptée à toutes les cultures, à toutes les mentalités et donc à toutes les régions du monde. Nous avons remarqué depuis des années qu'il était facile de froisser un pays et de perdre de nombreux contrats pour nos entreprises et pour les emplois de nos compatriotes. Une perte de recettes fiscales pour l'Etat, une baisse de contributions pour les caisses de sécurité sociales, des versements d'allocations chômage en hausse et finalement une dette publique qui explose. Nous nous devons d'intervenir seulement lorsque nos intérêts sont menacés. La Francophonie telle que nous la connaissons est une institution coûteuse qui ne rapporte concrètement rien à notre langue et notre puissance. . Il faut financer l'apprentissage du français notamment dans les pays pauvres. C'est une action avec une image sociale importante mais surtout un moyen économique futur pour des consommateurs de produits français. Notre langue doit être l'outil de diffusion de nos idéaux, nos principes et nos valeurs. C'est une autre forme de puissance que nous devons envisager pour peser sur d'autres pays. Je crois que notre réseau diplomatique, le second au monde en matière de représentation doit être un outil à la disposition des acteurs économiques afin de gagner des parts de marché à l'international et notre langue, le nouvel outil de notre puissance par la diffusion de notre culture et nos valeurs. Dans cet esprit, je partage totalement l'intégration du commerce extérieur, du tourisme ainsi que de la culture au sein du Ministère des Affaires Etrangères et de la Francophonie.

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