17 février 2017

Depuis mai 2012, François Hollande, assisté de Christiane Taubira, a érigé le laxisme en politique pénale. Avec les socialistes, ce sont les coupables dont il faut prendre soin, tandis que les victimes sont abandonnées à leur sort. François Fillon restaurera l’autorité.

Le chiffre

15 000
Plus de 15 000 policiers et gendarmes blessés en 2015 dans l’exercice de leurs fonctions (source : ONDRP).

Le laxisme socialiste a fait des ravages dans nos quartiers

Depuis plusieurs semaines, certaines banlieues de Seine-Saint- Denis connaissent des scènes de guérilla urbaine. Elles sont frappées d’émeutes face auxquelles le gouvernement socialiste se montre impuissant. En réalité, elles sont la conséquence du désarmement pénal, organisé par François Hollande et Christiane Taubira.

Il est urgent de rappeler qu’un délinquant n’est pas un mineur qui se cherche. C’est un délinquant. Un casseur n’est pas un adolescent frustré. C’est un casseur. Les agresseurs encagoulés qui s’en prennent aux pompiers et aux forces de l’ordre sont des voyous. Et quand on tire à balles réelles sur la police, il ne s’agit pas de sauvageons comme le dirait Bernard Cazeneuve. Ce sont des assassins. Rien n’excuse la violence !

« Pour les gens honnêtes, pour ces familles modestes qui cherchent courageusement à s’en sortir, l’ordre n’est pas une option, c’est une nécessité pour vivre en paix. »
François Fillon, Margny-lès-Compiègne, le 15 février

François Fillon propose une République qui a la main ferme et qui protège les Français

Au laxisme de la gauche, de François Hollande à Emmanuel Macron, en passant par Benoit Hamon et Christiane Taubira, François Fillon oppose la fermeté de son projet. Persuadé qu’il faut mieux protéger les victimes et être ferme avec ceux qui enfreignent la loi, notamment avec les récidivistes, notre candidat propose de mettre un terme à l’inexécution des peines de prison, situation inacceptable où 100 000 peines prononcées sont annuellement en attente d’exécution.

Pour que la peine soit dissuasive, elle doit être effective. C’est pourquoi François Fillon propose de construire 16 000 places de prison supplémentaires, pour mettre un terme à la surpopulation carcérale. De plus, les aménagements de peine quasi-automatiques seront supprimés. Il s’agit au contraire de rétablir, dès l’été 2017, les peines-plancher.

Enfin, à leur sortie de prison, les délinquants pourront se voir interdire de retourner, pendant un temps, dans leur ancien quartier. Il faut empêcher systématiquement un délinquant chevronné de revenir sévir sur son territoire habituel, à sa sortie de prison.

« Il est temps de remettre les choses à l’endroit, de réarmer notre justice et de lui donner les moyens de fonctionner. »

Tout doit être fait pour mettre fin à la délinquance des mineurs

La justice des mineurs a également été mise à mal par Christiane Taubira, en dépit des réalités que vivent les Français au quotidien. La suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, décidée par les socialistes, puis la création de la contrainte pénale pour remplacer les peines de prison sont l’incarnation de la déresponsabilisation organisée par le gouvernement depuis l’élection de François Hollande.

S’attaquer à la justice des mineurs c’est aussi ouvrir les yeux et s’attaquer à la problématique des multirécidivistes. Il est plus qu’urgent de rappeler qu’à 16 ans, un jeune est tout à fait conscient de la gravité de son geste. C’est la raison pour laquelle François Fillon estime qu’il faut abaisser la majorité pénale à 16 ans pour remettre la responsabilité au coeur de notre système judiciaire.

« Si les nouveaux délinquants mineurs se conduisent comme des adultes délinquants, il convient de les traiter comme tels en supprimant l’excuse de minorité et en abaissant la majorité pénale à seize ans, c’est-à-dire de modifier l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs. »

Donner aux forces de l'ordre les moyens de protéger les Français

Conséquence du désarmement moral, les forces de l’ordre se sentent abandonnées. Comment pourrait- il en être autrement quand les policiers et gendarmes constatent qu’un meurtrier de policier est libéré, faute d’un jugement en appel dans des délais raisonnables ?

Au-delà de ce réarmement pénal que propose François Fillon, nous devons aussi engager la modernisation et l’équipement des forces de l’ordre. Il s’agit de les mettre au meilleur niveau technologique. La gauche s’est longtemps opposée à la vidéo protection, à la géolocalisation des unités et des patrouilles, à un usage plus accru des logiciels prédictifs du crime. Ils sont pourtant les instruments pour garantir notre sécurité dans le monde moderne qui se construit. Nous ne pouvons laisser nos forces de sécurité sur le bord du chemin.

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