03 octobre 2017

Jean-Paul (Nord)

« Militaire de carrière, j'ai été formé dans un moule ou l'honneur, la parole donnée, l'exemple du chef et le sacrifice avaient un sens. La demande des citoyens d'une moralisation de la vie politique n'est pas née de rien. Où est le sens de l'intérêt général quand chacun ne vise que son intérêt personnel ? L'union fait la force, mais on assiste en permanence à des querelles d'egos qui provoquent la division. Où est la crédibilité de la parole publique quand chacun vend du rêve en sachant que ce ne sera qu'un rêve ? Où est l'intérêt général quand, à l'Assemblée, la gauche vote contre tout texte venant de droite et réciproquement ? L'opposition permanente et frontale est stérile pour le pays, elle ne satisfait que les professionnels du « jeu » politique, pas les citoyens. »

 

Gilles (Bas-Rhin)

« C'est avec entrain que je réponds à votre enquête. Concernant les valeurs mérite, travail, justice, exemplarité et patriotisme sont indispensables, la sécurité en résultera alors naturellement. L'économie est très importante, sans entreprises pas de progrès possibles. Sans bénéfices, les entreprises ne peuvent que péricliter. Il convient donc que le risque financier pris par les entrepreneurs soit correctement rémunéré. Sinon, qui continuera à prendre ces risques ? Rémunérer le travail pour permettre au salarié de vivre décemment est une nécessité, rémunérer les chômeurs suite à un licenciement aussi, mais de manière dégressive. Si le chômeur a un revenu presque égal au travailleur, pourquoi ferait-il l'effort de travailler ? »

 

Patrick (Indre-et-Loire)

« En complément au questionnaire rempli, je voudrais insister sur un élément qui me paraît important dans nos derniers « déboires » et annonce probablement les autres déconvenues à venir : notre parti n'est pas « managé » et n'a pas encore réussi à définir et à faire fonctionner un mode de leadership. Dans n'importe quelle entreprise ou association 1901, il y a un Président, un comité de direction ou un bureau, et des responsables avec des attributions précises ; chacun agit en fonction d'objectifs généraux et respecte des règles de gestion définies et acceptées par tous ; celui qui n'est plus d'accord, ou qui trahit l'objectif général, ou qui s'affranchit des règles communes est immédiatement sanctionné ou exclu.
Pour Les Républicains, nous avons besoin d'un leader, d'une équipe constituée autour de lui, d'une vision et d'objectifs quantifiés pour diriger « l'entreprise France ». Nous avions le projet solide de François Fillon il y a un an, mais les caciques du parti n'ont pas été capables de le reconnaître comme leader, ni d'en choisir un autre, ni à fortiori de constituer une équipe ; cette incapacité a abouti à la pire « décision » possible : demander à la « base » de désigner le candidat à la présidentielle. Cela nous a condamnés à la primaire, puis au cafouillage, et tout droit à l'échec pour une présidentielle qui nous était quasiment acquise un an avant. Le cafouillage de leadership s'est transformé en « foire d'empoigne » pour perdre les législatives. Ce n'est pas la peine de chercher les raisons de ces échecs dans des causes extérieures, ni de demander aux militants et sympathisants de donner des orientations à notre mouvement, si les comportements « suicidaires » de nos « têtes d'affiches » ne changent pas radicalement.
Quand aurons-nous des instances dirigeantes capables de choisir un leader en leur sein et de « manager » ensuite le mouvement sous son autorité ? Vous nous demandez d'indiquer notre préférence pour des priorités et des valeurs que nous aimerions voir émerger pour l'avenir ; je suis tenté de vous répondre « ordre et discipline », car ce qui nous caractérise aujourd'hui, c'est plutôt le contraire, et c'est paradoxal pour un mouvement qui se dit quelquefois de droite. En choisissant des mots comme « droite sociale », « libérale », « patriote », nous alimenterons en fait les querelles d'égos au sein de notre mouvement, chacune des « têtes d'affiches » se saisissant du mot qui lui semble avoir le plus de résonnance pour alimenter la « foire d'empoigne ». »

 

François (Rhône)

« Quelles sont les valeurs essentielles que Les Républicains doivent porter ? L'honnêteté, tant dans les comportements individuels que collectifs. Les autres points du questionnaire devraient tous faire partie des valeurs à défendre. »

 

Véronique (Nord)

« J'ai toujours été électrice de droite ; j'ai été militante et adhérente du RPR, puis de l'UMP jusqu’en 2006. Les dernières élections qui ont été pour moi comme pour tant d'autres très cruelles. Aujourd'hui, face au désastre de la présidentielle et de l'ensemble de la campagne, j'ai décidé d'adhérer aux Républicains pour me dire que tous ensemble nous pourrions peut être remettre la droite en actions pour gagner. »

« Je me permets donc quelques suggestions : tout d'abord, arrêter de regarder en arrière et avoir un fonctionnement moins basé sur le culte du chef. Etre au clair avec un projet concret et incarné réellement  : l'UMP, machine de guerre pour gagner, était surtout fait pour amalgamer des idées bien différentes : peuvent-elles vraiment toutes cohabiter au sein du même parti : il  faut peut-être être réaliste et accepter que des lignes trop différentes ne puissent coexister dans un seul et même parti. »

« Revenir à une droite sociale et juste : être attentif à toutes les générations, les cultures sans les braquer les unes contre les autres ;  plus juste pour les plus vulnérables, sans angélisme mais attachée à faire respecter les lois pour protéger les personnes : ainsi, respectueuse de toutes les dignités. Je pense notamment aux personnes clandestines : ces personnes sont dans une souffrance importante et quel que soit leur sort sur notre territoire, elles méritent le respect et un accompagnement digne. Le problème n'est pas les personnes, mais le sort qu'il leur est réservé dans leur pays d'origine et par les passeurs. Mais cela n'est qu'un exemple : il y en a d'autres sur le plan de la santé, du handicap... Le projet économique doit être juste : oui il faut aider à libérer les mais il faut être juste

«  Il faut être au plus proche des adhérents et militants et réellement à leur écoute. Il faut aussi plus de pédagogie envers les Français  : j'ai souvent eu l'impression d'une droite pour qui "ca va sans dire" alors que cela va mieux en le disant. Les projets sont souvent assez peu expliqués. Enfin, il faut permettre à chaque courant à l'intérieur du parti de pouvoir s'exprimer : j'ai pu avoir maintes et maintes fois le sentiment que le parti était aux mains d'un courant et qu'il était difficile de faire entendre une autre voix sans la voir se faire attaquer de toutes parts. »

« Soyons rationnels et pragmatiques : pouvoir reconnaître quand une loi ou un projet de loi est bon sans s'y opposer par principe : le but est bien de faire avancer notre pays et cela ne veut pas dire "tous constructifs"! Avoir un seul but : l'intérêt des français. »

« Enfin, être européen et croire en toutes les possibilités que nous offre l'Europe : la position est souvent trop floue à ce sujet. »

 

Corinne (Hauts-de-Seine)

« Tout d’abord, avez-vous véritablement envie de créer du commun et de tisser du lien avec le peuple ? A part cela, vos erreurs : le manque d'exemplarité et d'intégrité, les petits arrangements entre amis, les trahisons de certains ténors, la nomination d'Edouard Philippe a donné du crédit et de la sincérité aux actions de Emmanuel Macron, le manque de renouvellement des anciens LR, ne pas avoir donné la priorité à la jeunesse, ne pas avoir touché la jeunesse par un programme clair explicite, enthousiasme, fédérateur et cohérent, le manque d'ambition et d'opportunités pour tous ( personne ne doit désespérer de son avenir) laisser croire que le social est uniquement un thème de la gauche ( les jeunes ignorant que la droite LR en fait également ), laisser croire que la droite, c'est les riches et les élites qui s'aident entre eux, les politiques sont trop fermés, coincés trop entre eux. » 

« Pour redonner de la confiance : être plus accessible (créer du lien avec le peuple) ; plus populaire (favoriser les échanges, initiatives citoyennes…) - plus ouverts ( os bureaux politiques doivent enfin s'ouvrir aux militants et aux citoyens par tirage au sort), ne plus axer le programme LR uniquement sur l'économie et les impôts mais sur l'environnement, l'écologie, la préservation de la planète, mieux communiquer sur les réseaux sociaux pour expliquer la politique, campagne de phoning une fois par trimestre pour prendre la température du terrain, mise en place de boites aux lettres de doléances et boites à idées dans les villes. »

 

Jean-Paul (Ain)

« LR doit répondre aux attentes et aspirations d’une majorité de Français qui souhaitent rejoindre le niveau de vie et le faible taux de chômage des pays européens les plus performants. Il doit aussi assoir ses politiques sur la famille et les valeurs qui ont fait le rayonnement de la France dans le monde. Une majorité de Français en a marre des politiques laxistes et permissives menées depuis des décennies, du support des médias pour le « politiquement correct ». Les principales orientations de LR doivent être : une politique économique qui permette de ramener le taux de chômage à moins de 5% ; une politique d’aménagement du territoire qui mette un frein à la désertification du milieu rural ; une application du statut de Fonctionnaire aux seules fonctions régaliennes ; une lutte, sans merci, contre le communautarisme et l’islamisme ; une communication-vulgarisatrice sur le pourquoi des orientations prises. »

« Certes nous pouvons réaffirmer notre volonté de soutenir une économie libérale, mais cela n’empêche pas que l’Etat puisse jouer un rôle d’accélérateur d’initiative et d’aménageur du territoire.  Par ailleurs, pour beaucoup de Français, l’immigration non maîtrisée, le communautarisme et le développement de l’islamisme sont des problèmes pour lesquels aucun gouvernement n’a apporté de solution sur les 30 dernières années. 

« Enfin, la culture économique des Français est l’une des plus faibles d’Europe du fait de l’absence d’enseignement à l’Ecole et de médias non vulgarisateurs. Comment expliquer que le déficit budgétaire de la France ne pose aucun problème depuis 40 ans, qu’aucune voix ne s’élève à ce sujet, que les médias ne mettent pas en exergue cette tare française ?  Or nos amis suisses, allemands, suédois, ont soutenu des mesures draconiennes (réduction du nombre de fonctionnaires, régime unique de retraite, réduction train de vie de  l’Etat) visant à l’équilibre budgétaire et à la réduction de la dette de leur pays. Il est donc impératif que LR prenne les mesures pour assurer une vulgarisation des concepts économiques et financiers auprès des Français. »

 

Jeannine (Vaucluse)

« L’opposition frontale , systématique à Macron est contre-productive. Ayons le courage d'approuver une mesure ou une loi Macron quand cela correspond à ce que nous souhaitons, de nous opposer dans le cas contraire mais en faisant une contre-proposition immédiate afin de s'éloigner des postures. »

« Quelques sujets qui me paraissent importants : le budget va être discuté prochainement, l'endettement est un point majeur. L’école semble prendre un virage salutaire, à suivre de près. Il faut que l'élitisme républicain soit poussé au maximum, dans nos banlieues surtout . Mille-feuilles administratif : il faut transformer le "machin" qui coûte trop cher et ne pas affaiblir la commune qui me paraît la mieux reconnue des citoyens et constitue la présence de l'état au plus près du citoyen. Maintien à tout prix des services publics dans nos campagnes. Maîtrisons l'immigration, soyons intraitable avec l'islamisme et affirmons notre identité. Enfin l’Europe soit être un espace commun de partage de valeurs démocratiques et de choix économiques . Ce n'est pas un Etat supranational. »

« Voilà un petit aperçu de mes réflexions . Nous, militants, sommes très attentifs à ce que les uns et les autres dans notre parti Les Républicains vont dire et faire dorénavant . Ne nous décevez pas en querelles et batailles d'égos. »

 

Sylvie (Yvelines)

« Je présume que le questionnaire rempli par les adhérents montrera le ras le bol des militants devant la guerre des chefs quand eux se démènent lors des campagnes. Un ras le bol aussi devant une discipline de vote qui empêche l'expression des sensibilités qui ne sont cependant que le reflet d'une vraie démocratie. Ce n'est pas le programme de Fillon qui est la cause de la perte des élections, c'est l'incapacité des uns et des autres à se mettre autour de la table, et de l'amender dans ce qu'il pouvait avoir d'un peu " sévère" et surtout de faire œuvre de pédagogie pour l'expliquer aux citoyens qui n'avaient pas tous les éléments pour le comprendre. »

« Cessons également d'opposer les uns aux autres ; il n'y a pas de pensée unique ni de "bonne pensée". Nous sommes libres de penser et c'est notre force. Néanmoins quelques fondamentaux sont à rappeler : une définition de la laïcité claire et non bien-pensante, égalité des hommes et des femmes, respect de règles et discipline....cessons le politiquement correct et le vivre ensemble qui ne veulent plus rien dire dans certains quartiers qui souffrent de la violence. Je souhaite que les Français puissent compter sur des élus d'une droite responsable, moderne mais fière de ses valeurs et de son pays. »

 

Guy (Aveyron)

« Tout ce qui s'est passé depuis les primaires ne doit plus se reproduire. Il faut considérer que la Politique n'est pas un métier, et qu'elle doit rester pour chacun un engagement temporaire au service des Français. Plus de 15 ans dans une responsabilité politique est incompréhensible pour les Français. »

 

Sylvain (Seine et Marne)

« Quelques principes fondateurs que je rêve de voir appliquer un jour par un parti politique...

1er principe : Les mots : droite, libéral, entreprise, argent, travail, mérite  ne sont pas des gros mots. Pas plus d’ailleurs que : solidarité, empathie, tolérance, écoute, à condition de ne pas les dévoyer.

2ème principe : un libéral, c’est tout sauf quelqu'un qui prône la loi du plus fort. Un libéral, c’est quelqu'un  qui pense que l’État doit s’occuper des sujets où il est a priori compétent : justice, armée, police, éducation, et plus généralement infrastructures vitales. Pour le reste, on s’en remet à l’initiative individuelle dans un cadre très fortement régulé.

3ème principe : ce n'est pas parce que le FN apporte de mauvaises réponses à de bonnes questions que ces questions deviennent tabou. Répondre à ces questions, ce n’est pas se « lepéniser ».

4ème principe : la droite doit combattre le terrorisme intellectuel, la bien-pensance, le politiquement correct. Corollaire : ras-le-bol de voir les dirigeants du mouvement refuser de renvoyer dans  ses buts toute cette bien-pensance. Beaucoup de Français comme moi en ont assez de la dictature des journalistes

Enfin, former nos dirigeants à débattre et à argumenter, et à arrêter de se laisser marcher sur les pieds. »

 

Pierre (Tarn-et-Garonne)

« Je crois qu'il y a deux façons, aujourd'hui, de se réclamer de l'héritage du Général de Gaulle, même s'ils sont nombreux ceux qui revendiquent plus ou moins légitimement cet héritage, sur l'ensemble de l'échiquier politique. L'une est économique et l'autre sociétale ; elles ne sont pas exclusives l'une de l'autre. Par ailleurs, je pense que la pensée et l'action du Président De Gaulle s'inscrivait, avec la liberté et la vision qui le caractérisaient, dans deux direction notables. Sans revenir sur les difficultés de politique intérieure, auxquelles il dut faire face : les défis d'hier ne sont plus ceux d'aujourd'hui, il reste la philosophie et "l'idée de la France" qui ont animé son action à la tête de notre pays. Une philosophie, dont l'originalité tenait dans cette union (qui semble improbable aujourd'hui) entre libéralisme et progrès social ; cette idée de la France dont l'ambition était de (re)donner à notre pays son indépendance, son rayonnement, sa fierté. »

« Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des défis qui, d'une part, nous contraignent à penser notre réponse plus largement qu'en la réduisant à notre périmètre hexagonal. D'autre part, nous sommes tenus de résoudre des problèmes qui se manifestent sur des échelles de temps auxquelles nous ne sommes pas habitués et qui, largement, échappent à nos perceptions directe. Ces problèmes, ces défis sont de plusieurs natures. Les problèmes économiques : en particulier l'emploi, les mutations économiques, les questions éthiques qui en découlent (IA, big data, vieillissement etc.). Paradoxalement, je crois que ces problèmes sont conjoncturels, que les solutions qui s'imposent ne sont, tout compte fait, pas si éloignées les unes des autres au sein de notre famille et de nos alliés naturels voire de certains de nos adversaires, que la dette dont on parle tant, le chômage etc. ne sont pas des problèmes en soi mais des conséquences de choix ou plutôt d'absence de choix, de renoncements collectifs. Bref, aussi prégnants soient-ils, angoissants, difficiles à vivre pour nos compatriotes qui y sont confrontés, ils sont typiquement du domaine traditionnel du politique ; nos dirigeants sauront – je n'en doute pas – trouver les réponses, aidés en cela par les scientifiques, économistes, spécialistes divers ... et des communicants de talent. »

 « En revanche, les problèmes dits environnementaux me paraissent déjà beaucoup plus sérieux, moins parce qu'ils seraient d'une nature même qui les rendraient plus ardus à résoudre, que parce que l'échelle de temps pour les appréhender n'est pas celle du temps politique rythmé par la fréquence de ses élections. Nous, gaullistes, avons sur tous les autres un argument décisif à faire valoir : celui de notre héritage si nous savons en être dignes. Comment faire face au changement climatique qui s'annonce inéluctablement d'ici quelques dizaines d'années ? Comment anticiper le problème de l'eau ? Comment enrayer l'extinction des espèces à laquelle nous assistons ? Ces problèmes majeurs nécessitent d'inventer une nouvelle réponse politique fondée sur une nouvelle approche car les frontières ne nous protègent pas, le temps dans lequel ils s'inscrivent n'est pas de l'ordre d'une législature, ni même d'une génération. L'exemple américain, aujourd'hui, est révélateur : il faut inventer de nouvelles règles de fonctionnement de la démocratie qui mettent les décisions politiques, que la nécessité aura mises en place, à l'abri des aléas électoraux. »

 « Et puis, "l’irresponsabilité" (au sens juridique) des promesses, des engagements inconsidérés n'est plus tolérable. Notre famille doit bannir ces attitudes. À l'heure d'Internet, de l'information immédiate sur tout par tous, ces pratiques sont vouées, de plus, à l'obsolescence. »

 

Jean-Charles (Vienne)

« Gaulliste, membre du RPR, de l'UMP, puis aujourd'hui des Républicains, j'ai été le témoin, avec d'autres, des aléas et dérives de ma famille politique, dont le projet pour la France s'est peu à peu rabougri. C'est avec consternation que je l'ai vue s'enfermer, au fil des ans, dans de sempiternelles querelles internes, non pour féconder le débat, toujours légitime, mais le réduire à une « guerre des chefs » aussi inutile que désastreuse. Non content d'offrir le spectacle peu reluisant que l'on sait, nous nous sommes laissés enferrer dans une conception étriquée de la société, une vision frileuse de son avenir, cédant par trop à un tropisme toujours plus ''droitier''. »

« Nous avons oublié la vocation première du gaullisme, celle de rassembler les Français par-delà les appartenances partisanes ou catégorielles. Et il faut rappeler avec force que le gaullisme ne se confond pas avec la droite ! Or, il m'apparâit évident que la confusion faite à ce sujet depuis au moins une décennie est une faute politique fondamentale, qui explique pour une large part nos revers électoraux et le résultat de la dernière prédidentielle. Qui ne voit que l'abandon de la geste transpartisane du gaullisme, puissant rassemblement autour des valeurs de la République, a rétréci notre audience parmi nos concitoyens ? Nous devons remettre à l'honneur ce qui transcende nos égoïsmes particuliers, à savoir le volontarisme politique au service de la grandeur du pays et de l'intérêt général. »

« Avec Jacques Chirac, nous avons été soucieux du rôle régulateur de l'Etat dans la mondialisation comme vigilants sur les avancées de la construction européenne, les enjeux militaires, diplômatiques, culturels et environnementaux. Nous nous sommes faits les champions d'un monde multipolaire, riche de la diversité des peuples et des cultures qui le constituent. Notre message s'est  depuis peu à peu brouillé, dilué, recroquevillé, pour ne plus s'adresser qu'à des personnes inquiétes (parfois légitimement) des bouleversements de notre temps. »

« Il nous faut absolument réinvestir cette notion de progrès, à même de faire naître, y compris par des approches concrètes et protectrices, l'indispensable confiance. Notre condition humaine appelle à traduire dans les faits notre idéal de fraternité, à améliorer en permanence le ''vivre ensemble''. Au final, ce qui est en cause, c'est bel et bien la République ! Et la République, ce n'est pas l'alignement béat sur le credo libéral et sécuritaire, c'est d'abord et essentiellement un projet social, avec la conviction, intime et absolue, que sa mission première est d'être aux côtés des plus fragiles de nos concitoyens, de n'abandonner personne sur le bord du chemin. Le gaullisme est un refus de la fatalité, un « supplément d'âme » qui nous rend meilleurs face à l'adversité, qui nous donne courage, audace et espoir. Redécouvrons-le d'un regard neuf... »

 

Robert (Colmar)

« Dans l’organisation du parti Les Républicains, les militants ont-ils un statut ? Non. Ils devraient être une force de réflexion et de propositions constantes sur la base du volontariat. Il ne vous viendrait pas à l’idée de faire des plantations florales, par exemple, sans amender le sol avec du terreau. J’ose vous dire que le monde politique doit s’appuyer sur les Français et sur leurs initiatives et expériences respectives. »

« Si vous voulez refonder, faites comme les bâtisseurs : appuyez-vous sur des fondations solides et c’est là que les militants doivent avoir un rôle actif. Sinon, les partis politiques vont mourir. Vous voyez bien ce que donne un parti de bric et de broc comme LREM où un homme, soit dit en passant sans expérience, se voulant caporal et recrutant sur internet, a voulu compenser la qualité acquise par le temps, par la toile d’araignée moderne sans se préoccuper du fond mais en se focalisant sur la forme. »

« En résumé, le parti doit en urgence admettre que les militants citoyens doivent avoir un rôle non pas d’acteurs, car il ne s’agit pas de comédie, mais d’une véritable force de réflexion dans la recomposition de notre mouvement. Pourrions-nous montrer enfin, un visage de parti phare, propre à fédérer à nouveau la France et les Français par des initiatives aussi nombreuses que variées, dans l’air du temps, crédibles, incontournables par leur réalisme ? »

« La France attend de nous, non des micropartis ou des courants dans le parti, mais un bloc propre à relever ce défi : être en dix ans l’égal de l’Allemagne, avec une école qui forme et des entreprises riches avec des perspectives qui les conduisent à embaucher.  Je vous ferais d’ailleurs observer que nous avons eu une période où la droite a été au pouvoir sans avoir trop à l’esprit les soucis économiques et le courage nécessaire pour entamer les réformes courageuses comme nos amis allemand l’ont fait. »

 

Jacqueline (Frouzins)

« Si les Républicains sont décidés et montrent qu’ils veulent remettre de l’ordre dans notre pays, avec une meilleure garantie de la liberté entre les citoyens, rétablir une vrai justice, lutter contre l’immigration galopante, rétablir les vraies valeurs humaines, alors je les suivrais. Mais s’ils continuent à être timorés, à lutter entre eux pour savoir qui aura la meilleure place et qu’ils laissent s’installer sans rien dire une dictature macroniste, alors je m’abstiendrais. »

 

Michel (Sannois)

« Je dois vous dire que sur le fond, j’étais plutôt sarkozyste, mais que le programme de François Fillon, non édulcoré, m’avait fait voter pour lui aux deux tours des primaires parce qu’il avait une résonnance de réalisme et de vérité. J’ai également voté pour lui au premier tour des présidentielles, puis par civisme Macron au second. Aux législatives, le candidat de ma circonscription pour lequel j’ai voté aux deux tours a été battu sans déshonneur. Cela montre que si notre ambition politique pour notre pays sait se séparer des divisions et des querelles d’égo et de chapelles, nous pouvons espérer le renouveau pour l’avenir par le choix de quelques lignes directrices fortes et compréhensibles par tous et avalisées alors par les élections à venir. La vérité finira alors par l’emporter sur le mensonge et les balivernes. »

 

Clément (Ligugé)

« Je suis fier d’être de droite, mais être de droite ne signifie pas d’en être resté aux trente glorieuses. J’ai souvent fait part de mon désaccord à l’UMP sur les questions d’écologie. Je crois que la droite française a 50 ans de retard dans ce domaine. La récupération par Macron de Nicolas Hulot, de François de Rugy et bien d’autres, montre bien que la France a besoin de prendre beaucoup plus en compte les questions environnementales. Il suffit de regarder la moyenne d’âge des responsables « En Marche » et de son électorat pour tout comprendre. La dernière fois où j’ai été le plus scandalisé, c’est le rejet par le Sénat, de droite bien sûr, d’un amendement interdisant l’épandage des pesticides « tueurs d’abeilles ».

« Personnellement, j’attends du nouveau Président des Républicains, non pas qu’il soit un opposant forcené à Macron, mais qu’il soit très européen, qu’il défende l’Euro, qu’il ait une pensée plus écologiste et surtout qu’il défende notre culture pour que la France ne devienne pas un pays multiculturel ou communautaire. Voilà quelques réflexions sur l’homme que j’aimerais voir émerger à la tête de la droite. »

 

Alexandre (Paris)

« En tant que jeune adhérent, j’attends du parti qu’il se réveille enfin et propose à tous des solutions innovantes et se positionne comme une alternative nécessaire au redressement de la France, face au dictatorial Macron et à l’inquiétant front national.

Le parti Les Républicains doit incarner la droite dans son ensemble, du centre droit à la droite extrême, et ce faisant, se positionner comme des opposants clairs à Emmanuel Macron. En se sentant obligée de coopérer sur tout avec Macron, la droite a encore montré son incapacité à représenter son électorat et à défendre ses convictions. Qui aujourd’hui voudrait adhérer à un parti soumis à Emmanuel Macron et qui se réclame de l’opposition ?

Il faut que LR devienne un parti qui s’assume et parle aux français de fiscalité, de sécurité, de justice, mais aussi et surtout d’immigration, de laïcité, d’assimilation et de communautarisme, sans aucune gêne ni honte, ces sujets sont ceux qui tiennent à cœur à vos électeurs et qui décident leurs votes. Ils vous donnent leur confiance, prenez donc vos responsabilités! Il ne faut pas laisser les valeurs de la droite s’éparpiller entre En marche et le Front national, je ne peux l’accepter. »

« Il faut tout reconstruire de fond en comble, du nom jusqu’à l'organigramme, se débarrasser des vieux chefs qui ont pourri l’image de la droite, et repartir de la base, donner sa chance à cette société civile qui veut s’investir et surtout consulter le plus possible ceux qui croient en la droite, ses valeurs et ses convictions, c’est à eux de fixer la ligne idéologique du parti. Il faut instaurer une vraie démocratie de proximité, rapprocher le plus possible les élus des électeurs, et surtout rendre le parti lisible aux yeux de tous. En somme, il convient de transformer LR en un parti moderne, ouvert à tous ceux désireux d’y participer, afin qu’il devienne une plate-forme d’idées et d’innovations, au service du redressement de la France. Voici les réflexion d’un jeune adhérent inquiet de son avenir et de celui de la France et qui, malgré tout, croit encore en la droite pour redresser et réformer la France, mais encore faut-il que ce parti qui se réclame de droite s’assume bel et bien comme tel. »

 

Pierre (Gers)

« A côté des Insoumis, des nationalistes, d’En Marche, il subsiste Les Républicains avec encore une centaine de députés, la majorité au Sénat, des Présidences de Région, de Départements, de nombreuses Mairies. Et un outil, plus ou moins performant, plus ou moins solide qu’est le parti. Mais il existe. Et le principal actif est peut être, tout simplement le nom Les Républicains car il est porteur des valeurs essentielles partagées par la majorité des Français. Ce débat sur les valeurs, sur les valeurs républicaines essentielles  peut constituer pour le parti Les Républicains, dont le nom est plus que jamais le bienvenu, la trame de son projet de refondation :

-          Il faut gagner la bataille des mots.  Nous n’allons cesser d’être accusé d’être un vieux parti, d’être passéistes ou régressifs, de pratiquer la politique à l’ancienne, d’être réactionnaires ou populistes, insultes suprêmes. Donc face à cela il faut se reposer sur un corpus de valeurs solide et savoir l’exprimer avec intelligence et tact. Un travail sémantique est à faire sur ce point.

-          Il faut gagner la bataille des idées. Les exemples sont nombreux qui créent de plus en plus d’interdictions de s’exprimer sur tel ou tel sujet. L’intolérance est mise en permanence en avant pour discréditer toute pensée non conforme à la doxa ambiante

-          Il faut gagner la bataille du projet. L’expérience récente des projets présidentiels a montré, qu’on ne peut négliger les projets puisque, d’une part, le projet Macron a été entendu, même si le leadership de l’intéressé a joué un rôle majeur, et d‘autre part  LR a perdu sa crédibilité en changeant de programme entre la présidentielle et les législatives.

Le projet doit être clair, donc portant sur un nombre limité de sujets, et complet c'est-à-dire mettant en avant les questions identitaires puis les questions économiques. Tant il paraît logique de dire d’abord ce que nous sommes et voulons être avant de dire ce que nous souhaitons faire. Autrement dit la politique étant la gestion de l’homme dans la cité quel homme voulons-nous et quelle cité voulons-nous ? La filiation, le transhumanisme, l’immigration, la sécurité, sont des questions d’actualité brûlante. Il faut oser les affronter et y répondre. De même que le communautarisme qui constitue une organisation de la société différente de notre tradition républicaine. Ainsi nous devons rappeler que la république s’adresse aux citoyens et non aux groupes, aux communautés, ou aux minorités. Le respect de chacun dans sa diversité est l’enjeu même des Lumières, c’est la définition même de la liberté individuelle, mais il ne faut pas la confondre avec la multiplication des droits créances dont voudrait bénéficier telle ou telle minorité. Il est impératif d’être clair sur ces questions, d’être unis et d’avoir un positionnement spécifique. »

« Le fonctionnement est sans doute plus affaire de comportement que de textes. En effet les statuts de LR sont bien plus ouverts et démocratiques que ne l’étaient ceux de l’UMP… sauf que la pratique est éloignée du texte car elle est restée : Très centralisée ; Avec un conseil national très peu démocratique ; Sans écoute de la base ; Avec des relances financières intempestives des militants ; Avec une commission des investitures boîte noire soumise aux lobbies extérieurs et sans dialogue constructif ; Avec des responsables nationaux qui n’ont aucune considération pour les responsables locaux et aucun dialogue organisé. On peut changer les textes, on peut en imaginer d’autres faisant plus de places aux jeunes, à la parité, à la rotation des responsables  mais cela ne servira à rien si l’on n’a pas défini auparavant ce que l’on attend d’un parti politique. Plusieurs définitions sont possibles :

-          Un parti limité en adhérents, de style think-tank, porteur d’idées et d ‘un projet. Il est centralisé, plutôt composé d’experts, de militants motivés et d’élus.

-          Un parti bien ciblé sur une thématique forte à savoir les valeurs traditionnelles de la droite ou une autre thématique avant tout européenne et sociale.

-          Un parti de masse, fort des 20% de Français qui ont suivi Fillon, donc un parti de rassemblement, donc un parti libéral conservateur. Conservateur de nos valeurs républicaines mises en avant, non négociables mais tourné vers l’avenir économique et social donc vers ceux qui le représente. Donc un parti qui doit renouveler ses militants lesquels aujourd’hui ne représentent le corps électoral ni en âge, ni en activités, ni en répartition géographique. Mais en évitant d’être un parti qui cible, afin d’être un parti qui cherche à aller vers le peuple.

Inévitablement se pose la question du leadership car les militants et sympathisants, comme les medias aiment bien savoir qui est le chef. Et qui est potentiellement le prochain candidat à la présidence de la république. Mais il est possible de dissocier et de cesser d’avoir des structures qui sont autant d’armées mexicaines (plus de 90 personnes au bureau politique). En outre ce n’est pas parce que l’on est député ou ancien parlementaire que l’on doit avoir une place privilégiée dans les instances du parti. »

« La droite n’est pas foutue. Mais il y a  du boulot…pour re-naître. Ce qui suppose dans le cadre d’un parti de masse, large, populaire car vivant et ouvert, après une organisation qui a échoué, ou tout au moins qui a évolué moins vite que son environnement, de revoir les idées, les structures et les procédures. »

 

Pierre (Paris)

« Les débats qui ont marqué les dernières élections se sont réduits pour l’essentiel aux questions économiques liées à la lutte contre le chômage et à la dépense publique. Celles-ci ont pris le pas sur la confrontation des idées et des choix de

société. Les candidats autant que les médias ont eu leur part de responsabilité dans cet état de fait. Les élections ont fait émerger un paysage politique inédit. Le Parti socialiste s’est effondré. Deux partis populistes se sont consolidés aux extrêmes. Un puissant mouvement central a émergé et s’est imposé. En dépit de l’acharnement médiatique contre François Fillon, la résistance des Républicains a démontré la solidité du socle électoral de la droite et du centre. »

« Ce contexte peu engageant impose à notre famille politique de se positionner clairement sur le terrain des idées. Il importe de mettre en avant nos convictions et nos principes. Nous nous différencierons ainsi des autres acteurs de la scène politique, idéologues sectaires ou gestionnaires. Plutôt que de se contenter de messages aseptisés, les Républicains doivent retrouver et afficher leur identité.

Notre mouvement est le produit du regroupement de deux partis politiques issus du gaullisme et du libéralisme politique. Ce double héritage s’exprime sous la forme d’un certain nombre de valeurs. Celles-ci ne constituent pas un schéma explicatif global. Elles ont pour point commun de faire appel à l’intelligence et au courage plutôt qu’à la simplicité et au confort :

- La liberté et la responsabilité : ces notions interdépendantes sont les fondements du libéralisme.

- La valorisation du travail : depuis quatre décennies, les gouvernements ont fait le choix du chômage en rigidifiant le marché du travail et en usant d’une politique palliative faite d’allocations et de traitement social. Le dogme de la protection des salariés a entrainé la pénalisation des chômeurs et des travailleurs précaires. Le code du travail en France est le plus épais du monde et constitue un frein à l’initiative entrepreneuriale. Il est temps de rappeler que la valeur travail occupe dans toute société une place fédératrice. Elle est au service d'une cohérence sociétale. La valorisation du travail se traduit par une conception organisée du savoir-vivre ensemble et par une articulation des rôles sociaux. Par opposition à la vision archéo-marxiste selon laquelle le travail est une aliénation, il convient de mettre l’accent sur la reconnaissance, la considération et la dignité que confère le travail. C’est un lieu commun de considérer que toute politique économique doit avoir pour objectif la diminution du chômage. Encore faut-il dépasser le stade des incantations et engager le réformes courageuses qu’impose la situation.

- La subsidiarité et le renforcement de l’autorité de l’État concentré sur ses fonctions régaliennes : parallèlement à la vision d’un État qui cherche à se mêler de tout, ces dernières années ont montré de nombreux reculs de la République et une déliquescence de la parole publique. Citons notamment l’incapacité à maîtriser les flux migratoires, l’accoutumance aux errements et retards d’une justice sinistrée, l’impuissance à réprimer efficacement la délinquance et les incivilités, la démission trop longtemps manifestée face à certaines pratiques liées à l’Islam (niqab, prières de rues, polygamie, imams salafistes, etc.).

- L’affirmation de l’identité nationale : en 1882, lors d'une conférence sur le thème « Qu'est-ce qu'une nation ? », Ernest Renan, affirmait que si les points communs visibles portant sur « la race, la langue, les intérêts, l'affinité religieuse, la géographie, les nécessités militaires » contribuent à créer des liens parfois puissants entre les individus, ils ne suffisent pas à définir la nation. Celle-ci est pour lui avant tout « une âme, un principe spirituel », se résumant « dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune ». Ce consentement, galvaudé sous l’expression bancale de « vivre ensemble », est aujourd’hui régulièrement remis en question par une part significative de la population. 

Le volontarisme : mener et assumer une politique liée aux valeurs de la droite et du centre nécessite de la résolution et de la constance. Notre pays subit la dictature du politiquement correct qui tient trop souvent en échec la volonté des électeurs. Une large majorité du milieu médiatique est de longue date hostile aux valeurs dites « de droite ». Un sondage publié le 23 avril 2001 s’était intéressé au penchant politique des journalistes. La conclusion était sans appel : « Les journalistes sont à une écrasante majorité de gauche. » L'étude

révélait les intentions de vote des journalistes d’actualité à la présidentielle de 2002. Elle donnait un sous-total de 63 % pour la gauche et de 6 % seulement pour le centre et la droite. Plus récemment, la présidence de Nicolas Sarkozy a suscité un déchainement médiatique inédit sous la Ve République. Ce n’est pas non plus un hasard si le candidat de la droite et du centre a été laminé par les journalistes lors de la dernière élection présidentielle.

L’issue d’une campagne marquée par l’agressivité des médias et certaines maladresses formelles, François Fillon a obtenu 7.213.000 voix, soit 20% des suffrages exprimés. Il lui a manqué seulement 1,29% des voix, soit 465.000 suffrages pour figurer au second tour. Ce résultat est paradoxalement encourageant pour le message de rigueur et de résilience dont il était porteur. Au-delà des questions de personne, l’affichage de notre héritage gaulliste et libéral et des valeurs qui en sont issues permettra de rassembler des Français qui n’adhèrent ni à l’inconsistance idéologique du parti au pouvoir, ni à la facilité des schémas explicatifs simplistes et archaïques que leur proposent les formations extrémistes. C’est sur la base de ces valeurs que pourra se fonder le projet des Républicains. »

 

Geoffrey (Gironde)

« Du point de vue de la ligne politique, il faut redevenir un parti populaire de droite s'adressant aux employés, aux classes moyennes et à la France périphérique. Cette France qui souffre et qui vote FN malgré l'impasse que ce parti représente. Pour cela, il faut assumer des valeurs patriotes, de défense de la famille et être ferme sur la sécurité, l'immigration et l'identité contre le conformisme et la bien-pensance de nos élites incarnées par l'actuel gouvernement. C'est ainsi que l'on doit clarifier auprès de nos électeurs que nous ne sommes pas solubles dans En Marche et que notre mouvement est un parti d'opposition à Emmanuel Macron.

Du point de vue des idées, nous devons, je pense, avoir un programme économique libéral qui assume une baisse massive des impôts et des charges ainsi que de la dépense publique notamment dans les dépenses d'assistanat. Mais il faut veiller à ce que cette politique ait une dimension sociale et soit équilibrée. Il faut, je pense, faire attention à l'ubérisation du marché du travail qui se base sur un progressisme théorique pour au final diminuer les droits des salariés et créer entre eux une forme de servitude volontaire. Sur le plan sociétal, il faut assumer des idées conservatrices sur l'éducation et la famille. De ce point de vue, respectivement, les vieilles méthodes d'apprentissage et le modèle familial ont prouvé qu'ils étaient les plus protecteurs et les plus efficaces. Notre famille politique ne doit absolument participer à cette course sans limite vers la destruction de notre modèle de société. Enfin, nous devons avoir un programme sans concession sur les questions de sécurité et pratiquer la tolérance zéro en matière de lutte contre la délinquance avec des réponses judiciaires plus sévères.

Enfin, concernant l'organisation de notre mouvement, il faut d'abord abandonner le système des primaires ouvertes à tous les électeurs. En effet, avoir des électeurs de gauche venus pour choisir notre candidat et se parjurer fait qu'au final, il y avait derrière notre candidat un rassemblement hétéroclite qui a volé en éclats dès la première difficulté. Ainsi, il faut un corps électoral plus restreint mais qui sera plus cohérent. Néanmoins, notre mouvement doit s'élargir pour atteindre l'objectif ambitieux d'avoir plus d'un million d'adhérents et de devenir un vrai parti de masse. Notre mouvement doit plus se voir comme une galaxie que comme un simple parti politique, à l'image du Parti Républicain aux Etats-Unis. Pour cela, nous devons nous appuyer davantage sur les fédérations professionnelles pour élargir notre cercle de sympathisants tout comme avoir notre propre cercle de réflexion politique et ne pas déléguer cela à des instituts extérieurs. »

 

Claire (Yvelines)

« Il faut continuer de faire de la sécurité des Français une priorité. »

« Il faut s'occuper des zones désertées de notre territoire. Je pense que nous avons occulté le fait, qu'en France, beaucoup de gens n'avaient que trop peu pour vivre : la France profonde, celle des campagnes, oubliée ; les villages, où les commerces ont fermé, ainsi que l'école et la poste, où le boulanger passe avec son camion 1 ou 2 fois par semaine, des personnes âgées qui vivent de rien, des agriculteurs qui se suicident tous les jours. »

« Notre agriculture doit évoluer vers la qualité, le lait doit être rémunéré à sa juste valeur et nos agriculteurs doivent vivre décemment de leur travail. Il ne faut pas laisser l'écologie à la gauche ni à l'extrême gauche. »

« Il faut dénoncer la maltraitance animale. D'une manière générale, les abattoirs ne doivent pas être des lieux de rituels. Nous sommes dans un pays laïc. La maltraitance animale quelle qu'elle soit doit être punie sévèrement. »

 

Christophe (Hauts-de-Seine)

« En tant qu'entrepreneur, je considère que la plupart des verrous à la compétitivité de notre industrie ne relèvent pas forcément d‘un manque de compétences scientifiques, techniques ou managériales, mais de règlements mal connus, mal compris, mal déclinés à partir de directives européennes. Et d'un manque flagrant de visibilité et de liberté que pourraient - et même devraient - donner les pouvoirs publics. »

 

Richard (République dominicaine)

« Les Gaullistes de notre parti étaient issus de la diversité du peuple de France et suivaient ses principes. Depuis un certain nombre d'années se sont infiltrés des opportunistes qui ont rongé notre parti de l'intérieur. »

« Il faut profiter de ces moments d'analyse de nos échecs, de nos problèmes, de notre futur pour chercher l'origine de nos maux. Sachons regarder notre héritage. »

« Les Enarques sont des gens brillants mais, de par leur formation, leur engagement dans la politique a entraîné de graves dysfonctionnements dans nos partis. Le même phénomène existe au PS. Osons en tirer les conséquences. »

 

Mathieu (Essonne)

« Je considère que c'est maintenant et dans cette période cruciale que l'opposition LR doit rebondir, se reconstruire sur une ligne politique claire et affichée, fière de ses valeurs, tout en luttant contre le « tout-macronisme » qui a déjà débuté. (…) je souhaiterais vous signaler que j'ai participé avec grand plaisir au premier Atelier de la Refondation, hier soir rue de Vaugirard, introduit de manière remarquable et lucide par M. Bernard Accoyer. J'espère que « l'exercice d'introspection » va se poursuivre et se développer en toute franchise, car pour être direct - veuillez m'en excuser, certains propos m'ont interpellé hier notamment le fait que la première demi-heure, loin d¹être consacrée aux véritables raisons de l'échec (la guerre des chefs ?) devant conduire à un débat d¹idées en vue de la (re) définition d'un cap politique, était dédiée aux raisons complaisantes du succès de M. Emmanuel Macron. »

 

Karin (Vaucluse)

« Je pense que pour réussir à redynamiser le parti, il faut repartir de la base, c'est-à-dire parler avec les militants, parler avec vos électeurs, plus les impliquer... Donc voici ma question: nous ne sommes pas tous de Paris, la France périphérique se sent oubliée, ne serait-il pas intelligent d'instaurer des ateliers dans toute la France afin de vous rapprocher de la population et que nous vous ouvrions les yeux sur notre quotidien? La société civile a envie de s'impliquer, alors profitez en... »

 

Olivier (Aude)

« Clarifiez la situation avec les différents courants, changez les têtes, ne vivez plus de la politique, soyez à droite, changez de nom, écoutez vos adhérents, décentralisez, inspirez-vous des droites européennes... »

 

Annie (Puy-de-Dôme)

« Une candidate LR de mon département est venue à notre rencontre dans les petits villages de la circonscription où elle se présentait, en camping-car sur la place des villages ! c'était la première fois qu'un candidat nous rendait visite chez nous ! se rapprocher du peuple de toutes les catégories sociales, prendre le temps d'écouter les gens, voilà ce qu'il faut faire ! Je pense que malgré sa défaite, cette femme a de l'avenir. Il faut du temps, mais c'est en allant au-devant des gens et en prenant le temps de les écouter que les candidats LR pourront refaire surface ! »

 

Jean-Christophe (Vosges)

« Ouvrez, renouvelez, organisez mieux, dialoguez avec tous les Français, faites un parti des gens, qui parle aux gens de tous les territoires français. Vive Les Républicains ! »

 

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