16 novembre 2017

Élection à main levée, recasage des socialistes, démissions collectives, l'heure est au désenchantement au sein du mouvement En Marche. Pour Emmanuel Macron, changer la manière de faire de la politique, c'est toujours plus d'autocratisme et de fait du prince.

Un candidat unique, désigné par Emmanuel Macron et élu à main levée : la démocratie n'est pas en marche !

Le 14 novembre 2017, 100 marcheurs ont annoncé dans une tribune qu'ils quittaient le mouvement à la gloire d'Emmanuel Macron déçus par les promesses non tenues. Ces marcheurs dénoncent notamment l'élection à venir de Christophe Castaner, candidat unique, désigné par le chef de l'État, au poste de secrétaire général, dans le cadre d'une élection qui se déroulera à main levée le 18 novembre. Ce n'est pas l'ensemble des helpers qui seront appelés à voter mais uniquement le conseil de la République en marche. Chez En Marche, constatent de nombreux déçus, tout se décide à Paris. Rien d'étonnant de la part d'un mouvement qui, lors des élections législatives, a fait le choix de candidats qui n'avaient aucun ancrage local.

À côté de ce simulacre de démocratie interne, comment ne pas rappeler que les élections internes chez Les Républicains, ce sont 3 candidats ayant obtenu 2 347 parrainages d'adhérents issus de 15 fédérations, un scrutin électronique anonyme auquel pourront participer les 234 000 adhérents Les Républicains à jour de cotisation. Tout cela sous le contrôle de la Haute Autorité, autorité indépendante, garante de la sincérité du vote qui se tiendra les 10 et 17 décembre prochains.

La nouvelle direction d'En Marche : opération recasage des marcheurs socialistes !

Sur la liste menée par Christophe Castaner, lui-même ancien député PS, pour le bureau exécutif d'En Marche, les anciens socialistes sont en majesté. On y retrouve Richard Ferrand, l'ancien baron socialiste du Finistère, le strauss-kahnien François Patriat, ex-sénateur PS de Côte-d'Or, ou encore Pierre Person, ancien membre de l'équipe dirigeante de l'Unef. Essayant de déstabiliser la droite avec son équipe gouvernementale, Emmanuel Macron n'oublie pas pour autant de remercier ses nombreux amis socialistes, en les recasant au sein de son mouvement.

Babyfoot, MOOC, helpers : le marketing plutôt que les idées

Pour convaincre qu'ils font de la politique autrement, les Marcheurs ne manquent pas de concepts marketing : nous avons pu voir dans les magazines des reportages photo sur les nouveaux locaux d'En Marche où les helpers, comprenez « militants », jouent au baby-foot ou « brainstorment » sur la terrasse. L'autre grande nouveauté chez En Marche, ce sont les MOOC, que l'on pourrait traduire plus simplement par « formations en ligne ».

Grâce aux MOOC et s'ils récitent bien leur « ode à Macron », les marcheurs peuvent être diplômés d'En Marche ! Pour cela, il leur faudra par exemple réciter que « L'élection d'Emmanuel Macron a été très largement ressentie, au-delà des frontières de la France, comme l'espoir d'un nouvel équilibre et d'une renaissance européenne ».

Avec les Ateliers de la refondation, nous avons montré qu'en associant plus de 40 000 adhérents et en les faisant échanger avec des experts reconnus, nous étions capables de produire une réflexion collective qui a été unanimement saluée. Chez Les Républicains, nous pensons que les adhérents font avancer le débat d'idées et n'ont pas vocation à être de simples perroquets !

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