Le Rendez-vous des idées a accueilli Bruno Retailleau

Publié le 26/04/2019

Laurent Wauquiez et Guillaume Larrivé avaient invité, mercredi soir, Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat, pour le seizième Rendez-vous des idées. L’occasion d’échanges autour de son essai Refondation, publié en mars dernier.

Président du groupe les Républicains du Sénat, Bruno Retailleau partage avec Guillaume Larrivé, Secrétaire général délégué des Républicains en charge du projet « un amour pour le débat des idées ». Cette inclination, le sénateur de Vendée l’a confiée devant un large public présent, mercredi soir au siège des Républicains, lors du seizième Rendez-vous des idées qu’il considère comme un « rendez-vous essentiel ». Cette invitation lancée conjointement avec Laurent Wauquiez trouvait, selon le Secrétaire général délégué au projet, une place « naturelle » tant Bruno Retailleau « est l’un des rares à faire l’effort d’une réflexion écrite qui prolonge le débat ». Cette réflexion écrite a pris la forme d’un livre, Refondation (éditions de l’Observatoire), publié au printemps dernier.

Dans cet essai programmatique qui « associe expérience de terrain et exigence intellectuelle », Bruno Retailleau appelle en premier lieu son parti auquel il est attaché, les Républicains, à entretenir et développer le débat des idées. « Pour notre famille, le passage des idées est refondateur. La politique ce sont des convictions, des idées. Les Républicains ont besoin d’un cap, d’une vision, d’une boussole », estime le sénateur vendéen persuadé que « pour vaincre, il faut d’abord convaincre ». « C’est par la profondeur des idées que l’on peut gagner en altitude et s’élargir car la politique, ce sont des additions et non des soustractions », glisse-t-il encore tout « heureux » du choix, par Laurent Wauquiez, « des convictions et des idées » avec François-Xavier Bellamy comme tête de liste les Républicains aux élections européennes, « la seule liste à connaître une dynamique électorale ».

Par son essai, Bruno Retailleau entend apporter sa pierre au travail de refondation engagée depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence des Républicains en incitant sa famille politique à ne plus se définir par rapport à d’autres formations politiques. « Plutôt qu’une simple politique d’opposition, nous devons porter ce que j’appelle une politique de civilisation pour réformer de fond en comble sans déformer ce que nous sommes : une nation, c’est-à-dire, le cadre qui, seul, peut nous permettre de former un peuple uni », considère Bruno Retailleau. « Trop souvent la droite, sous l’hégémonie d’une gauche idéologiquement, médiatiquement et culturellement dominante, s’est réfugiée sur un territoire trop économiste, celui qui évitait de trop penser et s’est contentée d’un pragmatisme qui n’est pas une vision », constate Bruno Retailleau souhaitant que notre famille « se remette en cause ».

Le président du groupe les Républicains au Sénat dessine deux chantiers pour la droite républicaine : la refondation-approfondissement à travers les idées. Et l’unité. « Il faut impérativement retrouver l’unité. Pour l’unité, il faut le débat d’idées, pas de guerre de chefs sinon notre électorat nous le rappellera. Et si on se désunit, on donne une assurance-vie à Macron », prévient-il. Mais pour Bruno Retailleau le projet politique des Républicains « doit marcher sur ses deux jambes : les ailes de la liberté et l’identité. Si vous n’avez pas de racines, vous ne pouvez pas tenir », souligne-t-il.

L’occasion d’évoquer les élections européennes et la nécessité que défendent les Républicains, celle de « refonder l’Europe sur la civilisation ». « Si vous dites que l’Europe n’est qu’une monnaie unique, un marché unique cela n’a pas la même résonnance que si vous dites que l’Europe, c’est ses racines », estime-t-il. Et à ce titre, l’émotion suscitée par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris est, selon le sénateur de la Vendée, « une formidable démonstration de ce besoin d’enracinement ». Et, ajoute-t-il, « ce besoin d’enracinement, sujet que Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en Marche ne peut aborder, est d’autant plus fort que nous avez reçu une forme d’injonction. Celle d’arrêter d’être Français, de renoncer à notre culture pour pouvoir accueillir l’autre et qu’il se sente chez lui. Et ceux qui pensent l’Europe comme une communauté juridique, comme un vaste mécano, se trompent », assure Bruno Retailleau mettant en perspective la réalité géopolitique du monde d’aujourd’hui.

« Avec le retour des vieux empires, la Chine, la Russie, les Etats-Unis..., ceux là ont parfaitement compris que l’économie est secondaire. Aujourd’hui, il faut marier la stratégie de croissance avec la stratégie de puissance », observe Bruno Retailleau qui fait un lien entre le rayonnement d’un pays et son ancrage en terme identitaire grâce à tous ces « fils invisibles » que sont la mémoire, l’histoire, une culture, une fierté partagée...

« Si l’Europe ne renoue pas avec ses héritages, elle se condamne à n’être qu’un marché unique et elle ne pourra qu’être dominée par d’autres puissances », alerte Bruno Retailleau qui ne veut pas que l’échéance européenne du 26 mai soit sous-estimée, escamotée, comme le fut celle de la présidentielle de 2017. « Jamais l’Europe n’a été autant au bord du précipice », estime le président du groupe les Républicains au Sénat qui combat, comme toute notre famille politique, l’idée d’un non-projet européen qui se résumerait à la seule opposition entre le Rassemblement national et La République en Marche. « Il n’y a que nous qui voulons imposer une autre vision de l’Europe avec des frontières qui vont nous définir, une Europe qui va nous protéger du pillage de nos emplois, du choc migratoire. Nous voulons une Europe défensive mais également offensive, capable de porter à l’avant-garde des combats comme ceux sur la santé, l’intelligence artificielle... mais aussi « l’écologie humaine », souligne Bruno Retailleau.

Le dix-septième Rendez-vous des idées accueillera, le 29 mai, le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté auteur de nombreux ouvrages dont, en 2016 Le multiculturalisme comme religion politique (éditions du Cerf) et L'empire du politiquement correct en 2019 (éditions du Cerf).

Le 5 juin, le dix-huitième Rendez-vous des idées accueillera Jean-François Copé et Laurent Alexandre auteurs de L’intelligence artificielle va-t-elle aussi tuer la démocratie ? (éditions Jean-Claude Lattès).

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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