07 juin 2017

Chevilles ouvrières d’En Marche !, Gérard Colomb et Richard Ferrand sont issus des rangs du Parti socialiste dont le naufrage annoncé incite nombre de ses élus à se recycler sous la bannière d’Emmanuel Macron. Élément de langage favori de l’ancien ministre de François Hollande, le dépassement des clivages proposé n’est en réalité qu’un artifice. En Marche ! est une sorte de pavillon de façade pour tromper les Français.

UN RENOUVEAU EN TROMPE-L'OEIL

     Se faisant le chantre de l’émergence d’une nouvelle classe politique, Emmanuel Macron s’était engagé à accorder une place centrale aux candidats issus de la société civile pour les élections législatives.

     Dévoilée tardivement, la liste des candidats investis par En marche ! trahit une réalité bien différente de celle affichée en façade. Si les 260 candidats estampillés « société civile » n’ont jamais exercé de mandat auparavant, vingt-neuf se sont déjà présentés à des élections locales ou nationales (sans succès) comme Nicole Dubre Chirat, ancienne candidate PS aux municipales d’Angers et investie par La République En Marche ! dans la 6e circonscription du Maine-et-Loire.

     Également présentés comme candidats de la société civile, les assistants parlementaires de gauche investis par En Marche ! viennent rejoindre les conseillers ministériels de gauche récompensés pour leurs services durant le quinquennat de François Hollande.

     Parmi ces marcheurs labélisés « société civile », on dénombre pas moins de 141 candidats étiquetés PS, DVG, EELV ou PRG et 63 Modem.

     De nombreux maires, conseillers départementaux et régionaux de gauche ont également pu se présenter sous la bannière présidentielle, portant ainsi à 40 % le nombre de candidats réellement issus de la société civile, loin donc de la moitié promise et annoncée en grande pompe depuis des mois par les porte-parole d’En Marche !.

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE RECYCLE LES ÉLUS SOCIALISTES

     Entretenant le flou sur ses intentions et son positionnement durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron réserve une place particulière aux élus socialistes au sein de son mouvement.

     Convaincus que le Parti socialiste ne résisterait pas aux divisions ainsi qu’au quinquennat désastreux de François Hollande, nombre d’élus de gauche ont franchi le Rubicon en rejoignant les rangs d’Emmanuel Macron qui leur a réservé une place de choix et un traitement de faveur.

     Ce sont ainsi pas moins de 98 candidats ayant défendu les couleurs du Parti socialiste par le passé qui ont été investis par La République En Marche ! pour les élections législatives des 11 et 18 juins prochains. En Marche ! n’a d’ailleurs pas hésité à faire une place aux autres composantes de la gauche en investissant 24 candidats divers gauche, 9 issus des rangs d’EELV et 10 du Parti radical de gauche.

     Les 21 députés sortants investis par En Marche ! sont des transfuges du Parti socialiste et d’EELV.

     Un temps hésitant sur son appartenance au parti socialiste, Emmanuel Macron semble maintenant avoir tranché : il s’appuiera sur sa gauche pour former sa majorité.

     Ainsi, sur les 526 candidats investis par En Marche !, 345 sont issus des rangs de la gauche soit 65 % des candidats.

     Alors qu’Emmanuel Macron mène campagne sur fond d’ambiguïté, En Marche ! s’est lancé dans une vaste entreprise cosmétique destinée à recycler une gauche à la dérive. Face à la confusion, les Républicains, fidèles à leurs valeurs, défendent un projet clair et cohérent capable de redresser la France.

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