14 avril 2017

Depuis le début de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron multiplie les ambiguïtés et les revirements. Candidat autoproclamé du « ni gauche, ni droite » mais digne héritier de François Hollande, il est en fait l'homme des zigzags permanents, par opportunisme et par absence de colonne vertébrale idéologique. Après cinq années de navigation à vue avec François Hollande, la France ne peut pas se permettre de confier son destin à Emmanuel Macron. Elle a, au contraire, besoin d'un cap clair.

1. MACRON : SOCIALISTE ?

« Moi je suis socialiste, et je l'assume. Être socialiste aujourd'hui me paraît être une nécessité de bâtisseur. »
Intervention au Sommet de l'économie organisé par Challenges et Osons la France, le 04/12/14.

« L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste. »
Visite au Puy-du-Fou le 19/08/16

2. MACRON : RESPONSABLE DE LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE DE FRANÇOIS HOLLANDE ?

« En 2012, on augmente les impôts de manière substantielle, et je crois en effet qu'il ne faut pas se masquer derrière ses responsabilités et j'y ai tout à fait ma part. »
Des Paroles et des Actes, le 12/03/15

« Quand vous êtes Premier ministre ou Ministre, vous êtes responsable. Par contre, les deux premières années du quinquennat, j'ai été conseiller. J'ai donné des conseils qui ont été suivis, d'autres non. Je ne suis pas responsable politiquement. »
Emission Vie Politique, le 11/12/16

3. MACRON : POUR OU CONTRE LE SERVICE MILITAIRE ?

« L'armée n'est pas faite pour suppléer aux carence s du dispositif national de sécurité, ni aux défauts de notre système éducatif. »
Révolution, p.188

« Nous créerons un service militaire obligatoire et universel d'un mois. »
Programme Défense mis en ligne le 28/03/17

4. MACRON : POUR OU CONTRE LA PEOPOLISATION DES POLITIQUES ?

« Il y a aujourd'hui une connivence qui existe entre le monde politique et le monde médiatique dans laquelle je ne me complais pas. Cette génération, de gauche comme de droite, a beaucoup vécu avec les médias . Je n'ai pas d'amis journalistes, je ne fais pas de connivence, je ne fais pas de confidence. »
Interview à Mediapart, le 02/11/16

... tout en multipliant les unes de Paris Match. Macron a d'ailleurs admis avoir fourni lui-même les photos à l'hebdomadaire.

5. MACRON : POUR OU CONTRE NOTRE-DAME-DES-LANDES ?

« Il y a eu une consultation référendaire, il y a des gens qui ont voté. On a consulté le peuple, il s'est exprimé, je suis pour respecter cette décision. »
Interview sur France Inter, le 01/02/17

« Je n'ai pas dit que j'étais favorable au projet de Notre-Dame-des-Landes sur France Inter. [...] Je me donne six mois après l'élection. »
Entretien avec WWF, le 09/02/17

6. MACRON : POUR OU CONTRE LE DIESEL ?

« Il ne faut pas faire la chasse au diesel. »
Déplacement sur le site de l'équipementier automobile Bosch à Onet-le-Château dans l'Aveyron, le 08/08/16

« Chaque année, j'augmente un peu la fiscalité sur le diesel. »
Entretien avec WWF, le 09/02/17

7. MACRON : POUR OU CONTRE LE NUCLÉAIRE ?

« Le nucléaire est un choix français, est un choix d'avenir. »
Discours au World Nuclear Exhibition du Bourget, le 28/06/16

« Je veux réduire la part du nucléaire. »
Emmanuel Macron, 6 avril 2017, l'Emission politique

8. MACRON : POUR OU CONTRE LA LÉGALISATION DU CANNABIS

« La légalisation du cannabis a des intérêts et une forme d'efficacité. De ce point de vue le sujet est ouvert et doit être considéré. [...] Je ne suis pas contre. »
Interview sur France Inter, le 04/09/16

« Je ne crois pas à la dépénalisation des « petites doses » ni aux peines symboliques. Cela ne règle rien. »
Interview dans Le Figaro du 16/02/17

9. MACRON : POUR OU CONTRE LE DÉPART DE BACHAR EL ASSAD ?

« Il faut une intervention pour sanctionner ce qui a été fait. [...] Ma volonté, c'est la sortie du pouvoir de Bachar el Assad. »
6 avril 2017, l'Emission politique

« Je suis en désaccord avec ceux qui veulent éradiquer tout de suite Bachar El Assad. »
6 avril 2017, l'Emission politique

10. EMMANUEL MACRON : POUR OU CONTRE LA SUPPRESSION DES 35 HEURES ?

« Quand on est jeune, 35 heures ce n'est pas long. Il faut donc plus de souplesse, plus de flexibilité. »
9 novembre 2016, Le Nouvel Observateur

« La durée légale du temps de travail restera à 35 heures. »
10 décembre 2016, meeting à la Porte de Versailles

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