17 novembre 2016

Avec un François Hollande au plus bas dans les intentions de vote et un gouvernement dont les ministres n'hésitent plus à appeler Manuel Valls à incarner une alternative au président sortant, Emmanuel Macron a beau jeu de se poser en nouvel espoir d'une gauche en lambeau. Pourtant, avec ce dernier, c'est en marche vers le double langage et l'opportunisme. Après quatre ans dans l'équipe Hollande, n'oublions pas son triste bilan.

Le chiffre

+ 1 160 300 chômeurs de plus (cat. A, B et C) depuis 2012, le bilan économique d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron a le cynisme comme seul projet politique

Après avoir appliqué pendant quatre ans le programme économique de François Hollande, Emmanuel Macron ne peut pas incarner ce nouveau cap dont la France a tant besoin.

Emmanuel Macron est l'architecte du désastre économique du quinquennat de François Hollande

Emmanuel Macron est pleinement comptable du projet économique de François Hollande, dont il a été l'exécutant. Rappelons qu'entre 2012 et 2014, Emmanuel Macron a été à l'Elysée le principal conseiller économique de François Hollande. Pire, à partir de 2014, il a été directement en charge de son application, lorsqu'il a été nommé ministre de l'Économie. Emmanuel Macron et François Hollande sont les deux revers d'une même médaille !

En charge de l'économie pendant 4 ans, Emmanuel Macron a affaibli la France

Les conséquences du programme économique de François Hollande, c'est toujours plus de chômeurs, toujours moins de croissance et pas de désendettement. Depuis mai 2012, la France compte ainsi 1 160 300 chômeurs de plus (catégories A, B et C, France entière), la croissance ne sera que de +1,3 %, contre +1,8 % en Allemagne, et le déficit ne repassera pas sous les 3 % du PIB, contrairement aux promesses faites par le gouvernement.

Après avoir appliqué pendant quatre ans le programme économique de François Hollande, Emmanuel Macron ne peut pas incarner ce nouveau cap dont la France a tant besoin.

Emmanuel Macron est aujourd'hui candidat, alors qu'il méprise le suffrage universel

Enfin, Emmanuel Macron a une conception bien particulière du suffrage universel. Il estime ainsi que l'élection est « un cursus d'un ancien temps ». Les électeurs apprécieront... Selon lui, se faire élire relève donc d'une vision passéiste. C'est donc ce qui l'a poussé à déclarer qu'il n'a « jamais voulu être candidat ». Dont acte. Les Français sauront sûrement s'en souvenir le moment venu.

De son passage au gouvernement Emmanuel Macron ne laissera aucun souvenir

Une politique industrielle qui consiste à tourner le dos aux crises

Alors qu'il avait promis solennellement qu'il aiderait et sauverait les ouvriers d'Alstom, Emmanuel Macron a préféré choisir sa carrière et tourner le dos aux difficultés économiques du groupe. Bien que l'État soit actionnaire à 20 % d'Alstom, il n'a pas estimé que cela relevait aussi de sa responsabilité. Emmanuel Macron a fait le choix de se lancer dans une aventure personnelle au moment où le chômage progressait fortement, de plus de 80 000 personnes (cat. A, B et C).

Loi Macron : un texte gigantesque pour un impact minuscule

Après plusieurs 49.3 devant une majorité fracturée, la loi Macron n'est qu'une coquille vide. Finalement, la seule chose que l'on retient reste la création de lignes de car nationales... qui d'ailleurs peinent aujourd'hui à être rentables.

Pourtant l'objectif du texte était ambitieux : « libérer les forces économiques du pays pour relancer la croissance ». Concrètement, on estime à seulement 0,05 % l'apport de la loi Macron à la croissance de la France. Très en deçà des promesses gouvernementales !

Emmanuel Macron promettait plus d'ouvertures de magasins les dimanches mais celles-ci restent conditionnées à un accord avec les syndicats et salariés. Alors au final, les négociations sont encore bloquées dans beaucoup de grandes surfaces et chez des distributeurs importants comme la Fnac.

Emmanuel Macron promettait une réforme ambitieuse des prud'hommes mais le plafonnement des indemnités ne verra pas le jour.

Seule certitude, il aura réussi à se mettre à dos tous les professions réglementées, avec les notaires en tête de file, en désorganisant l'ensemble de ces secteurs.

Après ce premier acte raté, la loi Macron 2, pourtant très attendue, n'a même pas vu le jour. Aujourd'hui, il est impossible de distinguer un « avant » et un « après » arrivée d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie.

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