25 avril 2016

« Le moment est venu de nous réveiller » a lancé ce dimanche au Grand Jury RTL – Le Figaro-LCI, Stéphane Le Foll, ministre socialiste de l'Agriculture, porte-parole du gouvernement mais également initiateur d'une opération visant à pousser la future candidature de François Hollande à sa réélection à la tête du pays.

« Il serait effectivement temps de vous réveiller » lui a répondu en substance ce lundi matin, à l'occasion du point-presse, Valérie Debord, porte-parole des Républicains adressant un « Hé oh ! » général et circonstancié à l'ensemble des membres du gouvernement socialiste.

En effet, alors que la moitié d'entre eux est réquisitionnée dans une faculté de médecine (!!!) ce lundi pour une opération de reconquête du candidat Hollande, Valérie Debord a choisi d'interpeller, un à un, les principaux ministres sur les dossiers dont ils ont la charge et qui n'ont trouvé aucune réponse depuis quatre ans pour relancer la croissance et l'emploi, redonner confiance aux Français.

« Alors qu'il ya une crise agricole sans précédent, on fait quoi pour les agriculteurs qui sont en désespérance », lance-t-elle à Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et à Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du Territoire.

« La croissance cela vous parle ? Cela serait bien de renouer avec la croissance alors que la France est un des seuls grands pays de l'OCDE à ne pas profiter de la croissance », adresse Valérie Debord à Michel Sapin, le ministre des Finances.

« Comment se satisfaire d'une situation où il n'y a pas de retour à l'équilibre de la branche retraite alors que la droite sous le précédent quinquennat avait contribué à réduire les déficits grâce à la reforme des retraites », poursuit-elle, interrogeant Marisol Touraine, ministre de la Santé.

Quant à la construction de logements, « elle a baissé de 125 000 », précise encore Valérie Debord évoquant la politique d'Emmanuelle Cosse, ministre du Logement.

A Najat Vallaud Belkacem, ministre de l'Education nationale, Valérie Debord reproche « un bilan catastrophique » , notamment sur les rythmes scolaires et la mise en place du collège unique.

« Hé oh, Jean-Marc Ayrault, la France elle est où, elle qui est clairement en perte d'influence en Europe et dans le monde à l'image de Barak Obama, le président des Etats-Unis qui fait une tournée en Europe sans s'arrêter à Paris ? Et sur le traité transatlantique, sur l'OMC, que fait la France ? », lâche Valérie Debord, questionnant également Emmanuel Macron, ministre de l'Economie sur le chômage. « Le chômage, cela vous parle ? Un million de demandeur d'emplois toutes catégories confondues depuis 2012 ! Êtes-vous sûr d'avoir tout essayé contre le chômage ? » S'interrogeant sur le rôle de Harlem Désir, secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes et sur l'avancée de la réforme du code du Travail menée par Myriam El Khomri, ministre du Travail, Valérie Debord rappelle à Jean-Michel Baylet, combien « la baisse des dotations de l'Etat a complètement asséchée les finances de nos communes devenues exsangues. Que fait-on pour leur permettre de jouer leur rôle moteur », questionne-t-elle.

Et d'interpeller Manuel Valls qui « crée un RSA jeunes plutôt que de permettre aux jeunes de trouver un emploi et de renouer avec l'apprentissage ».

Quant à François Hollande, Valérie Debord s'étonne de ce « candidat et président en campagne qui depuis quatre mois vient de promettre plus de 15 milliards de dépenses supplémentaires ! » Face à ce « Hé oh » affligeant de la gauche Valérie Debord, comme tous les membres de notre famille politique, attend « vivement la droite ».

Lors de ce point-presse Valérie Debord s'est félicitée de la victoire , dans la région Grand Est, des candidats UDI soutenus par Les Républicains dans l'élection cantonale partielle de Saint-Mihiel (Meuse) qui étaient opposés au second tour à un binôme du Front National. L'élection de mars 2015 a été invalidée. Plus aucun canton dans les départements du Grand Est n'est à ce jour détenu par l'extrême droite.

Valérie débord a également encouragé Mathieu Annereau à persévérer dans son combat pour reconquérir, en juin 2017, la 3ème circonscription de Loire-Atlantique, ancienne circonscription de Jean-Marc Ayrault.

Suite à la nomination de ce dernier au gouvernement et du décès de son suppléant, une élection législative partielle était organisée. « Nous notons la la très forte progression de notre candidat Les Républicains qui est arrivé second », observe Valérie Debord notant que dans cette circonscription très favorable à la gauche, le candidat PS n'avait pas été élu au premier tour conformément à l'habitude. Avec 44,56% des suffrages au second tour, Matthieu Annereau égale le résultat obtenu par la droite en 1993 (44,42%) , « année qui s'était traduite par l'élection de 458 parlementaires de droite (RPR et UDF) et 97 parlementaires de gauche. Ce résultat est encourageant pour l'avenir », note Valérie Debord.

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains