25 avril 2016

Depuis quatre mois, François Hollande promet des milliards de dépenses supplémentaires. Face à la gronde de l'électorat, le pouvoir socialiste fait des promesses aux enseignants, aux fonctionnaires et aux jeunes et tente de faire oublier le vide de son bilan. Alors que la dette ne cesse d'augmenter, François Hollande se lance, comme en 2012, dans une campagne qui repose sur le mensonge et le déni des défis à relever.

Des milliards de dépenses non-financés entre 2016 et 2018

Un an avant l'élection présidentielle de 2017, François Hollande promet tout et à tout le monde pour rattraper les différents échecs de son mandat.

Pour les jeunes, les grands oubliés de sa mandature, il annonce des hausses de bourses, des aides à la recherche du premier emploi, une extension de la garantie jeunes et un accès à la couverture maladie universelle. Coût de ces mesures : près de 600 millions d'euros !

Pour les enseignants, les policiers et les fonctionnaires, il promet des hausses de rémunérations pour 2016 – mais surtout à partir de 2017 – sans savoir comment financer ces hausses. Coût de ces mesures : plus de 3 milliards d'euros !

Souhaitant inverser la courbe du chômage à tout prix avant 2017, il annonce la formation de 500 000 chômeurs pour maquiller les statistiques du chômage ainsi qu'une prime à l'embauche de 2 000 euros. Coût de ces deux mesures : 2 milliards d'euros !

Pour 2018, une RSA Jeunes à 6,6 milliards d'euros pour les moins de 25 ans !

Pour calmer l'activisme de l'extrême gauche opposée au projet de loi El Khomri et relativiser l'occupation de la place de la République par les militants de « Nuits debout ! », le gouvernement promet aux plus jeunes, pour 2018, une allocation d'assistance avant d'entrer sur le marché du travail dite « RSA Jeunes », dont le coût avoisinerait les 6,6 milliards d'euros.

Comme en 2012, François Hollande s'engage dans une campagne du mensonge !

En 2012, François Hollande promettait une dette à 80 % du PIB. Elle avoisine aujourd'hui le montant record des 100 % du PIB.

En 2012, François Hollande promettait de faire retomber le déficit du pays sous le seuil de 3 % du PIB. En 2015, il s'élevait encore à 3,5 %.

En 2012, François Hollande promettait une croissance de 2 % dès 2014. Elle avoisine un faible 1,1 % en 2015, loin des fortes croissances de nos partenaires européens.

Le déficit se creuse et François Hollande promet des dépenses nouvelles non-financées : 4,3 milliards pour 2016, 3,6 milliards pour 2017, 6,6 milliards pour 2018...

La France, mauvais élève européen depuis 2012

Contrairement à nos voisins européens, la France a une croissance décevante, une dette qui continue d'augmenter et un taux de chômage qui ne baisse pas.

La trajectoire budgétaire française ne sera donc pas celle d'une baisse du déficit en 2016. À l'inverse, dans la perspective de 2017, François Hollande ouvre toutes les vannes de la dépense publique.

Alors que la France a toujours été leader en Europe, notre pays est sur le point d'être sanctionné par l'Union européenne pour son absence de maîtrise de ses dépenses publiques.

Depuis quatre ans, la France est affaiblie sur la scène européenne et internationale.

Conclusion

Au final, ce sont les Français qui devront payer la facture et elle s'annonce salée.

Les Français attendent de vraies réformes et non des calculs électoralistes de la part d'un exécutif – toujours plus bas dans les sondages – dont l'amateurisme est la marque de fabrique.

Vivement l'alternance en 2017 !

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