16 janvier 2017

Manuel Valls a été pendant près de trois ans, le Premier ministre de François Hollande. Il n'a eu de cesse de se poser en réformateur, en chantre du social-libéralisme. À présent, candidat à la primaire socialiste, il participe à la surenchère qui consiste à être toujours plus démagogique. Au final, il recycle les vieilles recettes de François Hollande en promettant tout et son contraire avant l'élection, mentant éhontément aux Français.

Lors du lancement de sa campagne électorale, Manuel Valls claironnait qu'il assumait l'ensemble du bilan de François Hollande. À ce compte-là, la sanction des urnes risque d'être à la hauteur de l'échec socialiste.

Manuel Valls se veut être le candidat de la fermeté face à la délinquance. Son bilan plaide contre lui !

Entre 2012 et 2016, les atteintes volontaires aux personnes ont augmenté de 15 %, tandis que les cambriolages ont explosé de 12,5 %, en zone urbaine, sur la même période. Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, puis Premier ministre, est le premier responsable de cet échec à protéger les Français et leurs biens.

Lorsqu'il affirme avoir augmenté de 5 000, les effectifs de la police et de la gendarmerie, Manuel Valls trompe les Français. Entre la fin 2011 et la fin 2015, selon la Cour des comptes, le nombre de policiers et gendarmes a reculé de 868 personnes. Il est donc particulièrement cynique de la part de Manuel Valls de promettre la création de 1 000 emplois supplémentaires de policiers et gendarmes par an, alors même qu'il fut incapable de le faire à Beauvau !

Le projet de Manuel Valls prévoit la construction de 10 000 places de prisons. Il se moque des Français. Tout d'abord, cela ne suffirait pas à résoudre la question de la surpopulation carcérale, tant ce nombre est insuffisant. Ensuite, en tant que ministre de l'Intérieur, il fut incapable d'empêcher le gouvernement socialiste de revenir sur la construction de places de prisons décidée par Nicolas Sarkozy et François Fillon en 2011-2012.

Manuel Valls promet « une renaissance démocratique », annonçant l'exact contraire de tout ce que fut son action à Matignon

Manuel Valls a été le Premier ministre du « coup de menton ». Ne disposant d'aucune majorité stable et solide à l'Assemblée nationale, il a été contraint de brusquer les parlementaires, à coup de 49.3 et de procédure accélérée, au mépris du débat démocratique.

En ayant recours à six reprises à l'article 49.3 – qui permet l'adoption sans vote d'un texte de loi en engageant la responsabilité gouvernementale –, Manuel Valls se classe dans le top 5 des Premiers ministres ayant le plus recouru à cet outil constitutionnel. Comment ne pas croire à une posture lorsque, aujourd'hui, il propose purement et simplement sa suppression ?

Manuel Valls affirme qu'au cours du quinquennat de François Hollande, le gouvernement aurait « profondément simplifié l'architecture de notre territoire ». Plus rien n'arrête Manuel Valls dans ses mensonges ! En accroissant une nouvelle fois le mille-feuille administratif et en ajoutant des strates, la loi Notre a sérieusement déstabilisé les territoires. Par dogmatisme, les socialistes ont voté la suppression du conseiller territorial qui permettait de rapprocher les élus régionaux des préoccupations des citoyens !

En promettant d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, Manuel Valls se moque des électeurs !

Manuel Valls est comptable du bilan de François Hollande. Il fut un élément central de sa campagne électorale en 2012, un ministre majeur de ses premiers gouvernements, puis son Premier ministre. Le bilan de François Hollande, c'est celui de Manuel Valls. Ne nous y trompons pas !

En 2012, puis en 2013, le pouvoir d'achat des Français a diminué de respectivement 0,9 % puis 0,1 %. Pour rappel, jamais entre 2007 et 2012, même au plus fort de la crise financière et économique, le pouvoir d'achat n'avait reculé. Manuel Valls fait preuve d'indécence en se posant comme le défenseur du pouvoir d'achat des Français, alors qu'il n'a eu de cesse de participer, depuis 2012, à l'appauvrissement des ménages.

Après avoir augmenté les impôts de près de 50 milliards d'euros depuis 2012, Manuel Valls essaie de nous faire croire qu'il sera le candidat de la baisse de l'impôt sur le revenu. Alors que l'Allemagne a prévu de le réduire de 15 milliards d'euros en 2018, Manuel Valls se moque des Français en annonçant la baisse de l'impôt sur le revenu après l'avoir considérablement augmenté.

Le comble du cynisme reste la promesse de redéfiscaliser les heures supplémentaires ! Après avoir contribué à faire supprimer ce dispositif qui avait permis à 9 millions de foyers d'augmenter leur pouvoir d'achat, il se pose en pseudo-candidat de leur rétablissement. Manuel Valls n'éprouve décidément aucune honte : il propose tout ce qu'il a combattu précédemment.

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