07 décembre 2018

La priorité : sortir de la crise et éviter le chaos

Notre objectif premier doit être de sortir de la crise. Nous appelons chacun à retrouver le sens des responsabilités. Après avoir tergiversé, annoncé des rustines puis des suspensions de quelques mois, le Premier ministre a confirmé l'annulation de la hausse des taxes sur les carburants prévue au 1er janvier. Nous saluons ce geste d'apaisement. Depuis un an, les Républicains ont systématiquement demandé l'annulation des hausses de taxes, à travers trois campagnes « Avec Macron, vous payez l'addition » en janvier, « Stop à l'acharnement contre les automobilistes » en mars et « Stop au racket des automobilistes » en novembre.

Nous avons tous pour responsabilité d'enrayer l'engrenage de la violence. Rien ne justifie de s'en prendre aux forces de l'ordre, aux commerçants ou aux bâtiments publics. Tout doit être fait pour protéger les forces de l'ordre tout en permettant aux Français qui le souhaitent de s'exprimer pacifiquement sans être pris en otage par les casseurs. Tout doit être fait pour que la France ne connaisse pas un nouveau samedi noir. C'est pourquoi nous demandons au président de la République de rétablir l'état d'urgence. L'état d'urgence permet de réaliser des perquisitions administratives et d'assigner à résidence les casseurs identifiés par la police et les services de renseignement. Les casseurs qui veulent profiter de la situation pour plonger notre pays dans le chaos doivent être mis hors d'état de nuire.

La malédiction française : toujours plus de dépenses, d'impôts et de taxes

Les impôts et les taxes ont atteint un niveau insupportable :

• Eurostat et l'OCDE viennent de confirmer que la France est n°1 pour les prélèvements obligatoires. L'Insee avait déjà indiqué que les prélèvements obligatoires ont atteint un record historique.

• Dans son programme, Emmanuel Macron promettait 60 milliards d'euros d'économies et 20 milliards d'euros de baisses d'impôts (dont 10 pour les ménages). Résultat : les prélèvements obligatoires sur les ménages ont encore augmenté de 4,5 milliards d'euros cette année selon l'Insee.

C'est une question centrale, un problème majeur qui concerne l'immense majorité des Français. Il n'y a qu'une seule manière d'y répondre : il faut arrêter cette folie fiscale. Il faut rendre cet argent aux classes moyennes qui étouffent, à la France qui travaille et qui ne voit plus le bout du tunnel. Et il faut donc se pencher aussi sur l'utilisation de l'argent des contribuables dans notre pays. Aujourd'hui, les Français se demandent avec bon sens comment tout cet argent est utilisé et ils ont raison. Si la qualité des services publics se mesurait au taux de prélèvements obligatoires, la France serait déjà championne du monde. En France, nous avons un taux record de prélèvements obligatoires qui n'a cessé d'augmenter et un niveau de services publics dans nos territoires qui n'a cessé de se dégrader. Si la solution était de toujours augmenter les dépenses et les impôts, ça se saurait : c'est ce que fait la France depuis 40 ans.

La dépense publique augmente encore plus que sous François Hollande : + 44 milliards d'euros en 2018-2019 contre + 28 milliards d'euros en 2013-2014. C'est pour cette raison que le gouvernement est obligé de prendre l'argent dans la poche des Français.

Que le gouvernement baisse enfin les dépenses, les impôts et les taxes

Notre responsabilité collective dans les semaines qui viennent est de répondre à la colère légitime de cette immense majorité de Français qui ploie sous le poids des impôts et des taxes. Il faut enclencher immédiatement un Grenelle des impôts et des taxes. Nous demandons que trois sujets soient abordés en priorité : premièrement, la CSG sur les retraités et l'indexation des pensions de retraite ; deuxièmement, la fiscalité de l'impôt sur le revenu et le calcul du quotient familial ; troisièmement, la différence entre les revenus du travail et ceux de l'assistanat, notamment avec une vraie défiscalisation des heures supplémentaires. Cela exige une chose : d'avoir enfin le courage de réduire la dépense publique. C'est la raison pour laquelle les Républicains ont mis sur la table, le 9 octobre dernier, un plan de 20 milliards d'euros d'économies par an.

>> Le détail de nos propositions

Il n'y a pas de miracle : on ne peut pas augmenter toujours plus les dépenses publiques et « en même temps » baisser les impôts et les taxes. C'est le problème de fond du macronisme. Gouverner, c'est choisir : il faut avoir le courage de réduire la dépense publique.

Que l'on ne nous dise pas qu'il est impossible de réduire les dépenses publiques dans notre pays. Dans la région qu'il préside, Laurent Wauquiez a fait des économies de fonctionnement inédites et inégalées (- 15%), ce qui permet de ne pas augmenter d'un centime la taxe sur les cartes grises (alors qu'elle a augmenté de 5% en moyenne dans les autres régions) et d'exonérer de carte grise les véhicules propres.

Comme il s'y était engagé, Laurent Wauquiez a également annoncé une baisse de 20% de la part « Grenelle » de la Taxe intérieure sur les produits de consommation énergétique (TICPE) perçue par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Baisser les dépenses, baisser les taxes. Le dire, le faire.

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