21 juillet 2015

Très satisfait de l'accord avec la Grèce, François Hollande devrait s'en inspirer plutôt que de mener une politique sans audace et sans résultats. Et pourtant, François Hollande a affirmé lors de son interview du 14 juillet : « Vous en connaissez beaucoup des présidents comme moi qui ont été si audacieux ? ». Encore un nouveau mensonge.

En chiffres

  • +1 125 900 chômeurs depuis 2012
  • +220 milliards d'euros de dette depuis 2012
  • +50 milliards d'euros de dette supplémentaire au 1er semestre 2015

Une autosatisfaction malvenue au mépris des réalités

Au vu de son bilan économique, l'autosatisfaction de François Hollande est particulièrement déplacée. Les réformes que les pays de la zone Euro – dont la France – ont décidé d'administrer à la Grèce, tranchent avec le laxisme de la politique économique socialiste.

Grâce à « l'audace » de François Hollande, la France a vu son déficit public augmenter de 10,7 milliards par rapport à 2013, soit 85,5 milliards d'euros en 2014 (3,9 % du PIB).

Grâce à « l'audace » du Président, la dette publique a augmenté de 220 milliards depuis 2012, soit une dette de 2089,4 milliards d'euros. Et pourtant les socialistes refusent toujours une règle d'or budgétaire.

Grâce à « l'audace » de François Hollande, le chômage a augmenté de 1 125 900 chômeurs depuis 2012, soit un taux de chômage de 10,3 %. Quel succès comparé au taux de chômage en Allemagne (4,7 %) ou au Royaume-Uni (5,4 %) !

Malgré ces échecs, le président de la République semble fier de lui alors que la France est à l'arrêt.

De quelles réformes parle-t-il ?

Les réformes qui sont demandées aux Grecs, les socialistes français les refusent pour la France avec obstination. Ils se contentent d'administrer la France au jour le jour. Au fond, ils ne gouvernent pas et pire, ils ne réforment pas. Rien n'est entrepris pour libérer l'économie française et augmenter la compétitivité de nos entreprises.

Le gouvernement a, en matière de fiscalité, augmenté les impôts de 40 milliards d'euros. De plus, il a abrogé la TVA sociale prévue par Nicolas Sarkozy et qui aurait permis de baisser les charges sociales pesant sur les entreprises pour regagner des parts de marché à l'international.

Encore une preuve du manque d'audace du gouvernement : la commission européenne a adressé le 14 juillet, des recommandations pour que la France se réforme. Les socialistes ont clairement pris le parti de l'immobilisme, voir de la régression. En dépit de toute analyse objective, ils ont fait le choix de la retraite à 60 ans alors que le déficit de notre système de retraite continuera à se creuser jusqu'en 2020. Quant à la loi Macron et au pacte de responsabilité, leurs effets concrets et réels sur la croissance tardent à se concrétiser.

Un bien triste bilan qui pèse lourdement sur la vie quotidienne des Français

La politique économique socialiste est désastreuse. En matière d'apprentissage, elle a fait baisser le nombre d'apprentis de 460 000, en 2013, à 430 000, en 2015… Quelle audace !

Elle a fait s'effondrer de 10,7 % la construction de logements depuis 2012, faisant le choix de l'idéologie et de la complexité avec la loi Alur… Quelle audace !

Alors qu'en 2013, la cour des Comptes avait souligné que l'Éducation nationale souffrait d'une utilisation défaillante des moyens existants et non d'un manque d'effectifs, François Hollande promet 60 000 postes supplémentaires. Sans parler de la division par 2 des bourses au mérite et de la très idéologique réforme du collège et des programmes… Quelle audace !

Aveuglés par leur idéologie sur l'immigration, les socialistes ne résolvent nullement la crise de l'asile et la nécessaire diminution des flux migratoires en fonction de nos capacités d'accueil.

À ce triste bilan s'ajoute l'échec de « l'idéologie Taubira » qui privilégie la limitation du recours à l'incarcération en prison en augmentant les libérations conditionnelles et les aménagements de peines. Plutôt que de lutter efficacement contre la délinquance, la triste « audace socialiste » en matière pénale conduit à la hausse continue des cambriolages et des violences aux personnes depuis 2012.

François Hollande se demande si nous connaissons beaucoup de présidents qui, comme lui, ont été si audacieux. Si audacieux dans l'échec, il n'y en a aucun.

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