23 août 2016

Depuis les premiers attentats de 2015, peu de mesures ont été mises en œuvre pour protéger efficacement nos concitoyens de ces terribles menaces.

 

Le résultat est cruel : notre pays est exposé, et partout où les terroristes ont frappé, l’activité économique a été touchée de plein fouet. Le secteur d’activités vraisemblablement le plus impacté est aujourd’hui le Tourisme. Représentant plus de 7% du Produit Intérieur Brut de notre pays, l’industrie touristique, en plus de difficultés structurelles liées aux charges et aux taxes trop élevées, doit désormais faire face, sur les territoires touchés par les attaques, à une baisse de son chiffre d’affaires.

De plus, les semaines de manifestations et de blocages qu’a engendrées la loi El KHOMRI ainsi que le sentiment d’insécurité généré par la série d’agressions commises à l’encontre de touristes asiatiques ont donné une image désastreuse à tous les voyageurs potentiels.

Compte tenu de ce contexte particulièrement grave, le secteur touristique doit donc faire l’objet d’une attention particulière, au risque de perdre des dizaines de milliers d’emplois. Les annonces faites en la matière par le Gouvernement ne sont malheureusement pas à la hauteur des enjeux.

La France doit se doter d’un plan d’action de communication établi avec des moyens conséquents mis en œuvre. Or, le Tourisme est l’objet d’effets d’annonce du Gouvernement avec peu d’actions à la clé. Le plan Fabius en est un exemple. Un énième plan pour aucun effet.

Le Secrétaire d’Etat en charge du Tourisme a octroyé un petit million d’euros pour Atout France, chargé de notre communication à l’international, pour faire face aux effets désastreux de tous ces événements. C’est se moquer du monde compte tenu de l’ampleur de la situation ! C’est donc largement sous-estimer les risques économiques pour notre filière touristique. Un million d’euros pour quoi faire ? Avec quelles priorités ? Rien de concret n’est annoncé. Pourtant, lorsque la volonté est au rendez-vous, le Gouvernement propose de dégager des sommes importantes, comme avec son plan de 100 millions d’euros pour les taxis.

Alors, il est grand temps de se mettre autour de la table pour décider bien davantage pour le tourisme qui, rappelons-le, représente l’équivalent des industries automobile et agroalimentaire réunies.

Nous proposons de réunir de toute urgence la conférence annuelle du Tourisme. Il faut très vite définir les moyens qu’il est opportun de mettre en œuvre en concertation étroite avec les professionnels.

Les voyageurs qui souhaitent venir en France et qui ont peur, doivent être rassurés par de l’action, de la détermination, et non pas par des effets d’annonce sans objet, compte tenu de l’immense défi que nous devons relever. 

 

Yves FOULON

Secrétaire national en charge du Tourisme

Député de la Gironde

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