08 mars 2017

Le gouvernement n'a pas pris la mesure de la crise structurelle et conjoncturelle majeure que traverse l'agriculture française. Alors que près de 20 millions de Français vivent dans les territoires ruraux, ils ont été abandonnés par M. Hollande et les socialistes. François Fillon est aux côtés des agriculteurs à qui il adresse des propositions de redressement un message d'espoir.

Le chiffre

70% de notre territoire national est consacré à l'agriculture.

François Fillon est conscient des enjeux d'une agriculture forte et conquérante. Lors de ses déplacements au Salon de la machine agricole, au Salon international de l'agriculture, mais aussi lors de ses nombreuses visites dans des exploitations partout en France, il a pu mesurer les difficultés qui sont celles des agriculteurs.

« À vous qui êtes agriculteurs, je veux redonner les moyens de vivre dignement de votre activité. Je veux aussi que la France redevienne la première puissance européenne en la matière. »

Reconnaître les agriculteurs comme des entrepreneurs à part entière

Les entreprises agricoles sont soumises à des complexités juridiques, fiscales et comptables qui rendent l'activité des exploitants particulièrement difficile. Elles dérogent d'ailleurs au droit commun, sans que cela ne se justifie.

Face à ce non-sens qui entrave la compétitivité des exploitations et empêche les agriculteurs de vivre convenablement de leur travail, François Fillon souhaite simplifier drastiquement le droit des entreprises agricoles. Nous libérerons les exploitants du carcan de la surtransposition des normes européennes, afin de gagner en efficacité. Le principe de précaution a été dévoyé et c'est la raison pour laquelle nous le supprimerons de la Constitution. Il est urgent de retrouver du bon sens et de rendre obligatoire l'évaluation, par étude d'impact, des conséquences de toute décision politique.

En outre, les agriculteurs bénéficieront de l'allégement de charges à hauteur de 40 milliards d'euros, promis aux entreprises pour leur rendre de la compétitivité, à l'heure où la concurrence est de plus en plus féroce en Europe et dans le monde. Protéger les agriculteurs c'est aussi leur éviter d'être étouffés sous le poids d'une fiscalité devenue frénétique.

« Rien ne justifie que les règles soient plus complexes pour l'agriculture que pour les autres secteurs. »

Permettre aux agriculteurs d'augmenter leurs revenus

2016 a été une année noire pour les agriculteurs : selon l'Insee, le revenu agricole moyen s'est effondré de 16 %. Pourtant, les agriculteurs ne veulent pas vivre des subventions, mais bien du fruit de leur travail.

Les propositions de François Fillon permettront de restaurer les marges et permettront de conquérir des marchés. Nous faciliterons le regroupement des agriculteurs en organisations de producteurs de taille significative pour mieux défendre leurs marges. Les démarches pour leur création seront simples. Aussi, la négociation des contrats sera encadrée par la loi pour que la négociation entre producteurs et industriels rééquilibre la relation entre industriels et distributeurs. L'affichage du prix d'achat au producteur agricole contribuera à la transparence sur l'étiquette.

Face aux aléas climatiques et aux variations rapides des cours des matières premières les agriculteurs doivent être mieux protégés. C'est aussi de cette manière que nous François Fillon s'engage à leur garantir des revenus dont ils puissent vivre. François Fillon met en avant la création d'un compte épargne aléas climatiques et économiques, alimenté librement pendant les années de bonne récolte, utilisable en cas de pertes d'exploitation, et très simple d'emploi.

« À la fin d'une année difficile, non seulement certains agriculteurs ne gagnent même pas un 1 euro mais ils perdent de l'argent et s'endettent pour garder leur exploitation en vie. »

Une politique agricole européenne au service des agriculteurs

En matière de politique agricole européenne, les socialistes se sont particulièrement illustrés par leur court-termisme et leur inconséquence. Ainsi, 2014 aura marqué l'année de tous les renoncements. La baisse de près de 200 millions d'euros annuels du budget français de la PAC entre 2014 et 2020, et les sanctions contre la Russie qui ont gravement affaibli les exploitations françaises en sont l'illustration.

La nouvelle PAC qui sera négociée veillera à maintenir à l'euro près le budget alloué à la France. Elle se fondera également sur la gestion des risques et sur le soutien à l'investissement. Le prochain ministre de l'agriculture participera activement à la conception de la nouvelle PAC, en contraste avec alors que Stéphane Le Foll s'est illustré par son absentéisme lors des négociations pour défendre les intérêts agricoles français.

Enfin, parce que les agriculteurs sont les premières victimes des sanctions contre la Russie, François Fillon s'engage à les lever. Rien qu'en 2014, les mesures de rétorsion russes ont provoqué une diminution de 23 % des exportations françaises de produits agroalimentaires et agricoles. Nous ne pouvons continuer, par dogmatisme, comme l'ont fait les socialistes, à mettre en péril notre souveraineté alimentaire.

« Il est nécessaire de faire en sorte que le prochain Président de la République veille toujours aux intérêts de la France, et à ceux de son agriculture, dans le domaine des relations internationales. »

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