publié le 06 mai 2016

COMMENTAIRES SUR LE TEXTE LR ENVIRONNEMENT ENERGIE MER par Robert et Brunhilde Baschwitz

Nous vous renvoyons notre proposition d'hier soir, où manquaient nos noms. 1. RENOUVELABLES Nous ne nous sommes pas prononcés sur la proposition de consacrer une partie des économies venant du nucléaire au développement d’énergies renouvelables. Nous avons constaté que dans le texte de présentation par LR la proposition était différente : supprimer progressivement les SUBVENTIONS aux renouvelables, et consacrer une partie de ces sommes au DEVELOPPEMENT d’énergies renouvelables. Cette idée nous plaisait mieux, car ces subventions considérables mettent en difficulté toute l’industrie de production électrique. Vous ne parlez pas d’un autre avantage considérable accordé aux producteurs d’énergies renouvelables intermittentes : la priorité absolue qui leur est accordée pour apporter leur production sur le réseau, bien qu’elle soit aléatoire. A un moment où EDF – ainsi que la plupart des électriciens ayant construit des centrales : E’ON par exemple - doit faire face à une accumulation de difficultés, oui, il faut rechercher tous les moyens de supprimer dès que possible ces concurrences faussées : subventions, priorité d’accès au réseau, injustifiées sur une longue durée. Du même coup les Français seront satisfaits que la CSPE diminue très sensiblement sur leurs factures d’électricité. Sur le sujet du développement des renouvelables nous sommes réticents car en France où 85% (nucléaire + hydraulique) de l’électricité est produit sans émission de gaz à effet de serre, les renouvelables autre que l’hydraulique ne servent à rien sur le continent, sauf si l’on considère le nucléaire comme dangereux dans notre pays, ce qui n’est pas notre cas. Les renouvelables peuvent être utiles sur les îles, ou pour l’exportation vers des pays peu dotés en centrales nucléaires. L’électricité n’est pas un produit comme les autres. A tout moment la production doit être égale à la consommation pour que la fréquence reste rigoureusement égale à 50 Hertz. Il faut des réglages primaires, secondaires et tertiaires. Les ingénieurs compétents d’EDF expliquent à ceux qui veulent bien les écouter qu’UN PARC DE PRODUCTION DANS LEQUEL LA PART ACTIVE DES EOLIENNES DEPASSE 30% EST PROPREMENT INCONTROLABLE, car les éoliennes sont techniquement incapables de participer au réglage de tension et de fréquence. Si l’on en vient à dépasser ce chiffre le courant produit ne satisfait plus à tout instant aux normes de qualité indispensables à certaines utilisations. Certaines industries doivent quitter les pays où l’on commet cette grave erreur ! Comment l’ADEME – on aurait pu penser qu’on puisse lui faire confiance, mais ce n’est pas le cas – se permet-elle d’évoquer des scénarii jusqu’ à 100% de renouvelables ! C’est extrêmement grave car c’est pour cela que les politiques ont une analyse faussée et prennent des positions et des décisions erronées ! 2. INTERCONNEXION DES RESEAUX NATIONAUX Nous comprenons le souhait d’élaborer une politique européenne de l’énergie, avec des interconnexions appropriées aux frontières des réseaux nationaux. Mais attention : Les erreurs d’un pays ont alors des répercussions sur les pays voisins. Et les pays qui, comme l’Allemagne, ont eu l’imprudence de décider de mettre fin dans un délai rapproché au fonctionnement de leurs centrales nucléaires, et de développer à fond les éoliennes, rencontrent des difficultés considérables. Plus nous investissons dans ces interconnexions aux frontières, plus il devient facile de nous faire supporter les conséquences de leurs imprudences. Ils imposent à leurs voisins de brusques apports d’électricité qu’ils ne parviennent pas à écouler par leur réseau. Le gouvernement Valls envisage que nos centrales nucléaires (déjà les seules au monde qui se soient organisées pour pouvoir fonctionner non seulement en base, mais en semi-base) deviennent encore plus flexibles, puissent réduire ou augmenter leur puissance encore plus rapidement. Malheureusement ce serait au détriment de leur rentabilité et au prix d’une fatigue supplémentaire des matériaux. On ne le sait pas assez ; le vice-chancelier Sigmar Gabriel reconnaît que l’Allemagne subit de graves conséquences des décisions de la chancelière Angela Merkel en matière d’énergie. 3. ARCTIQUE SANCTUARISE Nous ne nous sommes pas prononcés : - D’accord pour éventuellement ne pas exploiter les ressources de pétrole et de gaz. - Mais les mines d’uranium du grand nord canadien, pour une bonne part découvertes par des géologues français et où la participation française est importante, sont propres, et essentielles pour l’approvisionnement en combustible nucléaire de nombreux pays. - Si l’on trouve dans les zones arctiquesvdes minerais de terres rares par exemple, surtout ne pas se priver de les exploiter ! 4. NUCLEAIRE Nous approuvons totalement l’annulation des décisions de la gauche quant à la fermeture de Fessenheim et de nombre de nos réacteurs existants. Et nous approuvons le soutien au développement de filières du futur (génération 4). Mais vous semblez oublier qu’ATMEA, le réacteur de 3ème génération de 1100 mégawatts, EPR en plus petit, développé par Areva et Mitsubishi, a besoin d’être CONSTRUIT dès que possible et si possible en FRANCE. On a assez reproché à Areva d’avoir pris sa première commande d’EPR à l’étranger, en Finlande (c’était pour éviter qu’elle soit passée à Westinghouse).Pour ATMEA nous avons une commande de principe de la Turquie, mais que vaut une commande turque ? Et ce n’est pas une commande en France. Une commande par la France est urgente car le concurrent d’ATMEA est le réacteur chinois Hualong 1 et il est déjà mis sur le marché. M. Proglio, ancien Président d’EDF, avait souhaité que ce soit un réacteur franco-chinois (et il s’opposait à l’ATMEA). Mais non : les Chinois se considèrent affranchis d’EDF et Framatome qui les avaient aidés depuis de nombreuses années, de même que Framatome s’était considéré affranchi de Westinghouse dans une situation semblable. Les Chinois, donc tout seuls, trouvent à placer ce réacteur Hualong 1, à commencer par le Royaume-Uni à la suite des EPR : » Nous, Chinois, participons au capital des EPR au Royaume-Uni, mais à condition qu’il soit prévu ensuite un Hualong 1 ! » C’est effectivement ce qu’on se prépare à accepter. Ainsi, si nous ne voulons pas être dépassés par le Hualong 1, il nous faut absolument faire la démonstration que notre ATMEA est un excellent concurrent avec, en plus, toute l’expérience française !

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