28 septembre 2017

Dans la continuité des budgets présentés sous François Hollande, le Gouvernement n’arrive pas à se désintoxiquer de la dépense publique comme l’a confirmé hier la présentation du budget de l’année 2018. Conséquence directe : les retraités, qui manifestent aujourd’hui, sont les premières victimes de cette absence de courage politique qu’ils vont compenser en grande partie. L'augmentation du taux normal de la CSG (+22%) va concerner près de 60% d’entre eux, soit 8 millions de personnes, dès l'an prochain. Et contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, cette hausse va toucher également les plus modestes : jusqu’à 300€ par an pour une pension de 1 200€ par mois.

Une situation d’autant moins compréhensible que Bercy renonce également à ses engagements d’économies pour 4 milliards d’euros alors même que tous les indicateurs économiques sont au vert. La dépense publique augmentera de 6 milliards d’euros en 2017 nous enfermant un peu plus dans la spirale de la dette. Cela ne va pas sans rappeler la politique catastrophique de Lionel Jospin dont nous payons encore le prix. Sur la réduction du nombre de fonctionnaires, le Gouvernement ne tient pas non plus les promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Seules 1 600 suppressions de postes sont prévues cette année pour la fonction publique d’Etat alors qu’il en faudrait 24 000 par an pour arriver à l’objectif affiché de 120 000 sur les trois fonctions publiques sur cinq ans.

Ce manque de sérieux budgétaire conduit à un jeu de bonneteau dont les retraités sont les grands perdants. Faute d’économies réelles, le Gouvernement propose de prendre aux plus âgés pour donner aux plus jeunes. C’est la croissance et l’emploi qui doivent permettre de donner du pouvoir d’achat aux actifs et non des transferts de richesse entre des populations, qui d’un côté comme de l’autre sont loin d’être riches !

 

Bernard ACCOYER

Secrétaire général des Républicains

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