02 octobre 2017

La présentation du projet de loi de finances pour l'année 2018 est une véritable occasion manquée : au lieu d'utiliser les perspectives favorables à la croissance, le gouvernement fait le choix d'un « budget de continuité ». Pour l'économie française et la compétitivité de nos entreprises, les mesures sont insuffisantes et pénalisantes. Il faut à la France un véritable budget de rupture avec le gouvernement précédent.

Le chiffre

Le déficit de l'État atteindra les 82,9 milliards d'euros à la fin 2018 (contre 76,5 milliards d'euros en 2017), soit une hausse de 6,4 milliards d'euros.

Le gouvernement abandonne la maîtrise des dépenses publiques

Dans son budget pour l'année 2018, le gouvernement abandonne ses bonnes résolutions, alors que la conjoncture économique est particulièrement favorable. Le projet du gouvernement se caractérise par un moindre effort sur la dépense publique qui se chiffre à 6 milliards d'euros en 2018 et nous enferme un peu plus dans la spirale de la dette. Bercy renonce également à ses engagements d'économies pour 4 milliards d'euros alors même que tous les indicateurs économiques sont au vert. Cela ne va pas s'en rappeler la politique catastrophique de Lionel Jospin dont nous payons encore le prix.

Sur la réduction du nombre de fonctionnaires, le gouvernement ne tient pas non plus les promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Seules 1 600 suppressions de postes sont prévues cette année dans la fonction publique d'État alors qu'il en faudrait 24 000 par an pour arriver à l'objectif affiché de 120 000 dans les trois fonctions publiques, sur cinq ans.

Pour Éric Woerth, président Les Républicains de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, « Emmanuel Macron hérite d'une conjoncture extrêmement favorable mais au lieu de l'utiliser à plein, il fait le contraire, tout comme Jospin en son temps. Il souhaite réaliser 16 milliards d'économies en tendance au lieu des 20 milliards prévus, sans dire clairement où. Le compte n'y est pas et c'est gâcher les opportunités que nous permet la croissance ».

De nombreux perdants à la clef !

Ce manque de sérieux budgétaire conduit à un jeu de bonneteau dont les retraités sont notamment les grands perdants. Faute d'économies réelles, le gouvernement propose de prendre aux plus âgés pour donner aux plus jeunes.

Comme le soulignent nos députés les Républicains, « Ce budget pénalisera les retraités, les épargnants, les automobilistes, les agriculteurs, et une partie des indépendants. Si de nombreuses promesses ne sont pas tenues, les hausses d'impôts sont quant à elles bien au programme : la CSG augmentera de 22 % pénalisant des millions de Français. À cela s'ajoutent l'augmentation de la fiscalité du carburant et celle du prix du tabac ».

Le gouvernement augmente le coût du travail

C'est la croissance et l'emploi qui doivent permettre de donner du pouvoir d'achat aux actifs et non des transferts de richesse entre des populations, les retraités et les actifs, qui d'un côté comme de l'autre sont loin d'être riches ! Or rien n'est prévu pour alléger le coût du travail dans le budget 2018, qui, au contraire, augmentera de 3,3 milliards d'euros.

« Le CICE est transformé en allégements de charges mais son taux est réduit, et l'exécutif ne compense pas le surcroît d'impôt sur les sociétés, payé par les entreprises. La hausse du coût du travail va être particulièrement élevée pour les salaires moyens, ce qui va pénaliser l'industrie. Les entreprises sont les parents pauvres de ce budget », explique ainsi Éric Woerth.

En rupture avec les promesses de campagne d'Emmanuel Macron, le budget 2018 est aussi clairement en rupture avec les Français. Après cinq années d'échecs socialistes, l'heure n'est plus aux demi-mesures et il y a urgence à agir !

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