26 juin 2015

Largement décriée par les enseignants, la réforme du collège portée par le gouvernement menace de niveler par le bas le niveau global des collégiens. Face à la communication gouvernementale et aux déclarations des socialistes pour atténuer l'opposition aux mesures effarantes de la réforme, il était important de rétablir la vérité.

La réforme profite à l'enseignement du latin et du grec

Faux

Avec la mise en place des modules de transdisciplinarité EPI, l'existence du latin et du grec comme matières à part entière disparaît des grilles. Les heures consacrées à la connaissance des cultures et des langues de l'Antiquité, présentées comme une démocratisation des langues anciennes, sont en réalité prises sur les heures existantes et diluent l'enseignement de ces deux langues.

La réforme ne change rien à l'enseignement de l'histoire

Faux

Si la réforme en tant que telle n'aborde pas directement cette discipline, elle est associée à une réforme des programmes qui fragilise gravement l'enseignement chronologique de l'histoire par le libre choix d'un certain nombre de thèmes disjoints. Parmi ceux-ci, le temps des cathédrales ou encore la société des Lumières sont facultatifs. Les socles de notre histoire commune ne seront ainsi plus nécessairement enseignés.

La réforme affaiblit l'apprentissage de l'allemand

Vrai

La remise en cause des classes de 6e bilangues, fortement orientées vers l'allemand et jugées élitistes, n'est pas réellement compensée par une facilitation ou une promotion quelconques de cette langue, outil majeur de la construction européenne.

La réforme garantit l'excellence dans les enseignements fondamentaux

Faux

Les EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, censés initier les élèves à la transversalité entre les matières, sont en réalité 2 à 3 heures hebdomadaires prises sur l'enseignement des mêmes matières. Il est vrai – et la France a cette triste particularité –, que 40 % d'élèves de 6e ont un niveau dans les enseignements fondamentaux jugé inquiétant par l'Éducation nationale elle-même…

La réforme donne plus d'autonomie aux établissements

Faux

Si le total des heures hebdomadaires mises à la disposition des établissements passe de 110,5 heures à 115 heures à la rentrée 2016 les chefs d'établissement n'acquièrent aucune autonomie supplémentaire dans le choix des professeurs et l'établissement d'un projet pédagogique original. Ces derniers n'ont pas davantage de marge de manoeuvre vis-à-vis de leurs choix pédagogiques, ni dans l'organisation du temps d'enseignement.

Alors que notre système éducatif doit encourager le mérite et permettre d'améliorer le niveau des élèves dans les enseignements fondamentaux, la réforme socialiste du collège de Najat Vallaud-Belkacem prend la direction opposée.

L'échec scolaire

  • 20 % d'illettrés en fin de collège (c'est-à-dire de personnes qui ne maîtrisent ni la lecture ni l'écriture),
  • 40 % de mauvais lecteurs,
  • 160 000 élèves sortent chaque année de la scolarité obligatoire (16 ans) sans aucune qualification.

En chiffres

  • 7 031 collèges.
  • 3,2 millions de collégiens.
  • En 2014, 800 000 collégiens ont passé le brevet des collèges (Diplôme national du brevet). Taux de réussite : 85 %.

>> Télécharger l'argumentaire

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains