01 octobre 2015

Dans une interview au journal Les Échos, le 30 septembre 2015, le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, appelle à une refondation du modèle social et économique français, pour que la France renoue avec la croissance et l’emploi.

Mettre l'entreprise au cœur de notre politique économique en faisant confiance au chef d'entreprise

« La négociation sociale doit désormais se dérouler d’abord dans les entreprises, plutôt qu’au niveau de la branche ou du confédéral. »

« Quand un accord dans l’entreprise n’est pas possible entre les partenaires sociaux, ce sont les salariés de cette même entreprise qui doivent pouvoir trancher par référendum à la majorité simple. »

« Le licenciement économique doit être rendu possible y compris pour réorganiser l’entreprise quand il est encore temps. »

« Je propose de supprimer le seuil de 10 salariés pour les délégués du personnel et de fusionner l’ensemble des instances de représentation du personnel au-delà de 50 salariés. »

« Toute entreprise qui souhaitera s’exonérer des 35 heures devra pouvoir le faire. C’est la liberté qui doit primer. Soit avec l’accord des partenaires sociaux de l’entreprise. Soit par un référendum au sein de l’entreprise […]. Personne ne doit travailler plus et gagner moins. »

« Je souhaite que soit donnée la liberté d’option entre régime général et régime des indépendants […]. Le RSI, comme les autres administrations, se doit de passer de la défiance à la confiance […]. La règle en cas de problème, ce doit être la conciliation, et non la pénalité, la sanction ou l’assignation. »

Inciter le retour à l'emploi

Concernant l’assurance chômage

« Je propose de suspendre pour l’Unedic les règles du paritarisme. »

« Il faut revenir à la dégressivité des allocations chômage à partir de douze mois, comme l’ont fait de nombreux pays, afin d’encourager le retour à l’emploi. »

« Celui qui refuserait un emploi ou une formation se verrait supprimer son allocation. Il n’y a pas de solidarité sans contreparties. Et en cas d’inactivité prolongée, il y aurait obligation d’exercer une activité au profit de la collectivité ou dans une entreprise. »

Rapprocher les régimes du privé de ceux du public

Concernant la fonction publique

« La question du temps de travail se pose naturellement dans l’administration comme dans le privé. Je souhaite que nous revenions sur tous les accords de réduction du temps de travail qui ont été conclus dans les années 2000. »

« Il faut d’abord rétablir la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et faire en sorte qu’il s’applique dans l’ensemble de la fonction publique, collectivités locales comprises. »

Concernant les retraites

« Il faudra continuer cet effort et penser à rapprocher les règles du public avec celles du privé en mettant tous les sujets sur la table, les modalités de calcul des retraites spécifiques au public (règle des six derniers mois). »

« Il faudra assurer la remontée de l’âge légal de la retraite sans doute à 63 ans dès 2020. »

Diminuer le poids de la fiscalité pesant sur les entreprises et les ménages

« La bonne fiscalité, c’est celle qui permettra aux entreprises françaises d’être compétitives […]. Il faut donc progressivement ramener le niveau de la fiscalité qui pèse sur elles à la moyenne européenne. »

« Il faut aboutir à un Smic sans aucune charge pour l’employeur, car c’est l’une des clés pour des créations rapides d’emplois. »

Conclusion

« Il faut mettre le travail, la confiance, la liberté au cœur de notre projet. La France peut renouer avec la croissance et l’emploi. »

« Nos compatriotes doivent savoir : il y a un chemin pour s’en sortir. Je le crois ! »

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>> Lire l'interview de Nicolas Sarkozy sur Les Echos.fr

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