13 février 2017

Marine Le Pen a dévoilé ses 144 engagements pour la France. Sans surprise le premier chiffrage est très inquiétant, tant le coût des mesures pour les finances publiques et pour la souveraineté de la France est important. Le pire, c’est qu’au Front national, on fait mine d’ignorer les conséquences pour le budget de l’État, et on continue d’aligner les promesses électoralistes. L’Institut de l’entreprise a chiffré ce programme. Les sommes donnent le vertige !

Le chiffre

85 milliards d’euros
C’est le coût des principales promesses électoralistes faites par Marine Le Pen.

Une sortie de l'euro qui ne dit pas son nom et dont le coût donne le vertige

Marine Le Pen a promis de redonner à la France « sa souveraineté monétaire ». Au fond il faut y voir ni plus ni moins la sortie de l’euro et le retour à une monnaie nationale, qui subirait immédiatement les attaques sur les principales place de change. Il en résulterait un affaiblissement très fort de la France, dont les intérêts d’emprunt remonteraient en flèche, alors qu’ils sont aujourd'hui historiquement bas. Si la France peut encore emprunter à des conditions avantageuses pour se financer, c’est principalement en raison de la solidité retrouvée de l’euro. La conclusion de cette stratégie dangereuse, ce serait un défaut de paiement de la France. L’inflation serait alors galopante, avec un renchérissement important du coût de la vie pour des millions de Français. La facture totale pour les ménages et les entreprises ? Pas loin de 57 milliards d’euros.

Coût d'une sorite de l'euro
57 milliards d'euros

On le voit bien, nous sommes loin du soi-disant rétablissement de la souveraineté et du pouvoir d’achat. La dévaluation qu’entraînerait une sortie de l’euro ferait en outre perdre de la valeur aux économies réalisées par nos concitoyens.

85 milliards de dépenses nouvelles, sans aucune piste de financement

Entre les hausses inconsidérées de certains postes du budget de l’État (40 milliards d’euros supplémentaires pour le ministère de la Défense !), les promesses électoralistes pour le pouvoir d’achat qui ne sont pas financées, les baisses d’impôts sans source d’économie ailleurs – traditionnelles promesses de ceux qui n’ont qu’un objectif : gagner à n’importe quel prix – ou l’augmentation drastique du nombre de fonctionnaires, la facture s’élèverait à 85 milliards d’euros. Comment trouver cet argent, il n’est pas question dans le projet du Front national.

Coût des promesses électoralistes de Marine Le Pen
85 milliards d'euros au minimum

Et cette somme ne tient pas compte de la construction de 40 000 places de prisons supplémentaires, chiffrée à 5 milliards d’euros, ou de la nationalisation des autoroutes, dont le coût pourrait atteindre jusqu'à 30 milliards d’euros, selon l’Institut de l’entreprise.

Au final, avec Marine le Pen, en l’absence d’économies réalisées ailleurs, dont il n’est question nulle part, c’est soit la faillite de l’État, soit une augmentation à venir des impôts, dont les Français seront les premières victimes.

La retraite à 60 ans, vieille lune de la gauche et de Marine Le Pen, une mesure ni financée, ni finançable !

Quand on aspire aux plus hautes fonctions de l’État, on doit s’imposer le sérieux et ne pas céder aux sirènes des promesses idéologiques, dont l’unique but est de remporter à tout prix une élection. Visiblement, Marine Le Pen s’est allègrement affranchie de cette rigueur dans l’élaboration de son projet présidentiel.

 Coût du retour de la retraite à 60 ans
32 milliards d'euros

Promettre le retour de la retraite à 60 ans, après 40 années d’annuités fait partie de ces engagements qui mettraient notre système de retraite par répartition en faillite. Le coût d’un rétablissement de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, combiné au retour à 40 années de cotisations pour bénéficier d’une pension à taux plein s’élève à au moins 32 milliards d’euros.

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