20 janvier 2017

Certains candidats à la primaire de la gauche et de nombreux ministres socialistes proposent la dépénalisation du cannabis. Mettant en péril la santé de nombreux jeunes Français et refusant de faire face aux délinquants dont les trafics minent la vie de nombreux quartiers, ils préfèrent que l'État recule et que la loi capitule. La santé des Français mérite mieux que ces fausses bonnes idées.

Face au fléau de la drogue, Benoît Hamon, Sylvia Pinel, Jean-Luc Benhamias et François de Rugy proposent la légalisation du cannabis !

Parmi les candidats à la primaire de la gauche, Benoît Hamon, Sylvia Pinel, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy souhaitent une légalisation du cannabis.

En décembre 2016, Benoît Hamon affirme que son projet serait de légaliser la consommation de cannabis : « Ma position, c'est la légalisation du cannabis, pas simplement la dépénalisation d'usage ».

Cécile Duflot, ancienne ministre du gouvernement, partage l'avis des candidats de gauche sur la légalisation du cannabis. Selon elle, « il faut considérer que le cannabis, c'est comme l'alcool et le tabac, même régime. »

Vincent Peillon, Emmanuel Macron et de nombreux ministres souhaitent l'ouverture d'un débat sur la dépénalisation du cannabis

Interrogé en 2012 sur le fait de savoir s'il fallait ou non dépénaliser cette drogue, Vincent Peillon, alors ministre de l'Éducation, avait répondu : « Cette question est posée et je souhaite que l'on puisse avancer sereinement ». Le socialiste estime aujourd'hui qu'il s'agit d'un « débat qui mérite d'être ouvert ».

L'actuel ministre de l'Intérieur, Bruno le Roux, a également longtemps souhaité l'ouverture d'un débat sur ce sujet. En octobre 2015, il déclarait : « Je suis toujours pour qu'il y ait une réflexion. J'aimerais qu'on arrive à un consensus pour ouvrir le débat sur cette question. »

Dans son livre « Révolution », Emmanuel Macron se prononce pour la dépénalisation du cannabis : « L'usage et la détention de cannabis en deçà d'une certaine quantité, comme certaines infractions formelles du code de la route (défaut d'assurance automobile par exemple), doivent-ils nécessairement relever des tribunaux correctionnels ? » Il poursuit en indiquant : « On pourrait tout à fait considérer que le régime des contraventions serait suffisant pour sanctionner ces comportements. »

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie a déclaré souhaiter que « le Parti socialiste ouvre un débat sur la fin de la prohibition du cannabis » car selon lui, « dans beaucoup de quartiers, une contre-culture s'est installée » et « la loi est bafouée, malgré les forces de police, malgré l'intention de la justice, depuis des décennies ». Il justifie ainsi la légalisation au nom de l'impuissance de l'État à faire respecter la loi.

La dépénalisation du cannabis n'est en rien une solution intelligente pour protéger la santé des Français

Le cannabis est un véritable enjeu de santé publique. Le but principal de toute politique publique en matière de santé doit être de réduire l'usage et les dommages conséquents associés à toutes les drogues. Lever l'interdit de la drogue, ce n'est pas résoudre le problème de santé publique qu'elle pose.

Selon de nombreux Instituts de médecine et de pharmacologie, l'utilisation du cannabis chez les adolescents provoque des dommages permanents sur le cerveau, perturbe les fonctions cérébrales, réduit le jugement, la concentration et la mémoire à court terme ainsi que la capacité d'accomplir des tâches routinières. Il n'existe pas de consommation sans risques ni conséquences médicales des drogues, pas même du cannabis.

De la même façon, la légalisation du cannabis ne réduirait en rien les trafics et conduirait au maintien, voir au développement du trafic d'autres drogues. Les groupes criminels trouveront toujours une façon de contourner la loi et de procéder à leurs marchés parallèles. L'exemple du trafic du tabac le démontre parfaitement car il ne cesse de prospérer, alors que la vente du tabac est légale en France.

« La politique de lutte contre la toxicomanie ne peut reposer que sur l'interdit, associé au sevrage et à la réduction des risques. Il serait paradoxal de permettre la mise en vente libre du cannabis, suscitant aussitôt un plus grand nombre de consommateurs et donc d'usagers problématiques. Le trafic se reporterait d'ailleurs sur d'autres substances encore plus dangereuses (héroïne, cocaïne, drogue de substitution etc.). Le seul but à poursuivre pour l'État n'est pas de moins sanctionner la consommation de drogue mais d'empêcher les jeunes d'y entrer et de les aider à en sortir. »
Valérie Boyer, porte-parole des Républicains, 9 janvier 2017

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