11 février 2016

L’agriculture française traverse une crise majeure, à la fois conjoncturelle et structurelle, dont le gouvernement n’a pas pris la mesure. L’embargo russe a davantage accentué les difficultés. Mais l’agriculture n’est pas la seule à être abandonnée par le gouvernement. Les territoires ruraux vivent, eux aussi, un profond sentiment d’abandon. Face à cet échec, les Républicains font des propositions ambitieuses.

Le chiffre

21 millions de Français vivent dans les territoires ruraux.

L'agriculture française doit devenir la première puissance européenne !

Pour rendre à l’agriculture française son rang, les Républicains affichent une ambition puissante. C’est poser un acte de souveraineté que de vouloir refaire de notre agriculture la première puissance européenne. Elle est un pilier stratégique de notre économie et doit pouvoir garantir à la France un « pouvoir vert » qui se traduira par notre souveraineté alimentaire.

Pour cela, des réformes en profondeur s’imposent. Les Républicains l’ont bien compris. Alors que le gouvernement a supprimé la TVA compétitivité, nous proposons de réduire les charges pour que la main-d’oeuvre française redevienne compétitive par rapport à nos concurrents européens.

Cette démarche sera complétée par un lissage fiscal sur cinq ans pour les agriculteurs, comme c’est déjà possible pour les auteurs, pour en faire un outil de stabilisation des revenus agricoles.

En outre, la contractualisation autour de filières organisées en interprofessions devra permettre de répartir plus équitablement les marges entre le producteur, le transformateur et le distributeur. Les Républicains veulent des agriculteurs qui puissent vivre de leur travail grâce à des prix rémunérateurs.

La France doit mener une véritable stratégie agricole européenne

Au-delà de la stratégie d’influence à Bruxelles (la France ne dispose d’aucun conseiller au cabinet du commissaire européen à l’Agriculture !), un moratoire sur la surtransposition de textes européens doit être décrété.

Mais nous irons plus loin encore pour rendre de l’oxygène aux exploitations agricoles : les Républicains souhaitent la déconstruction des normes obsolètes et inefficaces. La refonte du code du travail, notamment l’abrogation du compte pénibilité, que nous appelons de nos vœux, allégera le carcan administratif les agriculteurs.

De plus, nous sanctuariserons les crédits de la PAC pour nos agriculteurs. Depuis 2013, le budget annuel de la France est passé de 9,3 milliards d’euros à 9,1 milliards d’euros. Le gouvernement a laissé voter une PAC qui prévoit une baisse des fonds mis à disposition des agriculteurs ! Nous ne commettrons pas la même erreur.

Cette renégociation de la PAC sera aussi l’occasion, comme la France l’avait fait à l’initiative du Président Nicolas Sarkozy, en 2010, de saisir le G20 pour mettre en place les mécanismes qui permettront de lutter contre la volatilité des prix internationaux des matières premières agricoles. Nous proposons que puissent être créés des stocks d’intervention de matières premières qui permettraient de réguler efficacement les prix face à la spéculation boursière.

Les territoires ruraux doivent bénéficier d'un « Plan Marshall »

Pour contrecarrer le sentiment d’abandon que vivent des millions de Français, les Républicains veulent investir plusieurs milliards d’euros dans un plan Marshall de la ruralité. Pour cela, nous nous appuierons sur la puissance publique de l’État, les régions et les collectivités locales de proximité.

Alors que 70 % des moyens alloués actuellement dans le cadre de plan État-régions financent des projets en zone urbaine, les contrats les contrats de revitalisation constituent, à cette fin, un dispositif qui permettra un fort effet de levier. Ils concentreront les moyens financiers sur des objectifs ciblés et prioritaires (santé, infrastructures, numérique, économie).

Avec 281 087 inscrits au tableau de l’Ordre en 2015, la France dispose du plus important nombre de médecins de son histoire. Pour autant, certaines zones font face à une pénurie inquiétante de médecins. L’offre de soins sera donc au coeur de notre préoccupation. Il s’agit d’un service au public que nous voulons rendre accessible à tous au travers des maisons pluridisciplinaires de santé et une meilleure rémunération de l’acte médical.

Enfin, parce que chaque territoire a ses spécificités, un principe d’adaptabilité des normes sera inscrit dans la loi.

De plus, le canton doit permettre aux élus, et notamment aux conseillers territoriaux, ancré dans les réalités départementales et régionales, de s’inscrire pleinement dans le territoire qu’ils représentent. Le conseiller territorial présente également l’avantage de réduire le nombre d’élus, là où actuellement la France compte presque 6 000 conseillers départementaux et régionaux.

Enfin, tandis que le nombre de cambriolage de résidences principales a progressé de 7 % entre 2012 et 2014, la sécurité est une priorité absolue, y compris en zone rurale. Les Républicains ont formulé plusieurs propositions chocs, au premier rang desquelles figurent la sanctuarisation des effectifs opérationnels de la Gendarmerie nationale et le projet d’un engagement d’un an pour les jeunes dans la Gendarmerie nationale sur le modèle du service civique.

Les procédures d’expulsion d’occupation illicite de terrains avec consignation des biens doivent être développées et accélérées pour que la loi de la République s’applique partout et à tous. Nous n’accepterons aucune zone de non-droit.

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