27 novembre 2017

Brigitte Kuster, porte-parole, a affirmé lundi que le ralliement de Thierry Solère, questeur de l'Assemblée, à La République En Marche, le parti d'Emmanuel Macron, déséquilibrait la vie parlementaire.

« Le ralliement de Thierry Solère à En Marche déséquilibre la vie parlementaire, parce que M. Solère est l'un des trois questeurs » de l'Assemblée nationale, a déclaré Mme Kuster lors de son point de presse hebdomadaire.

« Etre questeur, c'est pouvoir avoir le droit de regard et viser les comptes de l'Assemblée nationale », a rappelé la députée de Paris. « Il faut qu'il y ait un équilibre politique. Il a toujours été de tradition qu'il y ait deux questeurs de la majorité, un de l'opposition », or, « nous avions déjà perdu un questeur pour l'opposition et maintenant En Marche aurait trois questeurs », a-t-elle dénoncé.

« Nous interpellons, nous les Républicains, le président de l'Assemblée nationale, issu d'En Marche, et le délégué général d'En Marche pour que cette situation ne perdure pas », a-t-elle ajouté, en ironisant : « puisqu'on devait faire de la politique autrement, qu'ils (les macronistes) le prouvent ! ».

M. Solère, député des Hauts-de-Seine, avait été exclu de LR il y a quelques semaines pour avoir rejoint les « Constructifs ». C'est comme tel qu'il avait été élu questeur, avec l'appui des voix des députés LREM. Il a prévenu dimanche qu'il n'avait pas l'intention de démissionner de ce poste.

Mme Kuster a également critiqué le maintien comme secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement de Christophe Castaner, alors que celui-ci dirige La République en marche.

Selon elle, « c'est une décision gravissime parce qu'elle remet en cause le fonctionnement de la démocratie. C'est la caporalisation du Parlement, c'est pour nous inacceptable ».

Elle a également pointé la nomination de l'ex-PS (désormais exclu de son parti), Olivier Dussopt, au poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique. « M. Dussopt n'a eu de cesse depuis le début de la législature de tacler le gouvernement; que ce soit sur sa politique budgétaire ou même en votant contre la confiance. C'est là aussi une nouvelle manière de faire de la politique. Pour être ministre, il faut faire le contraire de ce pour quoi vous avez été nommé », a-t-elle également ironisé.

« C'est une incohérence de plus et un reniement de la part d'Emmanuel Macron. Le débauchage est devenu la tradition macroniste. Les Républicains condamnent cette manière de faire qui affaiblit la démocratie », a conclu Mme Kuster.

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