27 octobre 2015

Emblématique promesse de François Hollande, l’inversion de la courbe du chômage, déjà promise pour fin 2013, n’est toujours qu’une fiction socialiste. Et les prévisions de l’Unédic ne sont guère encourageantes.

Le chiffre

1 106 300 chômeurs de plus depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande (France entière, catégories A, B et C).

Aucune inversion de la courbe du chômage en septembre

La baisse du nombre de chômeurs, au mois de septembre, ne permet pas de masquer trois années d’échecs socialistes sur le front de l’emploi. En septembre, le nombre de chômeurs en catégorie A, B et C a augmenté de 1 000 personnes (France entière). Avec pareil bilan un peu de modestie s’impose !

Au total, 5 727 300 personnes sont touchées par le chômage dans toute la France.

Le nombre de chômeurs de longue durée (un an ou plus, catégories A, B, C, France entière) atteint 2 594 900 personnes, en progression de 24 000 sur un mois. Ce chiffre est inquiétant : plus le temps passé au chômage s’allonge, plus le retour vers l’emploi devient difficile.

Au rythme des quatre derniers mois, il faudra à la France près d’un demi-siècle pour retrouver le niveau de chômage en catégorie A du début du quinquennat de François Hollande. Les Français ont-ils tout ce temps ?

Le record de François Hollande : + 1 106 300 de chômeurs depuis 2012

Depuis 2012 le gouvernement, qui a pratiqué le matraquage fiscal, a cassé la croissance sans s’attaquer aux causes véritables du chômage. Avec un code du travail trop dissuasif pour les entreprises, le marché du travail français reste encore très insuffisamment compétitif.

Alors que 1,3 million d’emplois ont été créés dans la zone euro, entre juin 2014 et juin 2015, seuls 46 000 l’ont été en France.

Le taux de chômage en France – qui s’élèvait à 10,8 % en août 2015 – est bien supérieur à celui observé en Allemagne (4,8 %) ou au Royaume-Uni (5,3 %). Le taux de chômage en France pourrait même bientôt dépasser la moyenne de la zone euro située à 11 %, en raison de la trop faible croissance économique observée dans notre pays. La France est sur une dynamique de persistance du chômage qui l’isole en Europe.

Il est nécessaire, pour créer des emplois et faire reculer le chômage, d’alléger massivement les charges et les contraintes qui pèsent sur les entreprises.

Les Républicains appellent à une refondation en profondeur du code du travail pour encourager la création d’emplois.

Les indicateurs demeurent dans le rouge pour les mois à venir

En dépit des annonces maintes fois renouvelées par le gouvernement, les perspectives ne sont toujours pas optimistes.

D’après l’Unédic, le nombre de chômeurs en catégorie A aura crû de 62 000 personnes à la fin 2015. Et ce n’est guère mieux pour les catégories B et C : en 2015, ce sont 166 000 chômeurs de plus. Ainsi, à la fin 2015, la France comptera 228 000 chômeurs supplémentaires par rapport à 2014. François Hollande et son gouvernement sont les champions du chômage toutes catégories confondues !

Face à l’absence de véritable reprise économique, le chômage pourrait même poursuivre sa progression en 2016, à l’opposé de ce que nous observons chez nos partenaires européens.

Conséquence des échecs socialistes sur le front de l’emploi, la dette du régime de l’assurance chômage continue de se creuser dangereusement, pour atteindre 25,7 milliards d’euros cette année. En 2016, la dette du régime d’assurance-chômage représentera 29 milliards d’euros.

Le temps ne suffira pas à vaincre le chômage, il faut agir !

Conclusion

François Hollande a demandé à être jugé sur son bilan en matière de lutte contre le chômage. Avec plus d’un million de chômeurs supplémentaires depuis son élection, il est temps de sanctionner sa politique désastreuse et inefficace ! En décembre, lors des élections régionales, sanctionnons l’amateurisme et les mensonges du gouvernement !

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