07 juillet 2016

Le quinquennat de François Hollande est décidément celui du renoncement. Face à l'ampleur de notre déficit public, il avait promis à Bruxelles en 2014 qu'il réaliserait 50 milliards d'euros d'économies sur trois ans. Mais sans surprise, il abandonne aujourd'hui cet objectif. Il a en effet décidé d'augmenter de 6,8 milliards d'euros les dépenses de la France, sans les compenser par des économies. Et surtout, il laissera la note au successeur.

Le chiffre

6,8 milliards d'euros : C'est le montant de l'augmentation des dépenses de l'Etat pour le budget 2017 à cause des différentes mesures annoncées par François Hollande.

Un plan d'économies non respecté à cause de 6.8 milliards d'euros de dépenses supplémentaires

Soucieux de préparer sa campagne pour 2017, François hollande distribue pour près de 6 milliards d'euros de cadeaux électoraux. Autant de dépenses qui ne sont ni financées, ni gagées. La situation a d'ailleurs alerté la cour des comptes qui doute plus que jamais de voir le déficit public passer en dessous de la barre des 3 %.

Mais il faut bien trouver de l'argent, alors pour financer sa politique pour l'emploi, la défense, la justice, l'éducation et pour les collectivités territoriales, il est prêt à s'endetter sans trop compter.

Dans le cadre du programme de stabilité 2016-2019 en avril dernier, François Hollande s'était pourtant engagé auprès de nos partenaires européens à contenir les dépenses publiques, enjeu crucial pour l'avenir de notre pays. Mais rien n'y fait, il a préféré les augmenter de 6,8 milliards d'euros ! Le gouvernement continue encore et toujours son jeu d'équilibriste avec les comptes de la France. Alors que le président de la République promettait la main sur le cœur que chaque nouvelle dépense serait compensée par autant d'économies, il confesse que celles qu'il engage à présent ne seront recouvrées qu'en partie.

La France avait promis de réduire de 3,5 milliards euros les dépenses de l'Etat, mais au lieu de ça elles augmenteront 6.8 milliards d'euros au total, par rapport à ses engagements pris en avril dans le programme de stabilité.

Des dépenses supplémentaires et des compensations insuffisantes

Bercy assure que malgré cette hausse des dépenses, les comptes devraient quand même être tenus. Mais comment le gouvernent va-t-il y parvenir ? La recette est simple et relève d'un joli tour de magie.

François Hollande a ainsi eu l'idée d'utiliser la dernière tranche de 5 milliards d'euros du pacte de responsabilité en faveur des entreprises. Il ne supprime plus la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) et reporte l'essentiel de l'effort sur le rehaussement du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). En effet, les montants des crédits d'impôt ne sont comptabilisés qu'au moment où les sommes sont décaissées, avec un an de décalage. Ce qui signifie qu'en 2017, l'État ne déboursera réellement que 800 millions d'euros sur les 5 milliards d'euros du pacte de responsabilité. Il reporte le reste. Et avec quelques économies çà et là, la majorité assure que le compte est bon. Pour se justifier, le ministre du budget aime répondre « on n'est pas obligé d'être stupide ». Mais depuis quand vouloir réduire le déficit public de la France est-ce stupide ?

La vérité c'est que la dépense s'envole de 6,8 milliards d'euros l'année prochaine et au lieu d'être financée par d'autres économies, comme l'avait toujours promis François Hollande, elle sera compensée par un décalage d'un an des décaissements budgétaires.

Ce sera au prochain gouvernement de régler la note

Concrètement, le gouvernement ne parviendra pas à contrebalancer ses nouvelles dépenses. Et ce sera au prochain gouvernement de payer la note !

Reste maintenant à savoir, quel sera le prochain renoncement de François Hollande. De leur côté, Les Républicains réitèrent que seules des réformes structurelles profondes pour les entreprises, l'emploi, l'éducation et l'Etat permettront de renouer durablement avec la croissance tout en maintenant dans les clous les dépenses publiques, pour des comptes publics assainis.

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