21 septembre 2015

Le point presse hebdomadaire des Républicains ce lundi 21 septembre, deux jours après la manifestation inédite et d’ampleur des maires de France sur l’ensemble du territoire a été l’occasion pour Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et Délégué aux Relations avec les groupes parlementaires de rappeler les raisons de la colère des maires qu’ils soient de droite ou de gauche.

« Avec une brutalité exceptionnelle, le gouvernement a fait voter une loi qui coupe brusquement 11 milliards d’euros aux collectivités », dénonce Patrick Ollier soulignant que cette baisse drastique des dotations de l’Etat aux collectivités correspondait, en moyenne, à un retrait de 30%. « Si nous estimons que les communes doivent elles aussi envisager des économies, nous déplorons l’absence de concertation du gouvernement qui nous aurait permis de décider ensemble ce qu’il fallait faire. Avec un tel retrait historique de dotation de l’Etat, les collectivités locales se retrouvent face à un effet ciseau qui s’ajoute aux dépenses que l’Etat nous a imposées comme les rythmes scolaires », poursuit Patrick Ollier soulignant les conséquences catastrophiques pour les communes. « Cet effet de cumulation du gouvernement entre baisse des dotations et augmentation des dépenses imposées fait que les maires sont confrontés à un problème quasiment insoluble si bien qu’ils sont obligés, ici d’augmenter des tarifs, là de supprimer des services et un peu partout de beaucoup moins investir. Et derrière des investissements qui ne se font plus, ce sont des entreprises qui souffrent ou qui ferment », pointe Patrick Ollier.

Comme un effet dominos. « Et si on ajoute à cela la volonté du gouvernement socialiste de ne pas desserrer les normes qui étouffent les collectivités locales, nous avons un ensemble explosif ». D’où cette manifestation, samedi, qui a poussé des milliers de maires dans la rue, dans des actions nationales et locales, pour marquer leur mécontentement et expliquer aux citoyens les conséquences concrètes de cette baisse drastique des dotations décidée par le gouvernement socialiste.

Cette manifestation est intervenue le lendemain de l’annonce, par l’agence Moody’s, de la dégradation de la note de la dette tricolore, la troisième fois sous le quinquennat de François Hollande.

« Ce nouveau tassement n’est pas encore compris dans les calculs et les bilans de Moody’s », remarque Patrick Ollier trouvant au passage « scandaleux que l’on demande aux communes françaises d’accomplir 25% des efforts alors qu’elles ne portent que 9,5% de la dette publique. Il y a quelque chose qui n’est pas logique ».

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