17 novembre 2017

Caution verte du gouvernement, choisi pour sa cote de popularité auprès des Français, Nicolas Hulot a le blues comme il l'a confié au magazine Le Point, le 16 novembre 2017. Comme beaucoup de Français, il comprend qu'il a été dupe des belles promesses du candidat Macron.

Hulot : une longue liste de renoncements

« Hulot n'avale plus des couleuvres mais des boas constricteurs » a ironisé sur Twitter le député européen écologiste, Yannick Jadot. Il faut dire que c'est à Nicolas Hulot qu'Emmanuel Macron confie à chaque fois la lourde charge d'enterrer ses promesses de campagne en matière d'écologie.

Après le projet de loi hydrocarbures, le glyphosate et le traité commercial Ceta, la décision de reporter les objectifs de la réduction de la part du nucléaire dans la production énergétique française s'ajoute à une longue liste de renoncements du gouvernement Macron que le ministre de la Transition énergétique doit annoncer aux Français.

Alors Nicolas Hulot déprime et se sent bien seul comme le rapporte la presse cette semaine.

Le jeu de dupes d'Emmanuel Macron

En réalité, Emmanuel Macron a toujours su que son engagement de campagne visant à ramener de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité n'était pas tenable.

Cet engagement était uniquement justifié par des fins électoralistes. Il s'agissait de faire plaisir à Ségolène Royal qui avait fixé cet objectif irréaliste dans sa loi de transition énergétique et n'avait pas manqué d'afficher son soutien à son égard. N'oublions pas qu'Emmanuel Macron a obtenu un quart des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle en s'appuyant très largement sur les voix des socialistes.

Maintenant que l'élection est passée, Emmanuel Macron feint de découvrir ce qu'il ne pouvait ignorer : la plupart de ses promesses de campagne ne seront pas tenables. Il y a d'abord eu l'insincérité du budget 2017, puis la taxe sur les dividendes qui nécessite maintenant que l'État trouve 10 milliards d'euros.

Avec la fin de son engagement sur le nucléaire, Emmanuel Macron revient à présent sur un autre engagement dont il ne pouvait ignorer qu'il n'était pas réaliste. Comble de l'hypocrisie, la réduction de la part du nucléaire était même combinée, dans son programme, avec la fermeture de toutes les centrales à charbon d'ici 2020. Il n'y a pas besoin d'être expert pour savoir que ce n'est pas possible !

Quelle sera la prochaine promesse de campagne sur laquelle Emmanuel Macron reviendra ? C'est probablement la question que se posent les Français.

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