16 janvier 2017

Ne l'oublions pas, Emmanuel Macron a un bilan. Concepteur du volet économique du projet présidentiel de François Hollande, chef d'orchestre de son application en tant que secrétaire général adjoint de l'Élysée puis comme ministre de l'Économie, il a été l'architecte du matraquage fiscal, dont l'une des conséquences est la très forte hausse du chômage depuis 2012 et l'atonie de la croissance !

En guise de « révolution », M. Macron recourt aux vieilles recettes socialistes : augmenter encore les impôts pour tous les Français

M. Macron est le concepteur des nombreuses augmentations d'impôt décidées par le gouvernement de François Hollande. Depuis 2012, ce sont près de 50 milliards d'euros de taxations supplémentaires qui ont été imposées aux Français. Emmanuel Macron est donc le candidat du matraquage fiscal ! Pour 2017, il ne propose rien d'autre que de continuer.

Le phénomène Macron repose sur un enthousiasme juvénile, une mise en scène mystique et la promesse d'un message universel. Il a pour objectif de sauver la France, l'Europe et le monde. Sa méthode : augmenter de deux points la CSG !

Derrière toutes ces gesticulations et ces artifices, le programme de M. Macron est lacunaire, fait de revirements et de renoncements. La seule chose à retenir est la hausse massive de la CSG sans aucune mesure d'économie prise pour redresser les comptes publics.

Au moment de son départ du ministère de l'économie : 1199400 chômeurs supplémentaires par rapport à mai 2012 !

Après avoir été le ministre du chômage, M. Macron voudrait nous faire croire qu'il pourrait être le président du plein-emploi. Qui peut-il convaincre tant la supercherie est énorme ? Et les solutions qu'il propose ne sont rien d'autre qu'un vaste écran de fumée.

M. Macron propose de transformer le CICE, dont il a été le concepteur, en baisse pérenne de 6 points de charges pour les entreprises. Rappelons que lors de la création de cette « usine à gaz », Les Républicains avaient proposé une baisse de charges en lieu et place d'un crédit d'impôt, solution refusée par les socialistes.

Son objectif est de diminuer l'écart entre le salaire brut et le salaire net, en supprimant les cotisations maladie (5,5 milliards d'euros) et les cotisations chômage salariales (13 milliards d'euros), compensé par une hausse de 1,7 point de CSG (20 milliards d'euros). Le produit d'une telle hausse de la CSG serait donc supérieur aux baisses de charges. Matraquage fiscal quand tu nous tiens !

Pour compenser cette mesure, le choix de la CSG est le plus mauvais. Alors qu'une hausse de 2 points de TVA, comme le propose François Fillon, correspond à 15 milliards d'euros, une hausse de près de 2 points de CSG représente un effort de près de 20 milliards d'euros de transfert. Augmenter la CSG revient à taxer davantage les revenus des retraités. Pour M. Macron, la solution est toute trouvée : « Ils feront un effort pour leurs enfants et les petits-enfants ». Alors qu'augmenter la TVA, c'est taxer davantage les importations et redonner de la compétitivité à notre économie.

Emmanuel Macron veut casser l'assurance-chômage !

M. Macron veut créer un « droit au chômage », tous les 5 ans, pour les salariés qui décideraient de démissionner. Quelle est donc cette logique alors même que nous souffrons d'un chômage de masse ?

Cette mesure dévalorise tout simplement le travail, dans la continuité de l'action de François Hollande. Concrètement, Emmanuel Macron invente un « permis de démissionner sur fonds public ». Il dévoie le principe de l'assurance chômage. Il substitue à l'assurance chômage « l'assistance chômage ». S'il est aujourd'hui essentiel de réformer l'assurance chômage, nous ne devons pas pour autant détruire le caractère assurantiel du chômage.

Ajoutons que cette mesure contribuera à alourdir encore le déficit de l'Unedic sachant que M. Macron ne propose aucune piste de financement... Encore une façon de promettre la lune sans jamais expliquer comment la décrocher !

Le régime de l'assurance chômage est, en effet, déficitaire de 4,4 milliards d'euros en 2016.

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